Pariant comme André Breton sur " le demain joueur ", André Verdet rêve, comme lui, d'une création une et indivisible, car surgie de l'unité primordiale, celle du " Où ", ce non-lieu " ouvert " autant qu'" obscur ", d'où procède l'Univers. Aussi le " Où " est-il l'appellation verdétienne de l'Être présocratique. " Où " poétique, au sens propre du terme, creuset de toute création cosmique ou humaine, échue ou à naître, correspondant tant à la définition de l'Être chez Parménide que chez Empédocle. Fervent de la connaissance, Verdet est poète-astronome, dans toute la plénitude du terme. Il renoue avec l'attitude encyclopédique des Présocratiques, ou avec celle des poètes du XVIè siècle, en se pliant aux exigences de la totalité du cursus imposé par la contemplation aux multiples regards : celui de l'astronome qui observe et théorise la mécanique céleste, celui du philosophe, qui médite sur les rapports entre l'homme et l'Univers, et celui du poète, qui les rassemble et les transcende en ce que lui-même nomme la " Supervision ", celle qui ouvre et traverse le miroir du réel, pour se mouvoir dans l'Obscur. Avec une ampleur toute bachelardienne, André Verdet, qui est aussi le " poète troubadour " des Provences, associe l'exigence du sensible et le goût de la rigueur. Ses luttes antinazie et antifasciste ont nourri une réflexion suivie sur le problème éthique et politique du mal, sur la valeur de l'utopie et sur la marche de l'Histoire. Enfin sa méditation sur l'art et les ressorts de la créativité s'est appuyée sur l'amitié et les confidences des grands peintres du XXè siècle : Braque, Léger, Matisse, Picasso, Miro, Chagall. Comme l'a souligné Jean Hamburger: " Les âmes plurielles se font rares. Je veux dire que dans ce siècle où chacun se spécialise en un chemin solitaire on ne rencontre plus guère de poète qui soit aussi peintre, sculpteur, céramiste, passionné de musique, amateur d'astronomie et féru de sciences. André Verdet est un créateur-inventeur de tous ces trésors. " Passionné autant qu'informé et rigoureux, le présent ouvrage retrace et éclaire les diverses étapes du cheminement complexe et foisonnant de ce poète hors normes.
Nombre de pages
344
Date de parution
01/11/2003
Poids
409g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747548151
Titre
André Verdet. Du multiple au singulier
ISBN
2747548155
Auteur
Armengaud Françoise
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
409
Date de parution
20031101
Nombre de pages
344,00 €
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Table des matières : Introduction I -- Genèse de l'approche pragmatique : Fondation de la sémiotique par Charles Sanders Peirce -- par Gottlob Frege -- Mise en place du paradigme de la communicabilité par Wittgenstein -- L'apport de Charles William Morris -- Deux fondateurs relais, Rudolf Carnap, Yehoshua Bar-Hillel -- Le programme de Stalnaker en 1972 -- Le programme de Hansson en 1974 II -- La pragmatique du premier degré. L'étude des symboles lexicaux : La tentative de réduction par Russelll -- Le traitement des symboles indexicaux par Bar-Hillel -- La thèse de Paul Gochet -- Diversification ou unification ? III -- La pragmatique du second degré. Sens littéral et sens communiqué : Présuppositions et implicatures -- Le point de vue de Searle -- Le point de vue de Ducrot IV -- La pragmatique du troisième degré. La théorie des actes de langage : La classification des actes de langage -- Les actes de langage indirects V -- A partir de la pragmatique, portée philosophique d'une nouvelle approche du langage : L'intégration de la pragmatique dans les philosophies de l'action -- Autour de l'École de Francfort -- La pragmatique de Francis Jacques -- Esthétique et pragmatique Conclusion -- Bibliographie
Née en 1935, Anita Tullio est une artiste inventive, pionnière, intransigeante. Elle compte aujourd'hui parmi les très grands contemporains dans ce que Valéry appelait " le plus noble des arts ", car le plus périlleux… Par ce récit-poème d'une rencontre, l'auteur a voulu porter un témoignage subjectif sur une subjectivité à l'uvre, esquisser un portrait, méditer sur une vocation et sur une destinée.
Résumé : " L'art d'oblitération, oui ; ce serait un art qui dénonce les facilités ou l'insouciance légère du beau et rappelle les usures de l'être, les " reprises " dont il est couvert et les ratures, visibles ou cachées, dans son obstination à être, à paraître et à se montrer. [...] Vous dites : l'oblitération interrompt le silence de l'image. Oui, il y a un appel du mot, à la sociabilité, l'être pour l'autre. Dans ce sens-là, évidemment, l'oblitération mène à autrui ". C'est à partir et autour de ces propos du philosophe Emmanuel Levinas commentant l'?uvre de Sacha Sosno que l'auteur développe quelques méditations vagabondes et plurielles. Mais le présent ouvrage s'attache également à interroger l'évolution de cet artiste à la carrière hors normes, né à Marseille en 1937, et qui aujourd'hui vit et sculpte en France, sur la côte d'Azur (Nice), et aux Etats-Unis (New York). Sacha Sosno - qui brûla ses premières toiles à l'âge de 19 ans après sa rencontre avec Yves Klein - fut reporter photographe en Irlande, au Biafra et au Bangladesh avant d'entreprendre d'oblitérer " par le vide " ou " par le plein " les archétypes de la statuaire classique, ?uvrant par là même à remanier/déconstruire notre mémoire culturelle. Adepte un temps de l'Art sociologique, il a exposé un peu partout dans le monde, et, devenu l'un des rares artistes à jeter un pont entre l'architecture et la sculpture, il a ainsi " contribué à une renaissance de nos villes " qu'il appelle de ses v?ux. L'auteur s'efforce enfin de situer Sacha Sosno dans les mouvances de l'art contemporain, en le confrontant au minimalisme, au conceptualisme et au postmodernisme.
