La croyance en l'avènement de "la mondialisation heureuse" (Alain Minc) et de "la Fin de l'Histoire" (Francis Fukuyama) était omniprésente en octobre 2002 quand j'ai publié "La Troisième Guerre mondiale a commencé" . Aujourd'hui, c'est au contraire cette dernière qui est au centre des préoccupations. Une crise économique et financière à venir qui sera pire que celle de 1929 La mondialisation hyperfinanciarisée enclenchée dans les années 1980 a été jalonnée d'un crescendo de crises issues de l'éclatement de bulles financières, dont celui de 2008. Elles ont résulté de la surchauffe de la "planche à billets" par les banques centrales accompagnée d'endettements publics et privés abyssaux. Ce mécanisme infernal a été accentué par l'épidémie de covid. Il ira jusqu'à l'éclatement de bulle de trop, qui effondrera le système financier international. Conséquence : la "weimarisation" des économies (hyperinflation par dépréciation des monnaies). En effet, les banques centrales sont désormais confrontées à la quadrature du cercle. Pour essayer d'enrayer l'inflation, elles augmentent leurs taux d'intérêt. En vain. Résultat : la stagflation, c'est-à-dire l'inflation et, en même temps, la stagnation de la croissance quand ce n'est pas la récession. La croissance de la masse monétaire et du surendettement se poursuivra jusqu'au collapsus mondial : cracks boursier et obligataire, faillites de banques en série. C'est dans cette perspective que la Russie et la Chine notamment accumulent depuis des années des stocks d'or destinés à garantir leurs monnaies. Car cette crise financière majeure bouleversera l'ordre monétaire international, aux dépens du dollar (perdant son rôle de monnaie de réserve mondiale) et de l'euro. Il y eut la crise de 1929. Celle qui vient risque d'être pire, car la mondialisation a supprimé les cloisons plus ou moins étanches qui séparaient les grandes aires économiques à l'époque. Déjà, on voit que s'accentue la paupérisation des classes moyennes occidentales déclenchée par la mondialisation à partir des années 1980. La perte de valeur du mark sous la République de Weimar a laissé l'image de consommateurs achetant leur pain avec une brouette de billets. Le grand collapsus financier à venir pourrait ressusciter ce genre de scène dans les pays développés. La situation sera encore pire dans les pays en voie de développement dont la plupart sont déjà dans une situation précaire. Séismes politiques et géopolitiques La crise économique et financière provoquera des séismes politiques et géopolitiques. Le fondamentalisme et le terrorisme islamistes progressent en certaines parties du monde. Comme Daech en Irak et en Syrie, malgré sa défaite militaire de la fin des années 2010. Retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, réislamisation accélérée de la Turquie sous la férule d'Erdogan, contamination de l'Afrique sub-saharienne et de l'Afrique de l'Ouest par les filiales d'Al Qaida et de Daech, ramifications de ces organisations en Asie (Afghanistan, Philippines, Indonésie...), prévalence des partis islamistes au Pakistan... Face à Europe, l'Afrique du nord est elle-même concernée. La Libye est devenue un chaudron islamiste depuis la mort de Kadhafi, la Tunisie le devient depuis la chute de Benali, le maréchal Al-Sissi maintient la marmite islamiste égyptienne sous un couvercle prêt à sauter. Le collapsus économique et financier mondial (avec son cortège de misère, de famines et d'épidémies) ouvrira des boulevards aux islamistes pour s'emparer d'appareils d'Etat bancales pour la plupart, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. La Troisième Guerre mondiale On assiste au retour des guerres interétatiques. Aujourd'hui, c'est la guerre Otan-Russie en Ukraine, donc sur le sol européen. Les Etats-Unis la pilotent dans le but d'affaiblir la Russie, qu'ils ambitionnent de disloquer pour la vassaliser et encercler la Chine. Car demain, ce sera la guerre entre les Etats-Unis et la Chine, probablement déclenchée par la pomme de discorde qu'est Taïwan. Les deux géants s'y préparent : course frénétique aux armements, découplage progressif des deux économies, embargo américain sur les puces électroniques à destination de la Chine... En effet, les Etats-Unis n'accepteront pas de laisser la Chine leur ravir la première place dans l'économie mondiale sans utiliser contre elle leur gigantesque appareil militaire, financé par un budget annuel de plus de 700 milliards de dollars. Certains hauts dirigeants américains ne s'en cachent même pas. Par le jeu des alliances, la guerre Etats-Unis-Chine s'étendra à l'ensemble du monde, en un cocktail d'affrontements civils et internationaux et de terrorisme. Avec en toile de fond la crise économique et financière mondiale génératrice de pénuries. Donc de fanatismes en tous genres. A la faveur de la guerre en Ukraine, les Etats-Unis ont plus que jamais