A Toliara et alentours, Malgaches, Karana et Vazaha se croisent, se mêlent et s'emmêlent pour le meilleur et pour le pire. On nage. Dans le cours imprévisible, les remous, la mêlée, parfois hors des flots. On vit en ville comme au village. Dans les gargotes, sur les routes de goudron éclaté et les pistes de sable. Comme chez soi en dur, en tôles ou en vondro. Reclus ou en ribote. On improvise. Aux détours d'un zébu, d'un fou, d'un trépassé ou d'un éloquent soudard. Dans le charivari infernal, le vif des traditions locales, les êtres marchent au charbon ou flottent, dévient malgré eux de foutaises en désespoirs, de malentendus en traquenards ou états de grâce. On se chamaille. On palabre pour un bien commun, un canard qu'on déplume ou un sort venu de nulle part. On s'étripe pour le sel et la terre, on rouscaille, chante la guigne ou la poisse, on s'esclaffe, se dégage, rit de l'homme, la femme qui n'a pas fini d'en voir. Et si, au final, les genres, les classes, les origines se confondaient pour laisser planer tous les doutes ? Et si, pétris et navigués, dénudés, au lieu de fuir, nous acceptions d'être tous du même cru, de la même trempe, sans distinction ? Qu'il en déplaise à Dieu, aux illustres Aînés, aux arrogants et férus du langage sinistré, il nous est offert de boire la vie jusqu'à la lie, la lune nouvelle et l'art de résonner du tsapiky au soleil de l'amour noir. B. A.
Nombre de pages
100
Date de parution
01/05/2019
Poids
156g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782807002036
Titre
Les jours rouges
Auteur
Arès Ben
Editeur
MEO
Largeur
140
Poids
156
Date de parution
20190501
Nombre de pages
100,00 €
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Ce livre traite des différentes manières de travailler les métaux les plus courants: fer, cuivre, laiton, acier inoxydable. Après une présentation des outils et machines employés dans les ateliers artisanaux, il aborde les principales techniques de coupe, de mise en forme à froid et à chaud des métaux, dont les techniques de forge, mais aussi différents procédés d'assemblage, notamment de soudage ainsi que les traitements de finition destinés à embellir et protéger les métaux. Enfin, dans une dernière partie, le processus d'élaboration de divers meubles et objets est exposé de façon claire, étape par étape. Ces exemples concrets donnent un aperçu des vastes ressources créatives qu'offre le travail du métal.
Que savons-nous de la Suisse ? Pas grand-chose, en général. Nous sommes habitués à regarder de haut et de loin ce petit pays ennuyeux et divers, resté à l'écart des conflits d'hier et de l'unification européenne d'aujourd'hui. Nous avons tort. Cet anti-modèle pourrait bien être le modèle vers lequel nous nous acheminons sans le savoir. L'Europe est aujourd'hui à l'échelle du monde ce qu'était la Suisse à l'échelle de l'Europe vers 1850. N'est-elle pas promise au même destin ? Comme elle, il ne lui reste guère d'autre voie que la primauté du sujet économique. Le laboratoire helvétique est là, aussi bien, pour nous montrer ce que signifie la politique du consensus dans le cadre d'une confédération. Il n'est pas jusqu'au multilinguisme dont il ne nous permette d'entrevoir les effets. L'Europe, " objet politique non identifié " ? Mais non. Nous en avons un modèle réduit sous la main, que nous ignorons. Ce petit livre alerte nous apprend, avec humour et profondeur, à le regarder.
Martino "Zam" Ebale, dès son plus jeune âge, s'est senti profondément fame-minja, une nature de femme dans un corps d'homme. Forcé de choisir l'exil en Belgique pour échapper à la loi homophobe de son Cameroun natal, il nous livre un parcours de vie éclairant, parfois heureux, souvent difficile, et nous invite à dénoncer les préjugés de toutes natures, à dénoncer toutes les formes de rejet, que les victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques, sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou... des femmes.
« Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents. » Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la « parfaite épouse, mère de famille et enseignante » que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée... Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.
Née dans le Nord du Vietnam pendant la guerre d'Indochine, Tuyêt-Nga Nguyên a grandi dans le Sud pendant la guerre du Vietnam avant de venir en Belgique poursuivre ses études. Après la victoire communiste, elle n'est plus retournée dans son pays natal que pour de brefs séjours, mais il est présent dans tous ses livres. Elle rompt ici avec le roman réaliste qui l'a fait connaître, ancré dans l'Histoire, pour offrir des contes, les uns traditionnels, d'autres inventés par elle (notamment pour des enfants de boat-peoples réfugiés aux États-Unis) ou des anciens de sa famille. Elle les assortit d'anecdotes et de souvenirs qui les mettent en perspective et les entrecoupe d'extraits de poèmes et de chansons qu'elle a traduits et transposés, privilégiant leur âme et leur musicalité. Ces «â??interludesâ??» imprègnent l'ensemble du recueil de leur coloration mélancolique, voire d'une touche de folie. ? Une auteure à relatif succès en Belgique, notamment finaliste du prix des Cinq continents de la Francophonie. ?Des contes présentant à la fois l'âme du Vietnam et un regard sur le pays réel à travers une mise en situation, amplifiés par des extraits de contes et de chansons. Tuyet-Nga Nguyên, écrivaine belge d'origine vietnamienne, est l'auteure de six romans et d'un recueil de nouvelles dans la collection Belgiques. Elle a obtenu le prix des Lycéens pour "Le journaliste français" et a été finaliste du prix des Cinq continents de la Francophonie pour "Soie et Métal".