La nature à vendre. Histoire environnementale de la Caraïbe, du colonialisme au capitalisme touristi
Aragon Falomir Jaime ; Dehoorne Olivier ; Vidal Or
PU ANTILLES
30,00 €
Prévente
Sortie prévue le 3 septembre 2026
EAN :9782488234313
La Nature en Vente explore l’histoire environnementale de la Caraïbe, du colonialisme au capitalisme touristique, révélant comment l’exploitation de la nature a façonné les sociétés, les inégalités et les dynamiques écologiques, hier et aujourd’hui.Cet ouvrage propose une réflexion inédite sur l'histoire environnementale du grand espace caribéen, du XVIIIe siècle à nos jours. Il part d'une conviction forte : l'histoire de la région ne peut être comprise sans intégrer la dimension environnementale, longtemps négligée dans les récits historiques et les traditions historiographiques. En croisant les sciences naturelles et sociales ? histoire, anthropologie, géographie, archéologie, économie, sciences politiques ?, ce livre adopte une perspective transdisciplinaire pour analyser les liens entre sociétés, empires, nations et ressources naturelles. Les contributions réunies ici portent sur l'eau, les bois, les forêts et plus largement sur les richesses extraites du territoire, tout en soulignant la place décisive qu'a prise le tourisme, devenu l'un des principaux moteurs de l'exploitation de la nature caribéenne et de sa marchandisation. Elles montrent comment l'extractivisme ? qu'il soit minier, agricole, forestier ou touristique ? a façonné les structures sociales, économiques et politiques de la région. Dans la lignée des réflexions de l'historien panaméen Guillermo Castro, ce volume met en évidence les contradictions d'un modèle de croissance fondé sur la destruction sociale et écologique, et invite à penser de nouvelles voies pour une histoire partagée, inclusive et attentive aux enjeux environnementaux du présent.
Nombre de pages
300
Date de parution
03/09/2026
Poids
300g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782488234313
Auteur
Aragon Falomir Jaime ; Dehoorne Olivier ; Vidal Or
Editeur
PU ANTILLES
Largeur
170
Date de parution
20260903
Nombre de pages
300,00 €
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Ce livre réunit des travaux inédits sur les villes dans la Caraïbe. Pas de livre en en langue française sur ce sujet à ce jour (juste un numéro thématique d'une revue). Il propose une théorie pour comprendre le processus de construction des villes caribéennes, croisant des approches relevant de l'histoire, de l'urbanisme, de l'architecture autour d'un même objet méconnu. La ville caribéenne constitue un objet d'étude singulier et méconnu. Ces établissements humains hétérogènes, parfois héritages des premiers temps coloniaux, concentrent les activités économiques et le pouvoir politiques. La ville attire par sa richesse et offre de multiples opportunités. La lecture de ce type d'espace est complexe, les contradictions abondent dans ces territoires sont composites, désarticulés, fragmentés, mouvants, entre violence et métissage. Insolents îlots de richesse voisinent avec de vastes poches de pauvreté et d'exclusion. C'est la ville refuge des démunis et des sans-logis et sans papiers, les invisibles, les plus vulnérables aux différents risques naturels récurrents. La ville caribéenne, d'aspect chaotique, juxtaposant des fragments de modernité et de doux exotiques anachroniques, objet social et vitrine politique, ouvre un champ d'investigation particulièrement riche. L'objectif de la présente étude est d'analyser les processus de fabrication de cette ville, de donner du sens à l'enchevêtrement de ces établissements humains qui font la ville, où les autoconstructions submergent au quotidien d'ordonnancement urbain projeté depuis les temps coloniaux ; d'où l'intérêt d'interroger les modes de d'organisation sociale initiées par les habitants.
On retrouvera dans Les Yeux et la Mémoire le vers et l'accent du Crève-coeur, des Yeux d'Elsa, de la Diane française. Les thèmes que développe ici Aragon sont différents sans doute de ceux qui animaient ces oeuvres : c'est que les circonstances ne sont plus les mêmes...Qu'on ne s'y trompe pas, Aragon, dans ce large problème qui part des prophéties du Cheval roux, le roman d'Elsa Triolet, de ses évocations terribles, est un poète du bonheur. C'est le bonheur des hommes qui est le but de cette polémique, de cette violence et de cette douceur verbales comme on en a rarement vu dans la littérature française. Et ce poème, écrit à la première personne, donne un sens plus clair, sinon plus nouveau, à la quête du bonheur selon Helvétius et Stendhal, du bonheur selon Saint-Just...
Un réparateur de postes de radio qui soutient l'occupation allemande ; un journaliste qui devient un héros inattendu de la Résistance ; un curé dont l'église est le refuge d'un résistant recherché par les Allemands... A travers ces trois nouvelles extraites du recueil Servitude et grandeur des Français, paru en 1945, Louis Aragon dresse un portrait, entre ombre et lumière, de la collaboration et de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Groupements de textes : 1 Résister en littérature 2. Dénoncer la guerre en poésie et en chansons, d'hier à aujourd'hui.
