Écrit un an après la publication d'Ulysses et cinq avant celle de Macounaïma, Mémoires sentimentaux de João Miramar tient tout à la fois du Père Ubu et de M. Antipyrine, de W. Maïakovski et de Ribemont-Dessaignes. "Oswald de Andrade, rappelle Haroldo de Campos, y fait usage d'un langage parodique, pour caricaturer une société provinciale et fainéante, dont le baromètre était la hausse du café." Employant volontiers la technique du montage cinématographique et du collage, Oswald de Andrade, ingurgitant puis digérant les expériences modernistes qui incendiaient alors l'Europe, créé ici sous le signe de l'anthropophagie, un véritable dadaïsme tropical : "Tupi or not Tupi, that is the question !" Dans Séraphin Grand Pont (1929-1933), il pousse encore plus loin les caractéristiques du langage et de la caricature sociale. Antonio Candido verra dans cet éclatement rabelaisien "une somme satirique de la société bourgeoise au Brésil", et Mario da Silva Brito "le livre le plus ?mal embouché? de la langue portugaise." "Contre les Conservatoires et l'ennui", il était donc nécessaire d'adjoindre à ces deux romans les Manifestes anthropophages publiés par Oswald de Andrade entre 1924 et 1929.
Nombre de pages
318
Date de parution
19/11/1992
Poids
400g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782080644107
Titre
Anthropophagies...
Auteur
Andrade Oswald de
Editeur
FLAMMARION
Largeur
140
Poids
400
Date de parution
19921119
Nombre de pages
318,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce recueil est original et inclassable, il nous relie à la nature, à nous même. Ces quelques graines pour la route sont des textes poétiques et philosophiques, des historiettes et des contes qui nous emportent dans un voyage singulier à travers la nature et sa beauté, afin d'éclairer notre propre chemin et nous relier à l'enfant admiratif qui est en chacun de nous. Au fil des saisons, nous remontons le temps, visitons notre histoire, nous réconcilions avec elle. Nous nous ouvrons à la nature et ses beautés, et nous nous éveillons aux potentiels qui sont en nous. Nous cherchons l'amour et la lumière, traversons l'ombre et tout est bien. Nous avançons du mieux possible, ce n'est qu'une traversée pour nous épanouir, ouvrir notre coeur et notre esprit à des pensées créatives, bonnes et bienfaisantes, à la gratitude. Et pendant ce temps-là, dans les prairies, les champs, les forêts et nos jardins, les fleurs bien qu'éphémères nous offrent leur beauté, leurs parfums et leur vie. Et la vie chante en nous tous, elle nous aime tant.
Andrade Eugénio de ; Quillier Patrick ; Chandeigne
Eugénio de Andrade est actuellement le poète le plus populaire au Portugal et, après Pessoa, le plus traduit dans le monde. Il est aussi l'un de ceux qui a su imposer sa singularité en traversant la "galaxie Pessoa" sans demeurer dans la dépendance de ce fabuleux champ d'attraction mentale. Aux vicissitudes, aux drames, aux terreurs de l'identité et du manque d'être, il a substitué l'évidence du désir. Il a inventé un langage du corps, musical et ascétique, sensuel et cristallin, qui transmet, instant après instant, sa façon d'être au monde. Les doigts jouent avec la lumière de marsla mort n'a pas de prise sur le corpslorsqu'on tient le soleil endormi dans ses bras. Le corps, pourtant, est un dieu périssable, et ayant célébré cette "matière solaire" de la beauté physique, Eugénio de Andrade éprouve "le poids de l'ombre" qui, à l'approche du crépuscule, vient parfois ralentir l'élan. Alors, avec une admirable simplicité, il sait doter sa nostalgie des accents de la lucidité, mais sans jamais renier son credo initial : C'est ce qui t'aveugle, le soleil de la peau... Cet éblouissement reste sa vraie lumière.