enfermé les pays européens dans l'OTAN. Ces derniers sont donc enrôlés à l'avance dans leur future guerre avec la Chine. Refusant que Pékin, en envahissant Taïwan, contrôle la jugulaire maritime qu'est la mer de Chine pour l'Asie du Nord Est, le Japon sera aux côtés des Etats-Unis. Il est lui aussi engagé dans une course aux armements. L'Australie et la Nouvelle Zélande sont des alliées inconditionnelles de Washington. L'Inde, géant rival de la Chine en Asie, sera elle aussi du côté américain. En face, le Pakistan musulman, viscéralement opposé à l'Inde, sera aux côtes de la Chine. Quant à l'Iran, hostile aux Etats-Unis et à Israël et dès aujourd'hui parvenu au seuil nucléaire, il sera allié de la Chine. La Russie sera dans le camp chinois, puisque l'Occident l'y a rejetée. La Turquie, devenue un Etat phare de l'Islam, attaquera l'Europe du Sud dont la France. Elle entraînera à sa suite quelques Etats d'Afrique du Nord et du Moyen Orient tombés aux mains des islamistes radicaux, qui offriront à leur jeunesse confrontée à la misère un dérivatif dans des razzias sur cette Europe tant convoitée. Une Europe qui aura fort à faire, entre les menaces à ses frontières et la cinquième colonne islamiste pilotée surtout par la Turquie à l'intérieur de ses territoires. La France sera appelée à jouer un rôle central dans cette configuration européenne.
Né dans le chaudron incandescent des civilisations, le processus infernal de la Troisième Guerre mondiale suit rapidement son cours. Rien ni personne ne pourra l'arrêter. Les boutefeux sont les intégristes islamiques, engagés dans une irrésistible ascension vers le pouvoir en terre d'Islam. Ascension accélérée par le climat de folie qui s'y déploie, sous l'effet des tensions israélo-palestiniennes, américano-irakiennes et indo-pakistanaises. Mais aussi par le krach boursier qui entraînera à très brève échéance une crise économique bien plus tragique que celle de 1929. Une fois maîtres des appareils d'État arabo-musulmans, les intégristes utiliseront sans hésiter contre l'Occident leurs arsenaux d'armes conventionnelles et de destruction massive. Le gigantesque affrontement Occident-Islam produira un effet domino sur le reste du monde. La Chine entrera dans le conflit aux côtés de l'Islam. L'Occident sera épaulé par l'Inde, religieusement opposée à l'Islam, et le Japon traditionnellement allergique à la Chine. La Russie se maintiendra-t-elle dans le camp occidental? Rien n'est moins sûr... Une démonstration aussi rigoureuse que lucide. Mais la politique de l'autruche n'a jamais sauvé personne. Laurent Artur du Plessis est né en 1952 en Algérie. Journaliste au Figaro Magazine de 1978 à 1991, il est consultant à l'Institut International d'analyse stratégique et économique (IASE), spécialiste des problèmes géopolitiques.
Une bombe atomique détruisant New York, ou le sabotage d'une centrale nucléaire, ou bien encore une attaque bactériologique tuant des millions de personnes... les intégristes islamistes ne reculeront devant rien pour mener à bien le djihad, la guerre sainte. Cette escalade de la terreur avec en toile de fond une crise économique mondiale aiguë ébranlera l'Occident, que l'invisibilité des réseaux terroristes cachés dans les villes musulmanes obligera à des ripostes massives au moyen de tirs "anticités". La guerre opposant l'Islam à l'Occident se propagera au reste du monde. L'Occident entre dans la tempête avec de lourds handicaps : crise des valeurs, vulnérabilité liée à sa complexité, dépression démographique, droit-de-l'hommisme l'incitant à guerroyer à fleurets mouchetés. Néanmoins, il a les atouts nécessaires à sa survie : sens de l'efficacité et de l'adaptation, supériorité technologique. Le ressort moral lui sera fourni par le caractère vital des enjeux. Aussi, l'Occident sortira-t-il victorieux de cette Troisième Guerre mondiale. Il sera transformé par cette épreuve : révolution des énergies propres, réenracinement culturel, renouveau du religieux... A l'instar des deux premières guerres mondiales, la troisième augmentera la puissance américaine.
Le référendum du 29 mai sur la constitution européenne et la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union sont liés: la nouvelle constitution, en faisant du poids démographique le facteur principal du pouvoir au sein de l'Union européenne, donnera les clés de l'Europe à la Turquie. Aussi convient-il de connaître ce pays avec lequel les négociations d'intégration commenceront le 3 octobre prochain. Cet ouvrage pose 10 questions sur la Turquie, sa laïcité kémaliste, sa réislamisation amorcée il y a plus d'un demi-siècle, son imperturbable refus de reconnaître le génocide des Arméniens de 1915, son opposition multiséculaire à l'Europe pendant la période ottomane, sa façon récurrente de menacer les Européens dans les négociations, etc. 10 questions sur la Turquie et 10 réponses dérangeantes...
