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Réflexions sur la condition faite aux animaux
Armengaud Françoise
KIME
25,40 €
Épuisé
EAN :9782841745401
Conviction du caractère central, encore de nos jours, de la notion de sacrifice, pour archaïque voire désuète qu'elle puisse paraître à un esprit occidental - mais au sein même de l'Occident n'est-elle pas vivace dans les pratiques des monothéismes juif et musulman ? N'est-elle pas également centrale, au moins métaphoriquement et théologiquement, dans le christianisme ? Or ce sont les animaux qui en font les frais. Est-ce juste ? Non ! Il convient d'autant plus de s'interroger sur l'éventuelle permanence d'un sacrificiel hors rituel, à la fois sourd, obscur et plat, dénué de toute opérativité positive, celui de l'abattage industriel et de la nourriture carnée, banalement et excessivement consommée aujourd'hui, voire revendiquée comme si la protéine animale faisait partie des Droits de l'homme. Conviction que la " question " des animaux n'est pas un " à côté " ou un " en dehors " de l'humain, mais lui est consubstantielle. Ce n'est donc pas non plus un " hors politique ", et ce, à bien des titres. Rôle " fondateur " (dit-on) des sacrifices dans les cités antiques ou dans les sociétés sans écriture. Pratiques perverses et mortifères à court terme comme à long terme dans les économies modernes. Il faut poser le défi : quelle société voulons-nous pour vivre en paix et en équité non seulement entre humains mais entre " animaux humains " et " animaux non-humains " ? Conviction quant au rôle des artistes et des poètes pour franchir les barrières érigées par des philosophies étriquées, réductionnistes, arrogantes et cyniques (au sens trivial du terme), entre humain et animal, et pour nous donner quelque chose aussi bien de la familiarité que de l'énigme. Elisabeth de Fontenay n'a-t-elle pas affirmé : " Il faut des artistes, virtuoses de la confusion, pour accorder aux animaux une compassion qui élargisse le coeur au point de faire vaciller le propre de l'homme ". Conviction que les animaux sont nos semblables et nos frères. Si la reconnaissance du visage animal, de la parole animale, de la dignité animale, rencontre l'argument de l'anthropomorphisme, elle en triomphe haut la patte. La simple justice requiert pour les animaux leurs droits à vivre libres sur leurs indispensables territoires, à n'être ni chassés, ni pourchassés, ni capturés ni mangés ni appropriés ni exploités de quelque manière que ce soit. Telles sont les principales inspirations de cet ouvrage aux tonalités souvent malheureuses (d'indignation) et parfois heureuses (de jubilation), diverses comme le sont nos relations avec les animaux.
Nombre de pages
240
Date de parution
18/01/2011
Poids
320g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841745401
Titre
Réflexions sur la condition faite aux animaux
Auteur
Armengaud Françoise
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
320
Date de parution
20110118
Nombre de pages
240,00 €
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Table des matières : Introduction I -- Genèse de l'approche pragmatique : Fondation de la sémiotique par Charles Sanders Peirce -- par Gottlob Frege -- Mise en place du paradigme de la communicabilité par Wittgenstein -- L'apport de Charles William Morris -- Deux fondateurs relais, Rudolf Carnap, Yehoshua Bar-Hillel -- Le programme de Stalnaker en 1972 -- Le programme de Hansson en 1974 II -- La pragmatique du premier degré. L'étude des symboles lexicaux : La tentative de réduction par Russelll -- Le traitement des symboles indexicaux par Bar-Hillel -- La thèse de Paul Gochet -- Diversification ou unification ? III -- La pragmatique du second degré. Sens littéral et sens communiqué : Présuppositions et implicatures -- Le point de vue de Searle -- Le point de vue de Ducrot IV -- La pragmatique du troisième degré. La théorie des actes de langage : La classification des actes de langage -- Les actes de langage indirects V -- A partir de la pragmatique, portée philosophique d'une nouvelle approche du langage : L'intégration de la pragmatique dans les philosophies de l'action -- Autour de l'École de Francfort -- La pragmatique de Francis Jacques -- Esthétique et pragmatique Conclusion -- Bibliographie
Née en 1935, Anita Tullio est une artiste inventive, pionnière, intransigeante. Elle compte aujourd'hui parmi les très grands contemporains dans ce que Valéry appelait " le plus noble des arts ", car le plus périlleux… Par ce récit-poème d'une rencontre, l'auteur a voulu porter un témoignage subjectif sur une subjectivité à l'uvre, esquisser un portrait, méditer sur une vocation et sur une destinée.
