A Toliara et alentours, Malgaches, Karana et Vazaha se croisent, se mêlent et s'emmêlent pour le meilleur et pour le pire. On nage. Dans le cours imprévisible, les remous, la mêlée, parfois hors des flots. On vit en ville comme au village. Dans les gargotes, sur les routes de goudron éclaté et les pistes de sable. Comme chez soi en dur, en tôles ou en vondro. Reclus ou en ribote. On improvise. Aux détours d'un zébu, d'un fou, d'un trépassé ou d'un éloquent soudard. Dans le charivari infernal, le vif des traditions locales, les êtres marchent au charbon ou flottent, dévient malgré eux de foutaises en désespoirs, de malentendus en traquenards ou états de grâce. On se chamaille. On palabre pour un bien commun, un canard qu'on déplume ou un sort venu de nulle part. On s'étripe pour le sel et la terre, on rouscaille, chante la guigne ou la poisse, on s'esclaffe, se dégage, rit de l'homme, la femme qui n'a pas fini d'en voir. Et si, au final, les genres, les classes, les origines se confondaient pour laisser planer tous les doutes ? Et si, pétris et navigués, dénudés, au lieu de fuir, nous acceptions d'être tous du même cru, de la même trempe, sans distinction ? Qu'il en déplaise à Dieu, aux illustres Aînés, aux arrogants et férus du langage sinistré, il nous est offert de boire la vie jusqu'à la lie, la lune nouvelle et l'art de résonner du tsapiky au soleil de l'amour noir. B. A.
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Nombre de pages
100
Date de parution
01/05/2019
Poids
156g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782807002036
Titre
Les jours rouges
Auteur
Arès Ben
Editeur
MEO
Largeur
140
Poids
156
Date de parution
20190501
Nombre de pages
100,00 €
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Au centre du livre, un " être " à la recherche de sa voix perdue. Qui est-il ? On ne sait. Il est sans visage. Sur sa route, il rencontre des personnages qui le rapprocheront ou l'éloigneront de sa quête. Des portraits et des textes courts rythment le récit. Après la mort, la vie chemine. Où va-t-elle ? Comment s'incruste-t-elle ? De quelle manière prend-elle le dessus ? Au lecteur de le découvrir.
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Réunis dans un ancien couvent pour une étude comportementale, des jeunes surdoués se voient confier une mission très particulière : déchiffrer le fameux manuscrit de Voynich, un ouvrage mystérieux qui résiste à toute analyse depuis des siècles. Au fil de l'intrigue et des manipulations mentales, des enjeux bien plus essentiels se dessinent. Sommes-nous maîtres de notre destin ? Les enfants HPI ou atteints de troubles autistiques ont-il droit à une émancipation particulière ? Quel regard porter sur eux ? En même temps qu'une une histoire puissante et passionnante, Les enfants de Voynich incite avec subtilité à la réflexion sur le droit à la différence et la place accordée par notre société aux personnalités qui s'y adaptent difficilement.
On me libère aujourd'hui, mon nom a été cité dans le haut-parleur." Des milliers de polars et autres films noirs commencent par une telle sortie de taule. Mais si les romans qu'écrit Bucciarelli semblent s'édifier sur un terrain concret, leur stabilité s'effondre aussitôt. Entraîné à la suite du personnage, le lecteur peut se croire durant quelques paragraphes plongé dans un récit conventionnel. Toutefois, bien vite, ses certitudes se désagrègent. L'auteur abandonne ici la construction labyrinthique de ses deux précédents romans, Mon hôte s'appelait Mal Waldron, Nous et les Oiseaux (M.E.O.), pour une narration d'apparence plus linéaire - quoique -, sans pour autant abandonner le réalisme fantastique - ou magique, comme il préfère l'appeler - qui lui est cher autant qu'à nos contrées septentrionales. On peut dès lors considérer que le présent opus complète un triptyque inauguré par les deux précédents. Un genre romanesque (réalisme fantastique) très prisé dans les régions septentrionales. Poète, romancier, nouvelliste, Carino Bucciarelli est depuis 2021 président de l'Association des Ecrivains belges de Langue française. Un auteur à la riche bibliographie.
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