Décidé à doter l'Iran de l'arme atomique, l'ultraconservateur et jusqu'auboutiste président Ahmadinejad, appuyé par le Guide suprême Ali Khamenei, a engagé son pays dans une course de collision avec les États-Unis: ces deniers détruiront les équipements nucléaires iraniens, avec ou sans l'ONU. Bien que limité à des opérations aériennes, l'assaut américain (avec le renfort éventuel de certains de ses alliés) exacerbera la haine antioccidentale en terre d'Islam, y déclenchant une forte onde de choc. Ce conflit aux enjeux géopolitiques majeurs (nucléaires, pétroliers, etc.) précisera les contours de la 3e Guerre mondiale qui se met inexorablement en place: elle opposera l'Occident et ses alliés (notamment l'Inde et le Japon) à l'axe "islamo-confucéen" (principalement les pays musulmans et la Chine). Quel camp la Russie choisira-t-elle, elle qui, actuellement, soutient l'Iran et se rapproche de la Chine? Biographie de l'auteur Laurent Artur du Plessis est né en 1952 en Algérie. Journaliste au Figaro Magazine de 1978 à 1991, il est spécialiste des problèmes de géopolitique. Il a publié au printemps: "10 Questions sur la Turquie et 10 réponses qui dérangent". Son premier livre, "la Troisième Guerre mondiale a commencé" paru à l'automne 2002, a connu un important retentissement. Françoise Giroud écrivait alors dans le Nouvel Observateur: "ce titre sonne comme un glas!" Depuis, les événements se sont précipités: chaos en Irak, succès électoraux des islamistes, attentats de grande envergure... La Troisième Guerre mondiale prend son essor.
Les plus sérieuses études ethnologiques mettent en évidence la pratique de cérémonies initiatiques dans toutes les civilisations, depuis la plus lointaine Antiquité; entre autres, en Égypte ou en Grèce avec les Mystères d'Eleusis, mais aussi au sein de toutes les civilisations des cinq continents. Sans vouloir approfondir de manière exhaustive tous les aspects des pratiques initiatiques recensées, Irène Mainguy propose ici aux lecteurs une importante synthèse du sujet. Elle y développe l'ensemble des éléments communs récurrents, qui soulignent, dès les origines de l'humanité, les préoccupations humaines essentielles. En effet, de tout temps, l'homme a voulu dépasser les étroites limites de la condition humaine en recherchant une voie pour accroître son pouvoir et son savoir sur l'univers et sur lui-même. Dans une société en mal de repères, où le matérialisme domine largement, la question se pose de la place que peut trouver l'idéal initiatique. En quoi l'initiation donne-t-elle des clefs pour une meilleure connaissance de soi? Permet-elle, de nos jours encore, de progresser dans la Voie de la Sagesse et de la Connaissance? En fonction de ses particularités, comment situer l'initiation maçonnique par rapport aux autres formes d'initiation? Irène Mainguy apporte un éclairage à l'ensemble de ces questions. Elle insiste sur les constantes de l'initiation en tant que rite de passage, avec ses valeurs, ses spécificités, ses buts et sa finalité. Cet ouvrage donne des réponses aux lecteurs qui se demandent ce que peut apporter l'initiation maçonnique à l'homme ou à la femme en ce début du XXl siècle. Biographie de l'auteur Irène Mainguy est bibliothécaire-documentaliste, diplômée d'État responsable de la bibliothèque maçonnique du Grand Orient de France à Paris. Elle est vice-président de la Société d'Études et de Recherches sur l'Ecossisme (SFERE). Elle est l'auteur de plusieurs livres qui font autorité, dont "Symbolique des outils et glorification du Métier".
Boucard Daniel ; Tristan Frédérick ; Pillant Jean-
Plus de 10 000 outils. Outils de métiers, instruments et ustensiles pour l'agriculture, l'apiculture, la viticulture, le jardinage, la marine, la pêche... 1300 citations d'auteurs, 2900 croquis, 94 planches de dessins, 900 illustrations, 32 pages de photos couleurs. La plus fabuleuse somme d'informations jamais rassemblées sur les outils en France.
