Sociologie de Jean-Marc Ela à partir du décryptage de l’oeuvre
Angoula Jean-Claude ; Loum Ndiaga ; Assogba Yao
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782336481937
Jean-Marc Ela est un grand, un géant et un baobab intellectuel africain. Dans son oeuvre immense, pluridisciplinaire s'entrecroisent anthropologie, sociologie, théologie, économie, épistémologie, méthodologie, plusieurs et différents champs d'étude et de recherche. Si de nombreux travaux ont été consacrés à la théologie d'Ela, très rares ont cerné, dégagé et présenté la sociologie d'Ela comme un courant de pensée des sciences sociales de l'Afrique d'expression française et dans toute la francophonie. Par la méthode d'explication de texte en sociologie qui permet le décryptage d'une oeuvre classique en sciences sociales, ce livre appréhende d'abord les notions-clef, les éléments épistémologiques ainsi que le paradigme qui fondent l'appareillage théorique et méthodologique de la sociologie de Jean-Marc Ela. Ensuite, l'ouvrage montre comment la sociologie élanienne appréhende les rationalités et les pratiques sociales des populations africaines exploitées et opprimées (le Monde d'en bas) face aux problèmes sociaux qu'elles vivent.
Nombre de pages
186
Date de parution
29/08/2024
Poids
286g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336481937
Titre
Sociologie de Jean-Marc Ela à partir du décryptage de l’oeuvre
Auteur
Angoula Jean-Claude ; Loum Ndiaga ; Assogba Yao
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
286
Date de parution
20240829
Nombre de pages
186,00 €
Disponibilité
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Angoula Jean-Claude ; Lalèyê Issiaka-Prosper ; Dio
Pourquoi étudier les relations entre l'Eglise et l'Etat au Sénégal ? Au Sénégal, comme dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, l'Eglise et l'Etat évoluent dans un environnement où l'un des traits majeurs de la réalité sociale est la crise économique et ses conséquences sur la vie de nombreuses familles et communautés locales. Le principal objectif de l'auteur n'est pas d'analyser les modalités de cette crise, mais de souligner les rapports de deux acteurs de développement que sont l'Eglise et l'Etat. Trois composantes des relations ecclésio-étatiques sont retenues : les stratégies et formes d'organisation de l'Eglise sénégalaise pour survivre dans un milieu où elle n'est pas majoritaire, l'intégration de ces stratégies dans la politique économique et sociale de l'Etat et les solutions apportées aux crises, aux conflits et aux tensions ayant marqué les rapports entre les deux institutions sous le régime du président Abdoulaye Wade. Les relations entre Eglise et Etat posent à tous les acteurs oeuvrant au développement des questions. Ce partenariat, quelle que soit sa forme, est mis à l'épreuve de l'environnement social.
Depuis plusieurs décennies, certains Etats d'Afrique ne connaissent que des dirigeants issus d'une même famille biologique. Enjeu essentiel du développement des pays au sud du Sahara, le pouvoir politique peut être désormais interprété selon les successions dynastiques et le phénomène des cénacles familiaux. Cette étude ne se limite pas seulement aux frontières de l'Afrique. Elle porte sur les réformes pour pacifier les relations sociales et éviter la disparition de nombreuses familles pauvres au profit de quelques familles riches.
La mobilité est un élément constitutif de la mission chrétienne, en tant que mouvement mondialisé. L'orientation nord-sud la caractérise tant que l'Occident se répand dans le monde pour diffuser le message chrétien. Depuis le milieu du XXe siècle, de nouvelles mobilités missionnaires apparaissent, au moment où les pays du sud entrent dans un processus d'indépendance politique. Un mouvement d'inversion de la mission paraît alors s'esquisser, mais d'autres types de mobilités missionnaires transnationales apparaissent. L'objectif de cet ouvrage consiste à les recenser en les plongeant dans l'histoire globale. Le premier d'entre eux remet le continent européen en état de mission, lui qui s'est perçu pendant un millénaire et demi comme chrétien. La sécularisation et la décolonisation obligent, ensuite, à repenser les modèles et les stratégies missionnaires traditionnels. Les Eglises du sud étant désormais en mesure de donner après avoir reçu, entrent alors dans le mouvement avec la perspective d' "une mission de partout vers partout" . Mais les échanges qui mondialisent désormais la mission obéissent à des motivations diverses, portés par des mouvements de populations dont l'immigration sud-nord n'est qu'un aspect parmi d'autres. L'ouvrage se termine sur l'examen de mobilités missionnaires liées à des crises mondiales : guerres, dénis culturels, exodes continentaux, exils intercontinentaux, ouvrant ainsi la réflexion sur le lien entre mission et détresses humaines.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...