L'écrivain portugais José Saramago est d'ores et déjà un grand nom de la littérature mondiale, récompensé par le prix Nobel de littérature en 1998. En tant que citoyen et homme du monde, il est également connu pour son scepticisme à l'égard de la société occidentale actuelle et pour son engagement politique. Ses prises de position énergiques transparaissent d'ailleurs dans ses romans, dont certains ont ému l'opinion publique. Mais quels sont les liens entre le roman saramaguien et la société ? En fait, plus qu'une oeuvre engagée, l'auteur propose une réflexion profonde sur l'homme, l'histoire, les fondements de notre identité et de notre morale. Ainsi, l'écrivain se fait philosophe, essayiste, assignant au roman un rôle particulier : celui de penser. A travers une pratique éclairée, José Saramago contribue donc à définir le genre romanesque à l'heure actuelle (son rôle, ses formes, ses enjeux...), sans pour autant renoncer à raconter des histoires captivantes. Le romancier unit ainsi la théorie et la pratique pour explorer le réel à travers la fiction, par le biais d'une écriture marquée par la transgression et l'ironie. Qui sait, peut-être la fiction est-elle à même de nous aider à répondre aux questions essentielles : Qui sommes-nous ? Comment appréhender le monde dans lequel nous vivons ? Comment améliorer la société ?
Nombre de pages
293
Date de parution
04/05/2010
Poids
365g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296115835
Titre
José Saramago. Art, théorie et éthique du roman
Auteur
Amorim Silvia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
365
Date de parution
20100504
Nombre de pages
293,00 €
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La parole qui rend bête est celle qu'on retrouve dans la publicité, au supermarché, mais aussi dans les moyens de transport, les pharmacies et toute sorte de situations quotidiennes. Elle s'adresse à moi, mais elle dit Je à ma place en me volant, du coup, ma place de destinataire et ma place d'auteur susceptible d'une éventuelle réponse. On la retrouve aussi lorsque l'on s'adresse à des services, une banque ou une compagnie aérienne par exemple, où, au lieu de pouvoir parler à un sujet, on tombe sur une machine. Mais, s'il y a une parole qui rend bête, il y a bien une autre qui rend intelligent. Cette parole est porteuse de mémoire collective, ce que l'on désigne communément par culture. Elle se transmet entre les sujets par des actes singuliers et signés. Bref, nous sommes dans le combat entre la bêtise et la culture, qu'il s'agit de mener tous les jours.
Pour tous ceux qui sentent l'emprise grandissante du discours bête et qui cherchent à comprendre comment il fonctionne pour mieux y échapper, voici un texte philosophique qui procède d'une déambulation dans la ville, comme autrefois Socrate déambulait dans la Cité, en s'arrêtant dans certains endroits sensibles et en commentant à vif certains problèmes liés aux discours qui se profèrent et aux paroles qui s'échangent. Ici, la déambulation se fait avec le lecteur qui se trouve donc embarqué dans une aventure: voir ce qu'il ne voyait pas, entendre ce qu'il n'entendait pas et comprendre ce qu'il ne comprenait pas. Cela donne un côté vif et très plaisant à la lecture en évitant les pesanteurs démonstratives et trop abstraites. Bref, ce texte ne philosophe pas "à l'allemande" avec des démonstrations purement conceptuelles, mais "à la française" avec un petit côté Neveu de Rameau... et parfois même un peu "à la brésilienne" (où, par exemple, les objets peuvent parler).
Depuis un certain temps, la banlieue, indissociablement liée à toutes les grandes villes de la société contemporaine, est à la une des médias. Mais de quelle banlieue parle-t-on dans ces images et dans ces discours ? Quelle logique préside à ces constructions ? Quelles valeurs sont en jeu ? Peut-on, dans certains cas, dégager une esthétique de la banlieue ? Peut-on, dans d'autres, parler d'une politique de l'image ? Des chercheurs français et brésiliens analysent ici des images et des discours produits d'un côté dans le domaine artistique (photographie, cinéma) ou journalistique et de l'autre par les habitants eux-mêmes de la banlieue. Certaines expériences qu'ils ont menées sur le terrain, comme l'initiation à des techniques (la vidéo) et à des modes d'expression (le théâtre), invitent le lecteur à un regard plus critique et mieux fondé par rapport aux images véhiculées couramment par les médias. Les auteurs ébauchent ainsi des pistes pour ouvrir un dialogue avec ceux qui connaissent le terrain des banlieues dans sa richesse et sa complexité.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.