Pariant comme André Breton sur " le demain joueur ", André Verdet rêve, comme lui, d'une création une et indivisible, car surgie de l'unité primordiale, celle du " Où ", ce non-lieu " ouvert " autant qu'" obscur ", d'où procède l'Univers. Aussi le " Où " est-il l'appellation verdétienne de l'Être présocratique. " Où " poétique, au sens propre du terme, creuset de toute création cosmique ou humaine, échue ou à naître, correspondant tant à la définition de l'Être chez Parménide que chez Empédocle. Fervent de la connaissance, Verdet est poète-astronome, dans toute la plénitude du terme. Il renoue avec l'attitude encyclopédique des Présocratiques, ou avec celle des poètes du XVIè siècle, en se pliant aux exigences de la totalité du cursus imposé par la contemplation aux multiples regards : celui de l'astronome qui observe et théorise la mécanique céleste, celui du philosophe, qui médite sur les rapports entre l'homme et l'Univers, et celui du poète, qui les rassemble et les transcende en ce que lui-même nomme la " Supervision ", celle qui ouvre et traverse le miroir du réel, pour se mouvoir dans l'Obscur. Avec une ampleur toute bachelardienne, André Verdet, qui est aussi le " poète troubadour " des Provences, associe l'exigence du sensible et le goût de la rigueur. Ses luttes antinazie et antifasciste ont nourri une réflexion suivie sur le problème éthique et politique du mal, sur la valeur de l'utopie et sur la marche de l'Histoire. Enfin sa méditation sur l'art et les ressorts de la créativité s'est appuyée sur l'amitié et les confidences des grands peintres du XXè siècle : Braque, Léger, Matisse, Picasso, Miro, Chagall. Comme l'a souligné Jean Hamburger: " Les âmes plurielles se font rares. Je veux dire que dans ce siècle où chacun se spécialise en un chemin solitaire on ne rencontre plus guère de poète qui soit aussi peintre, sculpteur, céramiste, passionné de musique, amateur d'astronomie et féru de sciences. André Verdet est un créateur-inventeur de tous ces trésors. " Passionné autant qu'informé et rigoureux, le présent ouvrage retrace et éclaire les diverses étapes du cheminement complexe et foisonnant de ce poète hors normes.
Résumé : Voici douze études, sur des artistes, des romanciers, des poètes, des philosophes, où l'on trouvera presque toujours un enjeu de discernement entre des registres (entre des genres, entre des discours) voisins, irréductibles et proches, voire rivaux : philosophie/poésie (Platon, Levinas, Wittgenstein), littérature/philosophie (Camus) ; le savoir et le croire (Moore et Wittgenstein), etc. " Partage " est donc à entendre comme dans " partage des eaux " : délimitation de frontières au gré des pentes et des courants, au fil des immanences respectives. Or l'image empruntée à l'hydrologie - et qui peut se poursuivre en ligne de faîte, ligne de crête, clivage, ou encore ligne de faille... - fait assez vite place à une autre image encore plus familière : au sens du partage du pain (ou toute autre chose), c'est-à-dire à la fois la mise en commun, la partition et la répartition ; partage de l'innovation sémantique entre les locuteurs, chez Francis Jacques ; exploration des ratés, refus et dénis du partage chez Nathalie Sarraute et Monique Wittig (et rôle réparateur de la littérature) ; partage (impérieux) d'une vision métaphorique des choses chez Victor Hugo, chez André Verdet, ou chez Violette Leduc ; partage de l'effet sémantique entre texte et image chez Jean Le Gac. Aux perspectives sémantiques classiques d'étude des textes philosophiques et littéraires, l'auteur a voulu ajouter l'approche pragmatique. Cette approche fait, par exemple, de la métaphore une injonction à un "voir comme" (dont le dialogisme et l'interrogativité sont mis en évidence par Francis Jacques). Non seulement le " faire voir " que l'on reconnaît habituellement comme la capacité de l'image pittoresque, ou le " donner à voir " comme à prendre ou à laisser, mais une intimation : non seulement offrir une vision, mais y contraindre ; non seulement la proposer, mais l'imposer. Par la métaphore, l'écrivain communique ce qu'il y a de plus singulier et de plus libre, et aussi de plus autoritaire dans sa vision. C'est finalement, chez Victor Hugo, comme chez André Verdet ou chez Violette Leduc, un impérieux " voir à ma manière " qui est suggéré. La métaphore devient une interrogation/imposition toute personnelle et singulière des signes du monde.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.