Cet ouvrage concilie deux approches. Dans une première partie, Stratégies géopolitiques chinoises, il étudie les stratégies globales définies par la Chine et la place qu'elles réservent à l'Afrique. Dans une seconde partie, Approches socio-politiques africaines, il examine la réception africaine de ces présences chinoises et les réponses diverses qu'elles suscitent dans quatre pays - Algérie, Cameroun, Côte d'Ivoire et Ghana. L'ouvrage se conclut sur une annexe statistique. L'ensemble des contributions diversifie les éclairages sur des relations plus subtiles qu'elles ne sont généralement dépeintes. Contrairement à un cliché, les présences chinoises en Afrique sont le fruit d'une pluralité de facteurs qui altèrent parfois leur nature première ainsi que nos représentations, quand ce ne sont pas les acteurs africains eux-mêmes qui, en se les réappropriant, les réinventent.
Nombre de pages
256
Date de parution
23/05/2024
Poids
304g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336452197
Titre
L'Afrique et ses présences chinoises
Auteur
Aurégan Xavier ; Pairault Thierry ; Gascon Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
304
Date de parution
20240523
Nombre de pages
256,00 €
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Du migrant-investisseur chinois implanté à Abidjan jusqu'à l'Ambassade, cet ouvrage transdisciplinaire traite des multiples acteurs et modalités d'intervention de la Chine en Afrique via l'étude de cas de la Côte d'Ivoire. Cette recherche multiscalaire analyse ainsi les relations sino-africaines par le prisme ivoirien, prenant en compte de nombreux facteurs et angles d'analyse.
C’est dans un contexte géopolitique post-Guerre froide que la Chine émerge à l’échelle internationale.Pourtant, ce sont dès les années 1950, au lendemain de la proclamation de la République populaire de Chine, que les présences chinoises débutent sur le continent africain. Initialement limitées aux acteurs techniques, politiques et militaires chinois, elles se diversifient progressivement depuis une dizaine d’années, jusqu’à intégrer des migrants ou des entreprises à capitaux publics comme privés.Par le biais d’études de cas territorialisées qui touchent différents domaines d’intervention (agriculture, infrastructures, santé, etc.), une multitude d’acteurs et plusieurs temporalités, cet ouvrage décompose ces relations sino-africaines, miroir des relations internationales de ces huit dernières décennies.Un livre pour comprendre comment les relations sino-africaines ont évolué, au point de faire de la Chine une puissance africaine.
En croisant l'analyse des dynamiques chinoises à l'oeuvre en Afrique et en Amérique latine, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur l'un des phénomènes structurels les plus significatifs des relations internationales : la projection internationale de la Chine et son impact sur les pays en développement. Fruit d'une collaboration scientifique internationale, il livre une réflexion pluridisciplinaire de la « Chine-Afrique » et de la « Chine-Amérique latine » au carrefour de plusieurs area studies.
Fruit d'échanges de vues, de rencontres et de communications élaborées dans le cadre du Groupe Vision Paris-Caen de Prospective Industrielle, ce livre souhaite apporter des éléments de réponse à trois questions majeures : Comment expliquer l'élargissement général et continu des opérations marchandes à travers notre système économique de cette fin de siècle ? Comment les managers publics et privés, dans ce troisième millénaire naissant, riche de ruptures et de surprises collectives, peuvent-ils néanmoins échapper à la dictature du court terme et contribuer à cette "réinvention de l'avenir" à laquelle nous conviait récemment Jacques Lesourne ? Compte tenu de ces considérations, quel regard prospectif peut-on porter sur le devenir, au sein de l'espace européen, de quelques formes d'entreprises ou de secteurs professionnels ? Ce livre s'adresse aux étudiants de deuxième et troisième cycles ainsi qu'aux professionnels sensibilisés aux mutations des concurrences contemporaines.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...