Résumé : Voici douze études, sur des artistes, des romanciers, des poètes, des philosophes, où l'on trouvera presque toujours un enjeu de discernement entre des registres (entre des genres, entre des discours) voisins, irréductibles et proches, voire rivaux : philosophie/poésie (Platon, Levinas, Wittgenstein), littérature/philosophie (Camus) ; le savoir et le croire (Moore et Wittgenstein), etc. " Partage " est donc à entendre comme dans " partage des eaux " : délimitation de frontières au gré des pentes et des courants, au fil des immanences respectives. Or l'image empruntée à l'hydrologie - et qui peut se poursuivre en ligne de faîte, ligne de crête, clivage, ou encore ligne de faille... - fait assez vite place à une autre image encore plus familière : au sens du partage du pain (ou toute autre chose), c'est-à-dire à la fois la mise en commun, la partition et la répartition ; partage de l'innovation sémantique entre les locuteurs, chez Francis Jacques ; exploration des ratés, refus et dénis du partage chez Nathalie Sarraute et Monique Wittig (et rôle réparateur de la littérature) ; partage (impérieux) d'une vision métaphorique des choses chez Victor Hugo, chez André Verdet, ou chez Violette Leduc ; partage de l'effet sémantique entre texte et image chez Jean Le Gac. Aux perspectives sémantiques classiques d'étude des textes philosophiques et littéraires, l'auteur a voulu ajouter l'approche pragmatique. Cette approche fait, par exemple, de la métaphore une injonction à un "voir comme" (dont le dialogisme et l'interrogativité sont mis en évidence par Francis Jacques). Non seulement le " faire voir " que l'on reconnaît habituellement comme la capacité de l'image pittoresque, ou le " donner à voir " comme à prendre ou à laisser, mais une intimation : non seulement offrir une vision, mais y contraindre ; non seulement la proposer, mais l'imposer. Par la métaphore, l'écrivain communique ce qu'il y a de plus singulier et de plus libre, et aussi de plus autoritaire dans sa vision. C'est finalement, chez Victor Hugo, comme chez André Verdet ou chez Violette Leduc, un impérieux " voir à ma manière " qui est suggéré. La métaphore devient une interrogation/imposition toute personnelle et singulière des signes du monde.
A quoi correspondent les savoirs de l'esthétique musicale ? Quels sont ses rapports avec l'herméneutique, la théorie de la réception, la sémiologie, la socio-politique ou l'analyse ? Sur quels principes ou critères de légitimation se fonde aujourd'hui son discours ? Quels en sont les enjeux lorsqu'elle est conçue comme une histoire des idées sur la musique ? Dans quelle mesure une réflexion sur l'émotion la concerne-t-elle ? Ces questions ont animé le colloque international "Méthodes et perspectives de l'esthétique musicale : entre théorie et histoire / Methods and Perspectives of Musical Aesthetics : Theory and History " qui a eu lieu à Strasbourg les 18 et 19 Novembre 2005, et dont ce livre réunit les actes.
Il ne faut pas uniquement faire de la musique sur des paroles, mais il faut faire de la musique avec des paroles , a déclaré Grétry (1741-1813), tout au long d'une carrière remplie de gloire et de coups du sort. Injustement balayé depuis Mozart et la Révolution française, ce maître de l'opéra-comique a su, comme nul autre, faire passer l'émotion sans lourdeur. De la fraîcheur de Lucile au métier inspiré de Richard Coeur de Lion, Grétry offre une palette de contrastes, allant de la banalité aux moments. les plus émouvants. Admirateur de Jean-Jacques Rousseau de longue date, il acquit l'Ermitage en 1798 et y passa le reste de sa vie à méditer sur la condition humaine. Si l'audition doit garantir le plaisir, on conseillera d'écouter l'ensemble de ses ouvertures, presque toutes intéressantes, ainsi que Zémire et Azor, qui lui avait assuré la célébrité.Ronald LESSENS a fait des études de philosophie et habite près de Bruxelles. Après des échappées entre la peinture, la musique et le travail alimentaire, il est devenu historien et a publié en 2004 la première biographie en français du célèbre astronome William Herschel (éd. Burillier, Vannes). Son prochain livre sera consacré à l'univers de la photographe Julia Margaret Cameron (1815-1879).
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
Ce livre explore les solutions pour une gestion durable et intégrée des ravageurs et maladies qui affectent le maïs, l'anacardier et le manguier en Casamance, dans le cadre du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal. Structuré autour des conclusions d'un atelier scientifique tenu à Ziguinchor, l'ouvrage met en lumière les défis phytosanitaires entravant la productivité de ces filières stratégiques pour l'agro-industrie. Il propose des stratégies combinant des approches biologiques, chimiques et des innovations locales pour renforcer la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique. S'appuyant sur une collaboration étroite entre chercheurs, décideurs et producteurs, ce travail offre une vision stratégique pour valoriser le potentiel agricole de la région. Les recommandations incluent la vulgarisation des bonnes pratiques, l'amélioration des capacités de stockage et la transformation agro-industrielle accrue. Cet ouvrage se veut un outil précieux pour les acteurs du développement rural, les institutions publiques et les partenaires internationaux, en quête de solutions concrètes pour le développement durable des territoires.
Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.