Le 25 juin 2013, une opération de police à Villemomble (93) fait basculer la vie de la famille Kebe. Des policiers à la recherche d'un individu font erreur sur la personne et se ruent sur Makan Kebe, tout juste âgé de 20 ans, qui rentre de centre où il est employé comme animateur jeunesse. Les fonctionnaires lui hurlent : " Arrête-toi ! le frappent et le plaquent au sol. Mohamed, le grand frère de Makan, voit la scène par la fenêtre et accoure à sa rescousse, peu avant que Fatouma, 54 ans, mère de cette fratrie de huit enfants, descende à son tour en bravant la peur qui l'habite face à la tension croissante. Des tirs partent. Mohamed et Fatouma sont blessés, ils resteront mutilés à vie. "J'ai des médicaments à prendre tous les jours. (...) Je ne dors plus la nuit. J'ai peur." dira Fatouma à la juge un an après ce soir-là. Le combat judiciaire dans lequel se lance la famille Kebe prendra sept longues années. Arrête-toi ! raconte les violences policières subies ce 25 juin mais surtout, au-delà, les vives cicatrices qu'elles ont laissées, les profonds déséquilibres qu'elles ont créés, les répercussions dont elles sont le nom au sein de la famille Kebe. Makan Kebe revient sur les dégâts au long cours, à l'échelle de sa famille l'isolement, la dépression, les mécanismes de défense dans lesquelles on se noie en amour ou au travail, pour faire face à l'horreur. Arrête-toi ! est un récit de l'intime. Il dépeint le parcours d'un jeune homme confronté, avec sa famille, à la machine policière et judiciaire. Une histoire d'arrestation policière qui fait tout basculer. Mais également l'histoire d'un combat où se mêlent rencontres, espoirs et solidarité.
Nombre de pages
223
Date de parution
26/03/2021
Poids
10g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782955917480
Auteur
Kebe Makan ; Jacquel Amanda ; Traoré Assa
Editeur
PREMIERS MATINS
Largeur
125
Date de parution
20210326
Nombre de pages
223,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage rend hommage à feu Mouhamadou MBODI, figure majeure de la société civile sénégalaise et artisan d'une citoyenneté active fondée sur la bonne gouvernance, la transparence et la participation. Ancien coordonnateur général du Forum civil, qu'il a contribué à transformer en mouvement populaire, il a fait de cet espace un laboratoire d'innovations démocratiques. Démissionnant de la fonction publique pour "servir la République autrement", il a accompagné la diffusion du contrôle citoyen. A travers le récit de son parcours, de ses idées et de ses combats, le livre retrace la mise en place d'outils pionniers comme la certification citoyenne, les clubs d'intégrité et de citoyenneté active, la redevabilité parlementaire, les délibérations citoyennes, les coalitions citoyennes et les centres de gouvernance participative. Il montre comment ces initiatives, alliées à son engagement dans les réformes sur l'accès à l'information, la prévention des conflits d'intérêts ou la déclaration de patrimoine, ont contribué à redéfinir le rôle de la société civile comme acteur de transformation de l'Etat et de la démocratie.
La révolution du contentieux constitutionnel résultant de l'avènement de la question de prioritaire de constitutionnalité (QPC) ne pouvait laisser indifférente les collectivités territoriales. Elles se sont également appropriées de cette nouvelle arme contentieuse pour défendre leur libre administration. Cette faculté n'est pas reconnue devant le juge européen des Droits de l'Homme. Cependant, elles rencontrent un double obstacle devant les juges du filtre et le juge constitutionnel. Cet ouvrage actualisé constitue un bilan mais aussi une prospection du contentieux de la QPC des collectivités territoriales. Il est destiné aux avocats, étudiants, parlementaires, universitaires, fonctionnaires et élus locaux.
