Anderson Perry ; Filippi Natacha ; Vieillescazes N
AMSTERDAM
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EAN :9782350960180
La notion de postmodernisme n'a jamais véritablement fait irruption dans le débat théorique français. Après l'acte fondateur lyotardien, et en grande partie à cause de lui, elle n'a plus guère servi que de simple marqueur culturel: une oeuvre, un édifice, un motif théorique se sont ainsi vu qualifiés de "postmodernes", pour vanter, ou au contraire stigmatiser, leurs attributs formels ou leur propension au "relativisme". Et la fin des grands récits "est devenue la formule magique censée exprimer la vérité de notre temps. Pour mettre enfin un terme à ces usages stériles, Les Origines de la postmodernité retrace l'histoire de cette notion, depuis les milieux de l'avant-garde littéraire de l'Amérique hispanique dans les années 1920, jusqu'aux courants post-marxistes européens, avec Lyotard à Montréal en 1979, puis Habermas à Francfort en 1980. En 1982, à New York, Fredric Jameson lui fait subir une mutation fondamentale: désormais, le postmodernisme désignera l'hypothèse d'une rupture épochale. Selon Perry Anderson, Jameson est ainsi celui qui a su montrer la cohérence globale de notre époque globalisée, dont la caractéristique majeure tient, selon lui, à la subordination tendancielle de la culture à la logique d'accumulation du capital. La sphère esthétique, par laquelle s'appréhende le monde, est ainsi, selon Jameson, massivement colonisée et aujourd'hui incapable de trouver l'espace dans lequel continuer d'exprimer une transgression ou de tendre vers une alternative. Le postmodernisme, tel que le présente dans ce livre Perry Anderson, confine au système parfait, un système en mesure d'intégrer à la logique de sa perpétuation ses propres" dysfonctionnements "."
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Nombre de pages
185
Date de parution
17/04/2010
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350960180
Titre
Les origines de la postmodernité
Auteur
Anderson Perry ; Filippi Natacha ; Vieillescazes N
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
20100417
Nombre de pages
185,00 €
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Anderson Perry ; Letellier Dominique ; Niémetz Ser
Dans cet essai, Perry Anderson livre un exposé synthétique du développement des théories marxistes en Europe occidentale, entre le début des années 1920, marqué par l'échec des soulèvements prolétariens à l'Ouest et l'isolement de la révolution russe à l'Est, et la fin des années 1960. Il s'efforce de définir les coordonnées générales d'un "marxisme occidental" qu'il s'agit de distinguer à la fois du "marxisme classique" de Marx, Lénine, Luxemburg ou Trotsky et du "marxisme officiel" du bloc soviétique tel qu'il s'était cristallisé sous Staline. L'ouvrage, qui embrasse l'ensemble de la galaxie marxiste entre 1920 et 1910, s'arrête en particulier sur les oeuvres de Lukacs, Korsch, Gramsci ; d'Adorno, de Marcuse et Benjamin ; de Sartre et d'Althusser ; de Della Volpe et Colletti. Tout en faisant droit à la diversité des traditions et en soulignant les innovations propres à chacune, Anderson reconstitue l'unité structurelle du " marxisme occidental" et en offre un bilan à la fois théorique et politique.
Dans le contexte de la montée générale du néolibéralisme, l'autosatisfaction des élites européennes et de leurs porte-parole accompagne le mépris des populations. A ce niveau, l'absence d'un réel clivage politique empêche l'émergence d'une véritable sphère publique en Europe. La bonne conscience entretient les illusions, comme celle d'une autonomie vis-à-vis des Etats-Unis. Entre la réalité d'un régime politique produisant des effets plus ou moins uniformes sur l'ensemble de son territoire et l'intensité incomparablement supérieure de la vie interne de chacune des nations qui la composent, l'Europe ressemble beaucoup à un objet impossible. Ce livre veut contribuer à rompre le concert d'échos médiatiques qu'est aujourd'hui l'Union européenne pour en faire un objet de véritables choix politiques. L'historien britannique Perry Anderson rassemble ici quinze ans d'observations et de réflexions pour retrouver le fil rompu des grands penseurs politiques de l'Europe. Alternant les points de vue généraux sur l'organisation du continent et sur les réalités nationales, il envisage aussi bien la question des origines historiques que les enjeux les plus actuels - comme l'élargissement vers l'Orient. Une partie du chapitre consacré à la France est déjà parue sous le titre La Pensée tiède (2005), ici actualisée et replacée au sein d'une réflexion globale sur place de la vieille Europe dans le nouvel ordre mondial.
Présentation de l'éditeur Si le XXe siècle fut domine par la trajectoire de la Révolution russe, le XXIe sera façonné par les conséquences de la Révolution chinoise. L'Etat soviétique, né de la Première Guerre mondiale, vainqueur de la Seconde, vaincu dans une copie refroidie de la Troisième, se décomposa après sept décennies sans grand fracas. Le contraste avec les résultats de la Révolution chinoise est saisissant. Courtisé par ses anciens ennemis tout autant que par ses alliés, l'empire du Milieu est désormais une puissance dont la présence s'étend sur tous les continents.
Le pouvoir dont disposait la Maison-Blanche n'a jamais cessé de croître. Entre l'époque de Truman et celle de Reagan, le personnel de la présidence a été multiplié par dix. La CIA, qui s'est développée de façon exponentielle depuis sa création en 1949, est une armée privée à la disposition du Président. Les "déclarations de signature" lui permettent de vider de leur substance les lois votées par le Congrès. Obama a hérité de ce système arbitraire de pouvoir et de violence, et il l'a même étendu. Comme le dit Benjamin Rhodes, rédacteur de ses discours : "Ce que nous essayons de faire, c'est que les Etats-Unis soient encore les leaders pendant les cinquante ans à venir." Mais le Président n'est pas homme à se contenter d'une moitié de siècle : ce siècle-ci tout entier, a-t-il expliqué, sera comme le précédent, le siècle des Etats-Unis.
N'en déplaise à ses contempteurs, la classe est une catégorie indispensable à la compréhension des sociétés humaines. Dans cet ouvrage, Erik Olin Wright propose une évaluation minutieuse de la pertinence et des limites de la catégorie de classe pour expliquer le fonctionnement des sociétés. Cette défense de la portée heuristique de l'analyse de classe centrée sur l'exploitation est fondée sur l'étude empirique de la structure sociale de plusieurs pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, le Canada, la France, la Norvège et la Suède. Elle passe par l'exploration de trois problèmes interconnectés : les caractéristiques et les variations de la structure de classe elle-même ; la relation entre classe et genre en tant qu'aspects de la structure sociale ; le lien entre structure de classe et conscience de classe, c'est-à-dire la compréhension que les individus ont de leurs intérêts de classe. Loin des affirmations grandioses du matérialisme historique orthodoxe (par exemple de l'idée selon laquelle la dynamique du capitalisme pointerait dans la direction d'un avenir socialiste), Wright s'attache à mettre au jour la manière dont la classe influe sur de nombreux aspects de la vie sociale, des réseaux de sociabilité à la mobilité sociale en passant par le travail domestique. Soulignant les dimensions spécifiques des différentes sociétés capitalistes étudiées, il montre que si la classe n'est pas partout et toujours le facteur explicatif le plus important, elle constitue néanmoins, par-delà sa dimension normative, un facteur structurant de la vie sociale.