Aujourd'hui comme hier, la vie politique suscite les sentiments et les passions, les amours et les haines. De tout temps, philosophes, historiens, psychologues se sont interrogés sur les dévotions à l'égard des chefs adulés ou sur les fureurs des révoltés. Cependant les affects politiques tendent, dans les sciences humaines d'aujourd'hui, à être considérés comme des dimensions secondaires, comme des conséquences des changements, et non comme des phénomènes à comprendre et à étudier. Mais notre monde que l'on dit post ou hyper-moderne engendre-t-il de nouvelles économies psychiques, d'autres passions ou d'autres formes d'apathies ? Des approches non positivistes, issues de la psychanalyse notamment, paraissent fécondes pour penser les conjonctures et les fanatismes actuels. Des situations diverses, au Brésil, en Pologne, aux Etats-Unis ou en France, peuvent contribuer au renouvellement de nos paradigmes.
Nombre de pages
353
Date de parution
19/06/2007
Poids
616g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296036604
Titre
Les sentiments et le politique
Auteur
Ansart Pierre ; Haroche Claudine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
616
Date de parution
20070619
Nombre de pages
353,00 €
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De tout temps on a décrit les peuples comme versatiles, brûlant aujourd'hui ce qu'ils ont adoré hier, entretenant un rapport passionnel avec leurs dirigeants. Aujourd'hui, on mesure la hausse et la baisse des cotes de popularité? et on s'interroge toujours sur l'aspect passionnel des rapports populaires à la chose politique. Pierre Ansart examine, en une succession de synthèses précises et fouillées, les auteurs qui ont décrit en cliniciens ces passions politiques et les moyens de les canaliser, voire de les utiliser : Confucius, Platon, saint Augustin, Machiavel, Tocqueville ou Raymond Aron, mais aussi corneille, Marx, Freud et Charles de gaulle. Au terme de ce parcours, on est surpris par la permanence des passions politiques à travers les siècles, et aussi par la nature de leurs cliniciens. Car le clinicien n'est pas un cynique, et son analyse, qui jaillit d'une insatisfaction à l'égard de l'ordre établi, vise à la diminution des souffrances communes, et à l'affirmation des valeurs de vie.
Les sociologies contemporaines Qu'est-ce que la sociologie aujourd'hui ? A entendre et à lire les sociologues, il est pratiquement impossible de répondre, tant les positions semblent éloignées les unes des autres. De ce foisonnement extrême, quatre courants principaux se dégagent : le structuralisme génétique (Pierre Bourdieu), la sociologie dynamique (Georges Balandier, Alain Touraine), l'approche stratégique (Michel Crozier), l'individualisme méthodologique (Raymond Boudon). Ces courants théoriques, qui inspirent directement ou indirectement de multiples recherches, répondent de façons divergentes à des problèmes essentiels : la nature des conflits sociaux, le fonctionnement des systèmes symboliques, la place des sciences sociales dans la cité. A travers ces débats, transparaissent, en réalité, des questions fondamentales de notre société, de notre expérience quotidienne, et des enjeux politiques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...