Deuxième génération d'une dynastie qui règne sur le Togo depuis 1967, Faure Gnassingbé a pris la succession de son père, Gnassingbé Eyadéma, dans des conditions contraires à la Constitution. "Elu" en 2005 et "réélu" en 2010, au terme d'élections manquant de sincérité, il n'a toujours pas réussi à mettre en oeuvre une politique de rupture. Et pourtant, à l'entame de son règne, il avait dit être porteur de différences: "Lui [mon père] c'est lui, moi c'est moi". Depuis, les réformes dont le Togo a besoin pour connaître là stabilité et la relance sont gelées. Les efforts du régime pour changer le pays restent insuffisants et sont endigués par la culture de la conservation du pouvoir. La création d'UNIR, le nouveau parti politique de Faure Gnassingbé, sur les cendres du RPT, apparaît moins comme la volonté de rupture que comme celle de rempiler en 2015. Pourquoi et comment un jeune chef d'Etat instruit, que tout prédestinait à être réformiste, moderne et acquis aux valeurs de la démocratie, peut-il s'accommoder d'un système politique aux moeurs décriées? Pourquoi accepte-t-il de composer avec les tares du régime installé par feu son père? Enfin, pourquoi Faure Gnassingbé refuse-t-il de réformer et moderniser le système et la pratique politiques? Cet essai tente de répondre à ces questions, en mettant en lumière la vocation conservatrice du régime, à travers son idéologie et ses actes.
Nombre de pages
224
Date de parution
11/05/2012
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296967076
Titre
Le Togo sous la dynastie des Gnassingbé
Auteur
Attisso Fulbert Sassou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20120511
Nombre de pages
224,00 €
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L'idée de l'Unité africaine fascine les Africains, au point de susciter des rassemblements qui occultent les différences et les différends. Le projet d'union engagé à Addis-Abéba (Ethiopie) en 1963, n'avait pas intégré le fait qu'il était difficile, voire impossible de fédérer des Etats qui sont différents par la culture, la religion et l'histoire. La renaissance incarnée, en 1999, par l'Appel de Syrte (Libye), dresse un tableau d'attentes déçues et d'espérances en berne. Les dirigeants africains ont réédité les erreurs du passé. Si la relance de l'idée, après la sclérose de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), est la preuve que l'Union africaine est désormais un rêve partagé, une question demeure lancinante : pourquoi un projet porteur du destin continental a-t-il du mal à se matérialiser ? Au-delà des réponses coutumières, il en est une d'essentielle : "l'unité politique n'est pas réalisable sans unité culturelle". Les Africains aspirent à une Union africaine qui rompt avec l'Etat-nation et l'héritage du colonialisme.
Résumé : Depuis la période de la lutte pour l'indépendance jusqu'à ce jour, la politique togolaise se joue dans un face-à-face entre les Nationalistes et les Progrès ; ce face-à-face, non rompu depuis plus d'un demi-siècle, entre les deux courants politiques qui se sont affrontés sur la question de l'indépendance, a pris la vie politique en otage. C'est le mal togolais. Débuté entre le CUT et le PTP, il s'est installé entre le RPT et l'UFC pendant vingt ans, et a continué entre l'UNIR et l'ANC. Ce mal explique tous les maux qui minent le Togo : retard économique, crises politiques, absence d'alternance pendant un demi-siècle et déficit de démocratie. Le parti RPT/UNIR, héritier des Progrès, confisque l'Etat et met tous ses moyens au service de la conservation du pouvoir au lieu de s'en servir pour le développement. Les héritiers des Nationalistes, plutôt que de former une opposition constructive, sont dans la fixation sur l'idée de reprendre le pouvoir. La solution au mal togolais réside dans la réappropriation de l'histoire commune. Cette histoire qui unit les Togolais, Nationalistes comme Progrès, autour des gloires et des échecs partagés, et dans une volonté de construire ensemble un même avenir. Aussi, réside-t-elle dans l'instauration d'une justice sociale et dans la capacité du parti RPT/UNIR à comprendre que l'alternance est le facteur essentiel de la réconciliation.
De tous les chefs d'Etat actuellement en fonction, le général Eyadéma est, après Fidel Castro, de Cuba (1959), le plus ancien. Saisi du pouvoir à la faveur de deux pronunciamientos " janvier 1963 - avril 1967 " concoctés par la France, il sera unanimement contesté par le peuple togolais qui rua dans les brancards le 5 octobre 1990 contre son régime d'oppression et de " non-développement ". Pourtant, plus d'une décennie après le ras-le-bol de la rue, expression de reniement du général et du rejet de la dictature comme forme d'organisation politique au Togo, les aspirations du peuple à un nouvel ordre politique sont toujours étouffées. La résistance du pouvoir désavoué à la volonté de changement n'est pas tant ce qui explique le statu quo que les errements et les erreurs d'une avant-garde qui, non seulement, n'a pas de conception claire de la lutte mais surtout, ne crée pas les conditions de l'alternance. Les calculs politiciens et les batailles pour l'occupation et le contrôle du pouvoir ont relégué à l'arrière plan les vrais problèmes. Pour que l'alternance politique devienne une réalité au Togo, il est impérieux que l'opposition rompe avec la religion des élections et engage avec la partie présidentielle un vrai dialogue, confiné dans l'esprit de favoriser l'érection d'une démocratie prenant en compte le passif R.P.T. et qui ne lèse aucun bord ni personne. Ce livre tente de circonscrire les écueils sur le chemin de l'alternance démocratique et de proposer une méthode qui peut rendre possible le changement, pas seulement dans le pays d'Eyadéma mais partout ailleurs en Afrique où l'accouchement de la démocratie se fait au forceps.
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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