Tentatives de censure. Conférences annulées. Accusations de racisme. Menaces contre des enseignants. Depuis plus d'une dizaine d'années, les universités semblent aux prises avec la cancel culture et un nouveau courant de justice sociale (autrement appelé "woke" , terme galvaudé s'il en est). Le Québec n'échappe pas à cette poussée morale qu'il associait jusque-là aux sociétés voisines. A la suite de "l'affaire Lieutenant-Duval" qui a éclaté à l'université d'Ottawa et d'autres incidents révélés dans plusieurs institutions de la province, le gouvernement a adopté le 3 juin 2022 une loi destinée à reconnaître et protéger la liberté universitaire. Ainsi, il est permis de dire que c'est entre ces deux termes, liberté universitaire et justice sociale, que s'est fixé et, par là aussi simplifié, le débat qui anime aujourd'hui le monde de l'enseignement et de la recherche. Peut-on subordonner la liberté universitaire à la justice sociale ? Les opposer ? Ou favoriser l'une au détriment de l'autre ? Autant de questions fondées sur des amalgames, qui dissimulent souvent eux-mêmes une vision managériale du monde universitaire. C'est à défaire cette fausse alternative que s'attache cet essai en déjouant les prises de position polarisées et en redonnant tous leurs droits à la critique et à la nuance.
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Nombre de pages
84
Date de parution
12/01/2023
Poids
107g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782895787662
Titre
Liberté universitaire et justice sociale
Auteur
Arseneau Isabelle ; Bernadet Arnaud
Editeur
LIBER CANADA
Largeur
125
Poids
107
Date de parution
20230112
Nombre de pages
84,00 €
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Les études regroupées dans cet ouvrage offrent une sélection de contributions parmi les plus représentatives proposées au XIIIe congrès de la Société internationale de littérature courtoise qui s'est tenu à Montréal en 2010. Les axes de recherche reflètent les questions qui ont plus particulièrement occupé les médiévistes depuis la dernière décennie autour des problèmes de transmission et de diffusion, notamment par un retour à la spécificité de la " manuscriture " médiévale : la transmission et la réception de la courtoisie, la culture courtoise et le livre, et les langues de la courtoisie. Ces axes, qui ordonnent aussi la composition du présent livre, correspondent bien à quelques-uns des principaux mouvements critiques qui ont animé les études médiévales depuis le débat autour de la " nouvelle philologie " et de la " nouvelle codicologie ". Par ailleurs, l'étude des rapports entre la langue et la littérature du point de vue de l'histoire culturelle et non strictement de la philologie a offert l'un des points de rencontre les plus naturels pour le dialogue entre critiques littéraires, philologues et historiens. Isabelle Arseneau et Francis Gingras sont professeurs de littérature française du Moyen Âge, respectivement à l'Université McGill et à l'Université de Montréal.
Résumé : Le présent ouvrage se propose de traiter du merveilleux littéraire dans quatre récits du xiiie siècle que l'on a classés dans le groupe des romans "réalistes" et d'identifier les principaux mécanismes de réécriture qui y ordonnent la mise en récit du merveilleux, le jeu parodique en particulier.
Est philosophe celui qui, se sachant en route, veut savoir où il va. Au cours de l'histoire, les réponses proposées à cette interrogation sont multiples. Elles sont en même temps traversées par des constantes et constituées en familles relativement cohérentes et durables. Or on constate, à l'examen des diverses doctrines sur les questions humaines fondamentales, des différences majeures entre celles transmises en Occident et celles entretenues en Orient. En quoi consistent ces divergences, mais aussi les points de rencontre ? Pourquoi dit-on " philosophies " occidentales mais " sagesses " orientales (hindouisme, taoïsme, bouddhisme, confucianisme) ? Cet essai a pour objectif d'approfondir cette distinction. A cette fin, il se laisse guider par dix notions de la pensée occidentale que l'on compare dès lors à l'usage qui en est fait dans l'autre tradition : la substance, la connaissance, l'essence, la raison, le dualisme, le moi, la liberté, le temps, le bonheur, le salut ; dix chantiers ouverts, dix chapitres d'une grammaire de base de civilisation. Philosophie ou sagesse ?
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.
De même que les individus ont une généalogie, les sociétés s'appuient sur plusieurs piliers culturels, qui eux-mêmes sont le produit de rencontres plus anciennes. Après avoir abordé le pilier gréco-romain (vol. 1), ce deuxième volume d'un ouvrage collectif consacré aux grands récits occidentaux s'intéresse cette fois à la culture judéo-chrétienne. A partir de la conversion au christianisme de l'empereur Constantin, se met en place, dans le monde gallo-romain, un fort pilier judéo-chrétien qui continue à influer sur la marche du monde occidental, malgré le déclin de la religiosité. Que nous disent ces récits que notre mémoire collective a conservés ? Que nous révèlent-ils du monde qu'ils ont contribué à ériger ? En quoi nos "récits de vie" individuels trouvent-ils bien souvent leur ancrage dans ces "grands récits" expliquant le collectif ? C'est à faire voir certaines des ramifications essentielles de ce riche héritage que s'appliquent les essais rassemblés ici.
La liberté, cette valeur si précieuse, est de nos jours à ce point sacrée qu'elle ne semble supporter aucune limite. En son nom, nos représentants politiques, la population en général, mais aussi l'élite intellectuelle et, de façon prééminente, la magistrature vont parfois jusqu'à remettre en cause la laïcité de l'Etat en la jugeant incompatible avec la liberté de religion, sinon hostile à son endroit. Cet essai affirme que c'est là faire preuve d'une profonde méconnaissance du principe de laïcité. En s'appuyant sur la grande tradition de la pensée occidentale qui, d'Antigone aux constitutions modernes, a établi une nette séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux, l'auteur montre que la liberté religieuse (celle de la croyance) ne cautionne pas l'expansionnisme religieux qui cherche à étendre ses tentacules dans les divers secteurs de l'activité sociale et civile et que seule une conception abusive et absolutiste de la liberté a pu mener à ce qu'on nomme désormais le "gouvernement des juges" . Bien comprise, la liberté religieuse permet au contraire de réaffirmer la légitimité de la laïcité de l'Etat. Partant de la problématique propre à la société canadienne et québécoise, par son langage clair et son argumentation serrée, cet ouvrage est une contribution fondamentale et universelle aux débats qui agitent nos sociétés, y compris en France.