Les sectes soufies englobent l'immense majorité des musulmans du Sénégal dont elles rythment la vie spirituelle et influencent la vie temporelle. Elles sont caractérisées par des invocations journalières consistant souvent à la demande de pardon à Dieu, à la psalmodie itérative de certains de Ses noms, mais surtout, à des prières spécifiques sur le Prophète (Paix et salut sur lui) qui attestent de leur amour ardent pour ce dernier qu'elles considèrent comme la raison divine de la création des êtres et des choses. C'est ainsi que la " Tij ? niyya " compte, dans ses prières sur le Prophète (PSL), deux prières particulières dont l'une, la " ? al ? t al-F ? ti ? " (Prière de l'Ouvrant), définit le Prophète (PSL) dans ses fonctions régaliennes alors que l'autre le montre dans ses états mystiques. C'est pour mieux faire connaitre aux disciples " t ? j ? n " francophones les bienfaits de ces deux perles que nous avons publié cet ouvrage.
Ce recueil de poème recrée l'atmosphère de familiarité des cours d'école et nous dépayse, car il peint une image de l'école où les plaisirs ne sont pas exclus de l'apprentissage. Oeil aiguisé, qu'aucun détail de la beauté journalière n'échappe, l'auteur fait l'inventaire des activités, des passions, des habitudes, des inquiétudes, des expédients des élèves et des professeurs au lycée tout en clairsemant dans le texte, habilement, des conseils fort judicieux.
Vingt ans après sa parution, cet ouvrage revient sur la figure du « garçon arabe », stéréotype racialisé érigé en menace sociale. À travers l'analyse de discours médiatiques et politiques, il montre comment cette construction occulte les violences racistes et prolonge un imaginaire colonial. De 2004 à aujourd'hui, entre lois, attentats et paniques morales, le récit se renouvelle sans disparaître. En croisant texte original, mise en perspective et voix contemporaines, ce livre propose une lecture critique et collective de ces représentations. Un éclairage essentiel pour comprendre leur persistance et leurs effets.
Figure majeure d'une pensée en acte, Bassel al-Araj laisse une ?uvre riche et incisive, à la croisée de l'histoire, de la théorie et de la critique politique. Ancrés dans de la Palestine, ses textes vont de la mémoire des luttes aux impasses contemporaines, interrogent et se refusent aux illusions comme aux renoncements. Publié pour la première fois en français, ce recueil dessinent une cartographie intellectuelle où la résistance se pense autant qu'elle se vit. Une écriture où penser devient un geste de résistance, et où chaque mot porte la trace d'un combat.
Des vécus pluriels, des présences et des mémoires qui gravitent autour des vers, des voix sororales et décoloniales : c'est ce que Kiyémis fait exister avec engagement dans une poésie vibrante et imagée qui dit ses inspirations et ses luttes. Ses poèmes, qui donnent à saisir la force des mots autant que celle des êtres, sont afroféministes et ils résonnent en dessinant des perspectives ouvertes. Avec ce premier livre, Kiyémis revendique la nécessité de prendre la parole face aux systèmes d'oppression, de continuer d'écrire ce qui a trop souvent été tu et de faire entendre des luttes multiples, entremêlées, à l'intersection.
Nouvelle édition préfacée. En décembre 1960, trois ans après la bataille d'Alger, depuis les quartiers ségrégués et les bidonvilles, des manifestations populaires gigantesques surgissent au coeur des villes coloniales d'Algérie. Alors que les techniques de contre-insurrection étaient censées avoir définitivement écrasé la rébellion algérienne, les damné. e. s de la Terre débordent les troupes d'une puissance militaire mondiale. Dans plus de 25 villes et pendant plus de deux semaines, un mouvement de révolte s'auto-organise pour saboter l'ordre colonial. La répression est impitoyable. Le pouvoir gaulliste déploie à nouveau l'arsenal contre-insurrectionnel et autorise les troupes à tirer dans la foule. C'est un massacre d'Etat. Quelques mois avant la répression meurtrière des manifestations du 17 octobre 1961 en France, ce crime restait jusque-là dissimulé. Voici l'histoire du Dien-Bien-Phu politique de la guerre d'Algérie, une séquence largement marginalisée dans l'historiographie