Depuis le premier regroupement des Alcooliques anonymes en 1935, l'application grandissante de son idéologie et de ses principes philosophiques a été fulgurante. Derrière l'anonymat des joueurs invétérés, des divorcés et séparés (ANO-SEP), des dépressifs, des acheteurs compulsifs, des dépendants affectifs ou amoureux, des enfants - adultes - d'alcooliques, des narcomanes, des schizophrènes, des outremangeurs, des bourreaux de travail (workaholics), des victimes d'inceste, se cache un processus de socialisation du statut de malade. Dernièrement, de nouveaux groupes anonymes ont vu le jour: le déficient attentionnel anonyme (DAA); le double rétablissement anonyme (DRA); l'artiste en "guérison" avec les 12 étapes (ARTS); le pharmacien anonyme international (IPA); l'internaute anonyme (LA); le vulgaire anonyme (VA). Comment expliquer que, malgré l'augmentation du nombre de regroupements anonymes, l'incidence des problèmes de dépendance continue à croître? Peut-on parler de succès? Quels sont les acteurs, les idées et les dynamiques qui permettent la construction sociale du discours des AA? Existe-t-il d'autres options à ce mode de gestion des problèmes sociaux liés aux dépendances qui ne considèrent pas leurs membres comme des personnes souffrant de perte de contrôle sur une base permanente? Basé sur des travaux scientifiques et cliniques, ce livre aborde ces questions et nous invite à un débat sur les idées, les discours, les faits scientifiques et les dynamiques de groupe, et ce, dans le plus grand respect envers les membres de ce grand mouvement social d'entraide. Selon une approche qui permet de travailler de concert avec les personnes et non les problèmes, à savoir, les compétences au détriment des carences permanentes "une fois dépendant, toujours dépendant", l'auteur nous convie à explorer d'autres avenues privilégiant le développement du pouvoir d'agir des gens et de leur réseau familial et social.
Date de parution
21/01/2010
Poids
228g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782760524644
Titre
MONDE DES AA
Auteur
AMNON JACOB S
Editeur
PU QUEBEC
Largeur
152
Poids
228
Date de parution
20100121
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les espaces de jeux de hasard et d'argent connaissent, depuis quelques décennies, une fulgurante expansion. Alors que les études scientifiques à travers le monde démontrent que l'accessibilité aux espaces de jeux contribue à augmenter certains problèmes psychosociaux, le discours dominant continue de s'appuyer sur des stratégies parfois douteuses pour légitimer une politique de statu quo et de laisser faire. Dans la mesure où les gouvernements impliqués dans la promotion du jeu sont aussi censés protéger les populations et l'intérêt public, des conflits d'intérêt et des contradictions fondamentales dans leurs propos méritent d'être soulignés. A qui profitent réellement les jeux de hasard et d'argent ? Le jeu compulsif est-il essentiellement causé par un désordre individuel d'impulsion ou n'est-il pas également influencé par les man?uvres d'une industrie dont le but premier est l'augmentation des profits ? Ce livre démontre que le phénomène de la dépendance est d'abord un problème social. Au concept de pathologie et de maladie du jeu compulsif, qui accentue les problèmes de dépendance du joueur en exagérant ses carences (une fois joueur, toujours joueur), l'auteur oppose une approche qui met plutôt en valeur les forces des individus dans leur style de vie, leur milieu familial, social et professionnel. A travers un survol des réalités socioculturelles du jeu compulsif ailleurs dans le monde, il met également en lumière le fait que la dépendance au jeu est aussi inscrite dans la culture. Des pistes d'intervention pour accompagner les personnes dépendantes et leurs proches complètent l'ouvrage.
Le discours dominant sur l'alcoolisme tenu par la communauté médicale nord-américaine et repris par les Alcooliques Anonymes à travers le monde soutient que la personne dépendante est en fait une personne malade. Cette conception pathologique du phénomène des dépendances a des effets pervers non seulement sur l'individu en question mais aussi sur ses proches et son milieu social. Prétendre ainsi que l'alcoolisme est une maladie devant laquelle la personne est en perte de contrôle (une fois alcoolique, toujours alcoolique), c'est affirmer d'avance l'échec d'un individu à pouvoir se reprendre en main et considérer que la seule prescription possible est l'abstinence totale. La médicalisation de l'alcoolisme contribue ainsi à déresponsabiliser et à déculpabiliser l'individu et son réseau sociofamilial en ne lui offrant pas les moyens réels de s'en sortir. Au contrôle croissant de l'approche médicale, l'auteur oppose une approche qui met en valeur les compétences des êtres humains et leur capacité de procéder à des changements dans leur style de vie et dans leur milieu social, familial et professionnel. En privilégiant une approche fondée sur la réduction des méfaits, l'auteur réussit à démontrer que l'accompagnement personnel ou thérapeutique des individus souffrant de dépendances est possible et constitue une avenue viable et durable. Ce livre veut susciter une prise de conscience pour que de nouvelles approches s'inspirent plus des forces des individus que de leurs faiblesses.
