Le colloque international « Édouard Glissant : l'éclat et l'obscur » (2018) fut le premier organisé en Martinique pour célébrer l'écrivain en sa terre natale. Les organisateurs du colloque, Dominique Aurélia, Jean-Pierre Sainton et Alexandre Leupin ont voulu, à travers ce volume, épouser l'esprit d'une ?uvre qui s'est, dès l'origine, ouverte au monde et à la poésie. Le colloque international « Édouard Glissant : l'éclat et l'obscur » fut le premier jamais organisé en Martinique pour célébrer l'écrivain en sa terre natale. Comment revenir au terroir contraint de l'île après avoir arpenté toutes les terres libres auxquelles avait conduit le débordement fécondant de ses eaux? Il y aurait quelque chose de l'ordre de la mauvaise mesure. Mais ici, c'est une île, qui comprend le monde. L'un et l'ailleurs y sont présents. Il convenait de les nouer en épousant l'esprit d'une ?uvre qui s'est, dès l'origine, ouverte au monde et à la poésie, dans une admirable fusion.
Le peintre et céramiste Victor Anicet est un artiste caribéen qui a fécondé une oeuvre multiple et foisonnante en l'inscrivant sur de nombreux supports : pierre, argile, textile. Cette mémoire des signes fondée sur l'abîme qu'il recompose et restitue en strates polyphoniques, prend la forme d'une matrice à partir de laquelle s'érige une écriture complexe de l'identité martiniquaise et caribéenne.
La Louisiane, colonisée par la France, est le seul état d'Amérique où le français est organique : non seulement un quart de million de cajuns se réclament de cette appartenance linguistique, mais encore certaines tribus indiennes, comme les Hourras. A ceux-ci s'ajoutent moins de dix mille personnes qui parlent créole, Kréyol La Lwizyàn. Mais les points communs vont au-delà de la langue : le climat, l'agriculture, la géographie, la cuisine, et surtout l'histoire et la culture sont en partage entre Louisiane et Antilles. La Louisiane, comme tout le Sud, est l'une des pointes du triangle de la Traite. Le présent recueil explore quelques-uns de ces fascinants partages dans un esprit pluridisciplinaire.
Novas Glórias, un long poème porté par une voix singulière qui rompt avec l'assignation au pays fantasmé pour habiter les deux rives de son imaginaire. Résonne alors un chant sincère qui abandonne les mondes anciens et la grandeur violente du passé pour la banale modernité, celle «?où il nous faut tomber à plat ventre à s'en écorcher le nombril parce qu'est venu le temps d'être à terre et d'ignorer les étoiles?». Poète perdu entre les Suds et le Nord, traversé par des chants inconnus, des envies de musique et de feu, Andy Davigny Péruzet déploie une langue dont le souci de la beauté lui sert à dire une époque de lendemains qui déchantent, dans laquelle l'avenir est un abîme. Demeure la volonté de faire brèche.
La Louisiane, colonisée par la France, est le seul état d'Amérique où le français est organique : non seulement un quart de million de cajuns se réclament de cette appartenance linguistique, mais encore certaines tribus indiennes, comme les Hourras. A ceux-ci s'ajoutent moins de dix mille personnes qui parlent créole, Kréyol La Lwizyàn. Mais les points communs vont au-delà de la langue : le climat, l'agriculture, la géographie, la cuisine, et surtout l'histoire et la culture sont en partage entre Louisiane et Antilles. La Louisiane, comme tout le Sud, est l'une des pointes du triangle de la Traite. Le présent recueil explore quelques-uns de ces fascinants partages dans un esprit pluridisciplinaire.
Cet ouvrage n'a d'autre prétention que celle d'offrir une introduction à la lecture d'un des romans majeurs qui marquent le renouveau des lettres hispano-américaines dans la seconde moitié du XXème siècle, appelé familièrement le "boom". Sorti en 1962, le roman retrace les aventures, à la fin du " siècle des Lumières ", d'une femme entre deux hommes mais aussi celles d'un jeune homme entre Amérique et Europe, au coeur de la révolution "française" que le roman entend revisiter. Les moments décisifs d'une Histoire qui unit et sépare les deux rives de l'Atlantique, comme les pages consacrées à la Guadeloupe, ne doivent pas faire oublier l'hymne aux beautés de la nature américaine, au "réel merveilleux" qui définit, selon Carpentier, le continent américain et en particulier la Caraïbe, espace vital et moral pour les personnages, espace d'invention romanesque et poétique pour le romancier. Si Le Siècle des Lumières est devenu un classique de notre temps, pour notre temps, il doit cette sorte de promotion d'abord, à la formulation d'un impératif à la fois simple et exigeant : il appartient à l'homme "d'améliorer ce qui est"/mejorar lo que es, mais aussi à la force et à l'étonnante richesse de sa langue, à "des mots" qui, comme il est rappelé au début du roman, "ne tombent pas dans le vide".
La notion de création concerne à la fois le processus créateur, l'oeuvre aboutie et sa réception. La réalisation étant généralement différente de l'intention qui l'a suscitée, cet ouvrage s'interroge sur les raisons de cet écart et sur les obstacles rencontrés par l'artiste. Même si celui-ci aspire à créer quelque chose d'inédit, l'appropriation est indissociable du processus créateur. Cela dit, le référent comme les modalités d'appropriation sont d'une grande diversité. L'auteur montre ce qui se joue dans cette démarche et quels en sont les enjeux. L'oeuvre achevée poursuit ensuite son existence dans le regard du public, dont les interprétations et les réactions sont variées, souvent imprévisibles.