Depuis la publication, en 1951, des Partis politiques de Maurice Duverger, aucun ouvrage d'ensemble sur les partis, ni sur les systèmes politiques qu'ils ordonnent, n'avait vu le jour. Cette lacune est enfin comblée par Giovanni Sartori : en rassemblant une masse considérable de données sur les partis d'un grand nombre de pays, au cours des vingt dernières années, et en mettant en perspective la littérature jusqu'alors éparse sur le sujet, il propose une théorie générale des systèmes de partis, tant démocratiques qu'autoritaires ou totalitaires. Ce livre découvre les causes et les modalités de la naissance et de l'évolution des partis ; il met aussi en garde contre les dangers qu'il y a à confondre les intérêts du tout avec ceux de ses parties. Cette distinction se trouve au principe de l'analyse : pour l'auteur, elle fonde le débat historique sur l'origine des partis et la réflexion sur le fonctionnement des systèmes de partis. Le livre de Giovanni Sartori est, actuellement et pour longtemps, l'ouvrage de référence sur un des thèmes essentiels de la science politique.
Nombre de pages
329
Date de parution
01/01/1981
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724604412
Titre
Plan et profit en économie socialiste
Auteur
Asselain Jean-Charles
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
19810101
Nombre de pages
329,00 €
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Le moment est venu de repenser l'histoire économique française depuis un siècle. La croissance et l'ouverture l'ont emporté depuis quarante ans sur la stabilité et sur le repli vers le marché intérieur. Les inquiétudes que provoquaient autrefois le retard français, la capacité d'expansion et d'insertion de l'économie dans les échanges internationaux ont perdu leur signification. Les préventions accumulées à l'égard des entreprises se sont évanouies. Pourquoi et comment s'est opéré ce retournement ? Pourquoi avait-on choisi dans les années 1930 un dispositif qui visait à donner à l'État la responsabilité des investissements et du consensus social ? Comment cette conception a-t-elle été transformée par l'évolution politique et par celle des moeurs, des techniques et des échanges ? Pourquoi l'économie française s'est-elle comportée si différemment au début du siècle, dans l'entre-deux-guerres et après guerre ? Ce sont ces phases de croissance et de stagnation, ces blocages et ces hésitations, ces alternances d'intervention et de libération, ces difficultés pour équilibrer le rôle respectif des marchés et de l'État qui se trouvent au coeur de cet ouvrage. Vingt économistes et historiens offrent, sous la direction de Maurice Lévy-Leboyer et de Jean-Claude Casanova, une fresque explicative de cette évolution contrastée qui démontre qu'en économie aussi nous assistons bien à la fin de la spécificité française.
Les travaux récents d'histoire quantitative aident aujourd'hui à mieux cerner les paradoxes de la croissance française. En contradiction avec le pessimisme des vues traditionnelles, ils suggèrent que l'économie française, loin de subir passivement certains handicaps permanents, a connu une alternance particulièrement contrastée entre des phases de grand dynamisme et de déclin relatif. L histoire de ces retournements majeurs, échappant à toute périodicité rigide, est au coeur du présent ouvrage. Elle rappelle, au seuil de nouveaux temps difficiles, que rien n'est joué d'avance.
Comment la France est-elle passée d'une économie essentiellement agricole au statut de grande puissance industrielle ? Quelles ont été les grandes étapes de son développement économique ? Dans cette synthèse limpide, Jean-Charles Asselain analyse les caractères originaux de sa croissance du XVIIIe siècle à nos jours, d'abord De l'Ancien Régime à la Première Guerre mondiale, puis De 1919 à la fin des années 1970. L'intérêt du livre tient également dans la présentation des différents débats qui opposent les historiens. S'appuyant sur les avancées de la recherche, notamment en matière d'histoire quantitative, l'auteur critique la vision d'une France en retard à l'aube du XXe siècle, soulignant au contraire la spécificité de l'industrialisation française, succession de phases d'accélération et de ralentissement. Ce dynamisme industriel, s'il s'est poursuivi après la Première Guerre mondiale, a été brutalement stoppé par la grande dépression dont l'origine interne ou externe est discutée. Enfin, le débat reste ouvert pour interpréter le moindre dynamisme de la croissance dans les années soixante-dix succédant à l'essor exceptionnel des Trente Glorieuses. Un ouvrage de référence.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.