Aragon ne ressemble pas à l'image que l'on a de lui, celle d'un poète qui, après avoir pris part à l'aventure surréaliste, a recouru à la rime et à des formes traditionnelles pour chanter la France résistante, le parti communiste et l'amour d'Elsa. Sa voix propre est sans doute moins célèbre que celles que lui ont prêtées les chanteurs. Il arrive en effet qu'on ne voie en lui qu'un parolier de génie, surtout quand on néglige de «commencer par le lire». Sa poésie, il est vrai, n'est pas un rébus ; elle demeure une parole intelligible, ce qui la rend accessible, ce qui permet aussi à ses non-lecteurs de se méprendre à son propos. Aragon, à qui le lit, apparaît comme le poète du mouvement perpétuel. Inventeur de formes et de mètres nouveaux, il ne s'en tint jamais à ses découvertes, continua de se renouveler, contesta les genres anciens sans les refuser : en les utilisant. Comme Hugo (vu par Mallarmé), «il était le vers français personnellement». Comme Hugo encore, il eut plusieurs cordes à son instrument et n'en négligea aucune. Voici donc toute la lyre d'Aragon, rassemblée, ainsi qu'il l'a souhaité, dans l'ordre chronologique, depuis Feu de joie jusqu'aux Adieux en passant par des traductions et des textes épars dont cette édition offre le recueil le plus complet jamais réalisé. On a pris l'habitude de distinguer trois périodes dans ces soixante années de création : l'appel à l'imaginaire des époques dadaïste et surréaliste, la quête de la réalité à travers les noces de l'écriture et du militantisme (dont la poésie de la Résistance est la plus belle illustration), le lyrisme intime, enfin, qui offre une incessante relecture de soi via une diversité inouïe de formes. Ces deux volumes montrent qu'Aragon, en fait, ne changea jamais tout à fait de matière, que tous les enjeux de sa poésie - la langue, l'Histoire, le sujet individuel - sont toujours présents, même si l'accent est mis tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre. Son ?uvre poétique a l'unité, labyrinthique certes, mais incontestable, d'un océan. On en a beaucoup fréquenté les plages ; on peut désormais l'explorer jusque dans les grandes profondeurs.
La Louisiane, colonisée par la France, est le seul état d'Amérique où le français est organique : non seulement un quart de million de cajuns se réclament de cette appartenance linguistique, mais encore certaines tribus indiennes, comme les Hourras. A ceux-ci s'ajoutent moins de dix mille personnes qui parlent créole, Kréyol La Lwizyàn. Mais les points communs vont au-delà de la langue : le climat, l'agriculture, la géographie, la cuisine, et surtout l'histoire et la culture sont en partage entre Louisiane et Antilles. La Louisiane, comme tout le Sud, est l'une des pointes du triangle de la Traite. Le présent recueil explore quelques-uns de ces fascinants partages dans un esprit pluridisciplinaire.
Le colloque international « Édouard Glissant : l'éclat et l'obscur » (2018) fut le premier organisé en Martinique pour célébrer l'écrivain en sa terre natale. Les organisateurs du colloque, Dominique Aurélia, Jean-Pierre Sainton et Alexandre Leupin ont voulu, à travers ce volume, épouser l'esprit d'une ?uvre qui s'est, dès l'origine, ouverte au monde et à la poésie. Le colloque international « Édouard Glissant : l'éclat et l'obscur » fut le premier jamais organisé en Martinique pour célébrer l'écrivain en sa terre natale. Comment revenir au terroir contraint de l'île après avoir arpenté toutes les terres libres auxquelles avait conduit le débordement fécondant de ses eaux? Il y aurait quelque chose de l'ordre de la mauvaise mesure. Mais ici, c'est une île, qui comprend le monde. L'un et l'ailleurs y sont présents. Il convenait de les nouer en épousant l'esprit d'une ?uvre qui s'est, dès l'origine, ouverte au monde et à la poésie, dans une admirable fusion.
Cet ouvrage n'a d'autre prétention que celle d'offrir une introduction à la lecture d'un des romans majeurs qui marquent le renouveau des lettres hispano-américaines dans la seconde moitié du XXème siècle, appelé familièrement le "boom". Sorti en 1962, le roman retrace les aventures, à la fin du " siècle des Lumières ", d'une femme entre deux hommes mais aussi celles d'un jeune homme entre Amérique et Europe, au coeur de la révolution "française" que le roman entend revisiter. Les moments décisifs d'une Histoire qui unit et sépare les deux rives de l'Atlantique, comme les pages consacrées à la Guadeloupe, ne doivent pas faire oublier l'hymne aux beautés de la nature américaine, au "réel merveilleux" qui définit, selon Carpentier, le continent américain et en particulier la Caraïbe, espace vital et moral pour les personnages, espace d'invention romanesque et poétique pour le romancier. Si Le Siècle des Lumières est devenu un classique de notre temps, pour notre temps, il doit cette sorte de promotion d'abord, à la formulation d'un impératif à la fois simple et exigeant : il appartient à l'homme "d'améliorer ce qui est"/mejorar lo que es, mais aussi à la force et à l'étonnante richesse de sa langue, à "des mots" qui, comme il est rappelé au début du roman, "ne tombent pas dans le vide".