Juives et musulmanes. Genre et religion en négociation
Anteby-Yemini Lisa ; Bromberger Christian
KARTHALA
23,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782811112363
Lieu d'échanges et de conflits, de circulation et de confrontation des hommes, des biens, des savoir-faire, des langues et des idées, la Méditerranée invite à la comparaison des espaces, des temps, des pratiques. Son histoire, faite d'expériences à mettre au jour, incite à mesurer échecs et succès et à apprécier la part de la réalité, de l'utopie, du désenchantement et des anticipations fondatrices. Juives et musulmanes Genre et religion en négociation sous la direction de Lisa Anteby-Yemini Cet ouvrage, issu d'une recherche originale, présente une approche comparative, qui reste encore peu étudiée, sur les pratiques religieuses contemporaines des femmes juives et musulmanes. Chaque chapitre, rédigé «à quatre mains» par un(e) spécialiste du judaïsme et l'autre de l'islam, met en lumière convergences et divergences dans une analyse croisée de thématiques communes ayant trait au féminin. Les textes posent les questions de l'accès des femmes juives et musulmanes à l'espace du culte (mosquée, synagogue) et aux textes religieux (Torah, Coran, Talmud, Hadith), à leur étude et à leur interprétation, donnant lieu à de nouvelles exégèses féminines et à l'émergence de nouvelles fonctions religieuses (imams musulmanes, femmes-rabbins et autres rôles rituels) ; les débats sur le droit de la famille (mariage et divorce) et les stratégies de contournement de certaines normes ; les problématiques liées à la sexualité, la pureté, l'homosexualité féminine, l'avortement et la reproduction médicalement assistée, dans les textes sacrés et les pratiques des femmes dans l'islam et le judaïsme aujourd'hui. Lisa Anteby-Yemini, chargée de recherche au CNRS, Idemec - UMR 7307 (AMU-CNRS), est spécialiste des migrations en Méditerranée - notamment en Israël - et de l'anthropologie du judaïsme. Ont contribué à cet ouvrage : Annie Benveniste, Belkacem Benzenine, Marie-Laure Boursin, Christian Bromberger, Martine Gross, Hanane Sekkat Hatimi, Sandra Houot, Andrew Kam-Tuck Yip, Sonia Sarah Lipsyc, Barbara Peveling, Simona Tersigni, Emanuela Trevisan Semi, Liliane Vana, Nadine Weibel.
Nombre de pages
248
Date de parution
19/01/2015
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782811112363
Auteur
Anteby-Yemini Lisa ; Bromberger Christian
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20150119
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Communauté aux origines obscures, qui revendique l'héritage du roi Salomon et de la reine de Saba, les juifs d'Ethiopie ne cessent de fasciner. L'épopée de leur " montée " en Israël au milieu des années 1980 les a brutalement fait passer d'un mode de vie archaïque à l'ultra-modernité. Dans cet ouvrage appelé à devenir la référence en français, l'auteur fait le point sur ce qu'on sait de leur histoire ancienne et met surtout l'accent sur leur installation en Israël, la difficile question de leur intégration et les défis actuels. Elle montre en particulier comment leur identité en tant que nouveaux Israéliens, juifs et noirs, les place au carrefour de problématiques contemporaines : identité nationale ou religieuse, conscience de couleur et de genre, transnationalisme, re-diasporisation globalisation...
Les juifs d'Ethiopie, souvent connus sous le nom de Falachas, rêvaient d'atteindre la Terre promise. Quand le miracle se produit, cette " tribu perdue " se retrouve d'un jour à l'autre transplantée dans un univers où les façons d'habiter, de manger, de communiquer, de se soigner, de s'épouser ou d'enterrer ses morts lui sont étrangères. De retour en " terre ancestrale ", les exilés prennent aussi conscience pour la première fois d'être des " Noirs " parmi des " Blancs ". Qui plus est, leur pratique du judaïsme, qu'ils croyaient identique à celle de la population d'accueil, leur fait éprouver et mesurer leur différence. Mais c'est justement dans les façons de dire cette altérité qu'ils se construiront une identité et une citoyenneté israéliennes, tout en développant des liens avec leur pays natal et des identifications avec des diasporas noires. Issu d'un long travail de terrain, l'ouvrage suit pas à pas depuis leur arrivée en 1991 des immigrants éthiopiens en Israël, dont il relate au fil des jours les différentes étapes de l'intégration à la société israélienne. Parfois drôle, souvent touchante, cette chronique de vie et de recherche mêle l'analyse anthropologique à la narration des péripéties de ces paysans éthiopiens - plus de 85 000 actuellement en Israël - confrontés à l'urbanité, au judaïsme rabbinique, aux institutions étatiques et à la culture médiatique d'un Etat moderne. Ce faisant, l'auteur innove aussi bien en ce qui concerne l'anthropologie générale que pour l'étude des migrations ou des populations déplacées.
Anteby-Yemini Lisa ; Baby-Collin Virginie ; Mazzel
This book explores changes in the social, economic and political processes underpinning the mechanisms for the management of human mobility and cohabitation in the Mediterranean region, while suggesting comparisons with the situation in the Americas. It considers the public policies that introduce such mechanisms at state, region or city level, and also explores the way that populations adapt to, breach or find ways of working around these systems. The volume also attempts to evaluate the extent to which the reactions of the populations concerned can influence such systems. Relying on a historical perspective and covering a broad period of time from the nineteenth to the twenty-first century, this book questions the increasing influence of processes born out of globalization upon present readjustments of mobility and territorial configurations.
Trigano Shmuel ; Anteby-Yemini Lisa ; Barro Abdoul
Tout au long de l'histoire, des rencontres et des convergences se sont produites entre Juifs et Noirs. Cet ouvrage propose de guider le lecteur sur les traces d'une histoire marquée de liens forts. Il revient sur le fondement des relations existant entre ces deux univers, plus entrelacées qu'elles ne le laissent deviner. Le monde noir, en Afrique ou aux Amériques, a souvent trouvé dans les symboles culturels et religieux du judaïsme une source d'inspiration pour forger son identité : de l'histoire des amours du roi Salomon et de la reine de Saba, au récit fondateur du peuple juif - la sortie d'Egypte et la libération de l'esclavage - qui fut aussi un récit libératoire pour la condition noire. Le judaïsme s'est par ailleurs illustré en tant que tel au sein des populations africaines (Falashas...) et à l'époque contemporaine, les Noirs ont aussi trouvé des modèles dans les formes d'identité juive élaborées à travers l'histoire (diaspora, retour à la terre d'origine...). Comment et à travers quels éléments Juifs et Noirs se sont-ils rencontrés ? Comment se sont-ils transmis des savoirs, se sont-ils aidés à se construire ? Comment et pourquoi aujourd'hui tensions et malentendus prennent-ils parfois le pas ? Convergences, divergences : du mythe à la réalité, les auteurs de ce livre dressent le parcours d'une relation riche et complexe. Un ouvrage qui répond à des questionnements au c?ur de l'actualité.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.