En Palestine, juifs et musulmans ont longtemps vécu ensemble avec harmonie. Lors du partage en 1947 en deux territoires distincts, l'un arabe, l'autre juif, cette cohabitation s'arrête brutalement. Juifs et arabes sont-ils condamnés à une guerre sans fin ? Sous l'Empire ottoman (1516-1917), juifs et musulmans vivent pacifiquement à l'intérieur du cadre défini par la charia. Vers la fin du XIXe siècle, ces traditions de vie commune disparaissent peu à peu avec l'arrivée des premiers colons sionistes. La période du mandat britannique (1918-1948) transforme les relations entre les deux communautés et sème les germes du conflit meurtrier qui déchire le pays à la suite de la résolution du 29 novembre 1947 des Nations unies sur le partage de la Palestine entre les arabes et les juifs. Depuis, les deux peuples ne cessent de s'affronter dans un conflit qui apparaît comme l'un des plus longs de l'histoire contemporaine. Grâce aux archives des minutes du tribunal islamique de Jérusalem, Amnon Cohen retrace l'histoire de la Palestine depuis la conquête du territoire par les Arabes musulmans au Vile siècle jusqu'à la création de l'Etat d'Israël en 1948. Sans parti pris, il démontre qu'en prenant la voie du compromis au lieu de la confrontation, la coexistence entre juifs et arabes peut être rétablie.
Y a-t-il une contradiction irréductible entre "Etat juif" et "Etat démocratique" ? Le caractère juif des symboles officiels d'Israël contredit-il les principes de l'égalité civique ? La Loi du retour est-elle une anomalie dans le monde démocratique ? L'existence d'un lien organique entre Israël et les Juifs de la diaspora est-elle un phénomène exceptionnel ? De quelle manière un Etat-nation qui abrite une importante minorité nationale peut-il être l'Etat de tous les citoyens ? Toutes ces questions sont analysées et examinées à la lumière du droit international, du principe des peuples à disposer d'eux-mêmes et des normes contemporaines relatives aux droits de l'homme. Cet ouvrage entend montrer que nier le droit du peuple juif à son propre Etat-nation, aux côtés d'un Etat qui réalise le droit à l'autodétermination du peuple palestinien, revient à fouler aux pieds cette égalité civique que l'on prétend défendre. Une analyse doublée d'une interrogation liée à l'actualité.
Depover Christian, Karsenti Thierry, Komis Vassili
A partir d'un fil conducteur articulé sur la notion d'outil à potentiel cognitif, les auteurs tentent de revisiter la vision trop classique que les éducateurs se sont souvent construite des technologies. Leur réflexion s'inscrit dans un large mouvement qui conduit à revoir de manière fondamentale les buts de l'action éducative. Dans un contexte de renouveau pédagogique global, ils espèrent montrer comment les technologies peuvent contribuer à rencontrer les ambitions de l'école d'aujourd'hui, qui ne prône plus uniquement la connaissance des faits ou des principes, mais bien la capacité à retrouver ces faits à partir d'une ressource pertinente ou à mettre en oeuvre certains principes pour résoudre de vrais problèmes dans des contextes signifiants. Tout en s'inscrivant dans les perspectives dégagées par de nombreux auteurs reconnus, la vision proposée ici fait une large place aux contextes humains dans lesquels les technologies doivent prendre place. Biographie de l'auteur CHRISTIAN DEPOVER est professeur à l'Université de Mons-Hainaut (Belgique) et à l'Université libre de Bruxelles. Il anime un centre de recherche et de développement consacré aux usages des technologies en éducation et au e-learning (Unité de technologie de l'éducation). Il agit également à titre de consultant auprès d'organisations internationales.THIERRY KARSENTI, M.A., M. Ed., Ph. D., est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) en éducation. Il dirige également le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) et est professeur titulaire à l'Université de Montréal.VASSILIS KOMIS est professeur associé au Département des sciences de l'éducation à l'Université de Patras (Grèce).
Caroline Bouchard, Ph D, est psychologue du développement de l'enfant, professeure agrégée et chercheuse au Département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval. Elle enseigne notamment au baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire, bien qu'elle ait déjà donné des cours dans le cadre de la formation initiale et continue auprès d'éducatrices, du personnel responsable de la pédagogie et de gestionnaires en services de garde pendant cinq ans à l'Université du Québec à Montréal. Nathalie Fréchette, M Ps, en psychologie, est professeure au Département de psychologie au Collège Édouard-Montpetit où elle enseigne, entre autres, le développement de l'enfant aux étudiantes du programme de techniques d'éducation à l'enfance.
Le présent ouvrage actualise la conception des interactions entre les professionnels des relations publiques et les journalistes. Il revisite les approches dites traditionnelles et propose d'autres perspectives pour appréhender les nouvelles dynamiques suscitées notamment par la révolution numérique. Entretiens avec les acteurs, analyses de corpus et enquêtes en ligne constituent quelques-unes des méthodes utilisées par les auteures pour scruter les échanges et les particularités de différents contextes de travail.