Cartouche, Mandrin et autres brigands du XVIIIe siècle
Andries Lise
DESJONQUERES
29,40 €
Epuisé
EAN :9782843211256
Escrocs et voleurs de grand chemin, contrebandiers et membres de la pègre urbaine, mais aussi voleurs de poules et de linge séchant le long des haies, les brigands forment un monde bigarré dont les aspects pittoresques ne peuvent faire oublier ni la violence ni le sordide. Car c'est la peur du lendemain, la misère et les guerres qui favorisent l'apparition de bandes. À la suite des grands débats sur la justice, apparaît au XVIIIe siècle toute une littérature criminelle de faits divers constituée de feuilles volantes, de brochures, de mémoires judiciaires, de chansons et de gravures. Les grands brigands comme Cartouche et Mandrin deviennent alors des héros populaires, figures ambivalentes de la liberté et de la révolte. Dans le monde judiciaire, le fantasme des brigands agissant contre l'Etat est vivace. Puis, lorsque la menace des brigands s'efface peu à peu de la vie quotidienne, ils entrent en force dans l'imaginaire comme symbole d'une liberté radicale. Ce livre réunit des textes d'historiens et de littéraires montrant, à partir d'une multiplicité de sources qui vont des interrogatoires et des rapports de police aux romans, comment les brigands font partie intégrante de la réalité économique et des préoccupations quotidiennes des hommes et des femmes du XVIIIe siècle.
Nombre de pages
388
Date de parution
20/05/2010
Poids
510g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782843211256
Titre
Cartouche, Mandrin et autres brigands du XVIIIe siècle
Auteur
Andries Lise
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
141
Poids
510
Date de parution
20100520
Nombre de pages
388,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, l'apprentissage des savoirs se transforme considérablement et s'accompagne d'une redistribution des champs de la connaissance. La notion de " savoirs " s'en trouve par là même modifiée. Cet ouvrage étudie l'évolution des savoirs, à la fois dans le domaine des sciences humaines qui émergent alors, comme l'anthropologie ou la géographie, et à partir de connaissances plus diffuses, à la limite parfois du scientifique et du magique, telles les expérimentations faites sur l'électricité. Le XVIIIe siècle, qualifié avec raison d'âge des dictionnaires, est une période où l'on se passionne pour la mise en ordre de l'univers et pour l'établissement de nomenclatures. L' " Encyclopédie " de Diderot est le témoignage le plus brillant de ce nouvel état d'esprit. Au me siècle, cet encyclopédisme raisonné continuera d'inspirer les principaux courants intellectuels, des saints-simoniens aux penseurs catholiques.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de petits livres de colportage, imprimés à la hâte sur un papier de mauvaise qualité, sont vendus par milliers d'exemplaires dans toutes les classes de la société. Ces livres - souvent appelés Secrets - traitant parfois pêle-mêle sur une même page de cuisine, de médecine, de métiers, de magie ou d'astrologie, constituent une sorte d'encyclopédie qui permet à chacun de répondre aux soucis et aux nécessités de la vie quotidienne. Aux principales connaissances scientifiques et techniques d'alors s'amalgament ainsi un ensemble de recettes pratiques, pour la plupart fort anciennes, et tout un système de croyances traditionnelles. Analysant avec finesse cette première tentative de vulgarisation du savoir par l'écrit, Lise Andries met au jour, d'un point de vue original, toute la géographie mentale de l'ancienne France.
Installée dans le cadre privilégié du domaine de Mont-Louis, la bibliothèque abrite quelque 40000 documents relatifs aux multiples aspects de l'?uvre et de sa réception iconographie, manuscrits, éditions originales et de bibliophilie, fonds musical et botanique, études et commentaires, articles de presse. Dans cette bâtisse du XVIIIe siècle, jouxtant le jardin de Jean-Jacques et dominant la vallée de Montmorency, la bibliothèque accueille toute l'année des chercheurs auxquels il est proposé une aide attentive et personnalisée bibliographies thématiques, recherches documentaires spécifiques... La bibliothèque est le siège culturel de l' " Equipe Rousseau " du C.N.R.S. et du Groupe de Recherches sur les Papiers Dubin.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c'ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.