L'âge d'or des cathédrales se situe aux XIIe et XIIIe siècles. C'est avec l'abbé Suger, le conseiller des rois capétiens Louis VI et Louis VII, que "l'art gothique", va permettre à la cathédrale de s'ouvrir sur le monde extérieur en y déversant la lumière au sein de la nef et du choeur, tandis que dans la poussière des chantiers sacrés, les maîtres d'oeuvre élèveront les voûtes d'ogive toujours de plus en plus haut. Cependant, des travaux scientifiques récents montrent que la plupart de nos "vieilles dames de pierre" ne seraient plus debout aujourd'hui, si les bâtisseurs n'avaient fait appel aux artisans du fer qui, très ingénieusement, insérèrent le métal dans la pierre pour augmenter sa résistance aux pressions s'exerçant de toutes parts et qui menaçaient la stabilité de l'édifice. Fascinés par cette "épopée des cathédrales", les hommes firent appel au merveilleux et au surnaturel pour expliquer ce qu'ils voyaient d'étrange dans ces oeuvres grandioses. Ne disait-on pas qu'anges et démons avaient leur part dans la construction ? Pourquoi les cathédrales sont-elles toutes des "Tours inachevées" ? Les cathédrales seraient-elles des "Demeures philosophales" ? C'est du moins ce que l'on serait en droit de penser à la vue de ces étranges médaillons et figures hiéroglyphiques, qui semblent vouloir expliquer au promeneur qui les contemple, les étapes du "Grand Oeuvre" des alchimistes ?
Le compagnonnage a été pendant plus de cinq siècles une des institutions les plus puissantes de notre pays. Contre les corporations, instruments d'une oligarchie jalouse de ses privilèges, il a défendu infatigablement la cause des artisans, les instruisant dans leur art et les protégeant. Il les accompagnait dans leur Tour de France, où ils acquéraient cette habileté de main attestée par tant de chefs d'oeuvre. Dans ce magnifique ouvrage, Martin Saint-Léon nous présente les divers mouvements compagnonniques, souvent rivaux ; il nous décrit leurs coutumes, les rituels de réception, leurs fêtes, leurs pèlerinages, comme celui de la Sainte-Baume. Il nous fait partager leur vie quotidienne sur les chantiers et dans la cayenne, où la Mère, objet d'un respect unanime, les nourrissait et les logeait. Une somme de documents rares : chansons, règlements, rites, récits écrits par des compagnons, fait du livre de Martin Saint-Léon l'ouvrage de référence inégalé sur le compagnonnage.
Toute la passionnante histoire de ce pays est contenue dans son nom : littéralement l?Ukraine veut dire "le territoire à la frontière". Loin d?être marginal, c?est un pays d?avenir avec le potentiel pour devenir un des états de référence de L?Europe, avec une surface supérieure à celle de la France et plus d?habitants que l?Espagne et le Portugal réunis. Déjà au IXe, siècle l?Ukraine était la matrice de la première grande civilisation slave et le berceau de l?état russe. Pourtant son développement fut lent et difficile, marqué par de longs siècles d?occupations et de guerres avec des voisins avides : des Huns aux Polonais, des Mongols aux Habsbourgs, de l?empire ottoman au IIIe Reich et pour finir l?Union soviétique... Cet ouvrage vous aidera à mieux comprendre pourquoi et comment cette nation millénaire se retrouve à nouveau au centre d?un énorme conflit intérieur. En cette fin d?année 2015, difficile de savoir si les provinces de l?Est se satisferont d?une autonomie dans le cadre de la République ukrainienne ou si elles feront sécession pour rejoindre la Russie ?
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
« Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »Traduit de l'anglais (États-Unis) par Odile Demange et Isabelle Taudière.Notes Biographiques : Michelle Obama a été Première dame des États-Unis de 2009 à 2017. Diplômée de l'université de Princeton et de la faculté de droit de Harvard, Michelle Obama a commencé sa carrière au sein du cabinet d'avocats Sidley & Austin, à Chicago, où elle a rencontré son futur mari, Barack Obama. Elle a ensuite travaillé auprès du maire de Chicago, puis à l'université de Chicago et à l'hôpital de l'université de Chicago. Michelle Obama a également fondé le Chicago Chapter of Public Allies, organisation qui aide les jeunes à préparer une carrière dans le secteur public.
Au printemps 2002, le gouvernement israélien a ouvert, en Cisjordanie occupée, le chantier d'une barrière et d'un mur longs de plus de 650 kilomètres. Cet ouvrage gigantesque devrait être achevé en 2007. Pour l'Etat d'Israël, cette " barrière de sécurité " est destinée à empêcher l'entrée sur son territoire de terroristes palestiniens. Pour les Palestiniens, ce " mur de séparation ", qui annexe de fait à Israël une partie substantielle de leur futur Etat, est une .nouvelle frontière imposée par la force. Le mur de Palestine est-il un moyen de lutte contre le terrorisme ou un barrage contre la paix ? René Backmann, rédacteur en chef au Nouvel Observateur où il dirige le service étranger, couvre depuis vingt-cinq ans l'actualité politique au Proche-Orient.