Art du discours politique. Edition bilingue français-grec ancien
ANONYME DE SEGUIER
BELLES LETTRES
63,00 €
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EAN :9782251005263
Les liens entre la rhétorique et le politique étaient dans l'Antiquité encore plus étroits que de nos jours. En effet, dans un monde où l'accès à l'écrit était réduit, la parole était le premier média de l'homme politique. Comment, dès lors utiliser à bon escient les ressors du discours politique ? Les théories foisonnaient, riches, nombreuses et souvent contradictoires. Pour y voir plus clair, des manuels, destinés aux futurs politiciens, rassemblaient et synthétisaient ces diverses théories. Notre texte, peut-être écrit dans la première moitié du IIIe siècle, est l'un des rares exemples de ces manuels qui nous soit parvenu. Il constitue pour nous un précieux témoignage non seulement pour le genre du manuel politique lui-même, mais aussi pour les nombreux textes qu'il cite et dont l'original est perdu. Il pourrait en outre s'agir d'un abrégé d'une somme rhétorique plus importante. Qu'est-ce qu'un enthymème ? L'exorde est-il indispensable ? Quelles sont les théories de Néoclès et des apollodoriens ? Comment convaincre un auditoire en période de crise ? Telles sont les questions, toujours d'actualité, auxquelles l'auteur, dont l'identité nous est inconnue, entreprend de répondre. Notre édition rassemble en un volume ce texte unique tant pour sa forme que pour son contenu. L'introduction fait le point des connaissances relatives au texte et fournit notamment une présentation complète des diverses théories rhétoriques. Les auteurs, cités ou mentionnés, sont présentés, de même que leurs textes. L'histoire de la tradition manuscrite est relatée en détail. Des notes éclairent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. L'ouvrage est en outre enrichi d'un Index Nominum, d'un Index Verborum, d'un Index des noms propres ainsi que d'une Table des lieux cités.
Nombre de pages
408
Date de parution
25/05/2005
Poids
324g
Largeur
125mm
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EAN
9782251005263
Titre
Art du discours politique. Edition bilingue français-grec ancien
Auteur
ANONYME DE SEGUIER
Editeur
BELLES LETTRES
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125
Poids
324
Date de parution
20050525
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L'histoire de l'oeuvre de l'Anonyme est déjà par elle-même extraordinaire. Pendant tout le XVème siècle, on ignore tout de son existence. Ce n'est qu'en 1516 qu'un premier manuscrit est retrouvé. Et l'étonnant est que cette découverte soit faite par Martin Luther lui-même, bien avant qu'il ne prenne ses distances avec l'Eglise. Deux ans plus tard, Luther découvre un deuxième manuscrit plus complet. Une nouvelle édition est publiée par ses soins en 1518 : "Je n'ai trouvé, écrit-il, aucun ouvrage sauf la Bible et saint Augustin, dans lequel j'eusse mieux pu apprendre ce que sont Dieu, le Christ, l'homme et toutes choses." Pour montrer à quel point ce texte résume toute la grande tradition spirituelle allemande, Luther n'hésite pas à lui donner un titre imposant : Theologia Deutsch, c'est-à-dire rien de moins que : La Théologie allemande. C'est sous ce nom d'emprunt que le texte sera sans cesse réédité en Allemagne et traduit dans l'ensemble de l'Europe. Il est publié pour la première fois en français en 1558 par Sébastien Castellion sous le titre : La Théologie Germanique, titre sous lequel il sera ensuite presque toujours cité et traduit en français. C'est malheureusement le cas encore des plus récentes traductions françaises : La Théologie Germanique, traduction faite par Maria Windstosser en 1911 dans le cadre d'une thèse de doctorat (réédité à l'identique par Le Fennec Editeur comme oeuvre de Martin Luther !..) ; Une Théologie Germanique, traduction d'un manuscrit tardif, celui de 1497, par Jean-Jacques Anstett, professeur honoraire de la Faculté des Lettres de Lyon (PUF, 1983). Le présent ouvrage rend à l'oeuvre de l'Anonyme son titre original : Le Petit Livre de la Vie Parfaite. Traduit sur la base des plus récentes éditions critiques et des manuscrits les plus anciens (le manuscrit de Dessau daté de 1477), il est présenté selon une lecture inédite qui suit à la fois le déroulement habituel du texte et y retrouve le cheminement d'une véritable initiation spirituelle.
Urs von Balthasar, le fameux théologien, disait que l'époque mystique tout entière - d'Eckhart à Fénelon en passant par Saint Ignace - était concentrée dans ces pages, offertes à toute spiritualité future. Rédigé dans les années 1740, le Traité où l'on découvre la vraie science de la perfection du salut a été publié pour la première fois en 1861 sous le nom d'auteur Jean-Pierre Caussade, jésuite, dont il fit la fortune. En réalité, ce texte n'est pas du Père Caussade. Nous le devons à une dame inconnue, de l'aristocratie de Nancy. Caussade s'imaginait en avoir fait sa disciple, il en était le protégé. Elève des mystiques et fille du siècle des lumières, elle invite son lecteur à déposer le joug des méthodes mystiques. Elle lui montre ce que c'est que le moment présent, et comment il contient ce que Dieu a de meilleur à nous donner. Ce texte d'une liberté merveilleuse, considère l'idéal du dévot, que le XVIIe siècle avait mis à l'ordre du jour et qui a dominé le christianisme français jusque dans l'entre deux guerres. Il en promulgue le déclin.
Qui suis-je ? Je ne peux répondre ! Alors je me replie sur mon désir. Que désires-tu ? La vérité. Qu'est-ce que la vérité ? " Dans un style sobre, un authentique pèlerin de Saint-Jacques, qui a accompli le trajet qui le séparait du Puy-en-Velay à la ville espagnole en dix ans, confie ses impressions, ses questions et ses doutes, sans oublier la fatigue du chemin, dans son carnet intime. Un livre indiqué pour ceux qui se posent des questions sur le sens de leur vie... Et ceux qui ne s'en posent pas forcément.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.