Réformer les armées africaines. En quête d'une nouvelle stratégie
Augé Axel ; Klaousen Patrick ; Thorette Bernard
KARTHALA
23,00 €
Epuisé
EAN :9782811103408
L'action des organisations internationales sur la Réforme des systèmes de sécurité (RSS) n'a pas permis à l'Afrique subsaharienne de sortir d'un état de "ni guerre, ni paix". Depuis le milieu des années 1990, la RSS s'impose comme un préalable au développement économique et à l'émergence de structures politiques stables. Sans minimiser les efforts poursuivis en vue de réformer les diverses composantes des systèmes de sécurité (police, justice, douanes, administration pénitentiaire), cet ouvrage consacre l'essentiel de ses analyses à la réformes des armées africaines. Le diagnostic dressé par l'ensemble des contributeurs est unanime: l'enracinement sociologique et institutionnel de la réforme des armées d'Afrique subsaharienne se heurte à des résistances sociétales, techniques, économiques et politiques, dont seule la prise en compte permet de sortir de l'impasse. Après une série de regards croisés sur les réformes entreprises dans des Etats d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, cet ouvrage procède à une étude de cas, particulièrement riche d'enseignements, sur les obstacles techniques et socio-anthropologiques à la réforme des forces armées de la RDC (République Démocratique du Congo). Enfin, plusieurs études explorent les défis de sécurité que doit relever l'Afrique avant de s'engager sur la voie d'un développement durable. Parmi ces pistes, celle de l'édification de forces duales devra particulièrement retenir l'attention des décideurs politiques.
Nombre de pages
228
Date de parution
16/03/2010
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811103408
Auteur
Augé Axel ; Klaousen Patrick ; Thorette Bernard
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20100316
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage dresse un tableau à plusieurs facettes de la question interculturelle dans la formation civile et militaire. A l'aide d'exemples délimitant des champs et des espaces professionnels, l'ouvrage recense quelques questions fondamentales posées par l'activité professionnelle à caractère interculturel et les modes d'adaptation qu'elle impose à l'action de formation.
Les métiers militaires subissent des évolutions profondes depuis plusieurs années. La modernisation de l'armée de terre accroît l'individualisation des carrières. Si bien que les parcours professionnels laissent une plus grande place à l'expression des attentes individuelles des officiers, dont certains bifurquent vers l'université pour obtenir des titres. Pourtant, en dépit du rayonnement institutionnel auquel ils participent, la reconnaissance de leur qualification n'est pas acquise. Or, leurs actions renforcent l'estime du citoyen pour le soldat. Cet ouvrage étudie l'identité des officiers et leurs parcours comme des vecteurs de reconnaissance et d'écriture biographique. Il revient sur la part normative des choix individuels et montre que l'officier universitaire échappe aux identités prescrites et s'émancipe des assignations institutionnelles. Les demandes de reconnaissance non satisfaites dans l'organisation conduisent le militaire à chercher en dehors de son milieu des ressources sociales et des capitaux réinvestis dans la carrière. A partir des grilles de lectures interactionnistes, l'analyse renouvelle les questionnements sur divers objets de recherche : les officiers, les bifurcations, les luttes symboliques entre pairs, la réinsertion du blessé et les identités. Derrière les structures professionnelles, les tâches à accomplir ou les fonctions, le désir d'être soi sous-tend les choix individuels et les orientations de carrière.
Le retour des combattants dans la vie civile représente une étape importante de la sortie de guerre. Pour se réinsérer dans la société, le revenant de guerre doit retrouver sa place au sein de ses sphères d'appartenance : le régiment ou la famille. Retrouver ses repères signifie être pris en charge aussi bien par l'armée que par les services de santé, les associations ou la famille. L'unité familiale devient l'espace dans lequel les effets du traumatisme psychique de guerre se contiennent ou, au contraire, s'aggravent. Dès lors, l'économie domestique des perceptions du traumatisme psychique, l'action des organisations institutionnelles et la force du lien d'attachement contribuent à la réinsertion sociale du militaire blessé. Ce volume interroge les conditions de la réinsertion en milieu familial de la personne (militaire ou policier) atteinte d'un traumatisme psychique et, à l'échelle de l'intime, il aborde les étapes de la reconstruction du lien social éprouvé par l'absence, la distance et les silences qu'impose l'exercice d'une profession singulière : le métier de soldat ou de policier. L'étude du retour dans l'intime des soldats souligne la force des liens sociaux dans les façons de penser "l'après". Les travaux réunis dans ce livre proposent de comprendre, sous l'angle pluridisciplinaire, les conséquences du traumatisme psychique dans la sphère familiale et les manières d'y faire face.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.