Ce livre est essentiellement constitué par les propos de malades rencontrés à l'hôpital psychiatrique. Lors d'un entretien, chacun a bien voulu livrer ce qui l'habite, le déserte ou l'envahit, les mauvaises rencontres qu'il a faites comme les solutions singulières qu'il est parfois en voie de réinventer ou qui se dégagent de l'entretien lui-même. Deviser à bâtons rompus, selon le style de ces entretiens, ne consiste pas à laisser parler sans discernement, à se soumettre à la métonymie du discours, ni à interroger chaque propos du patient. L'analyste assure la direction de l'entretien, et s'il laisse se dérouler la chaîne signifiante, il reste attentif à l'émergence d'un propos singulier, à un achoppement langagier, comme aux signes d'un débranchement subtil ayant entraîné l'exclusion du lien social et à partir desquels s'ordonnent les phénomènes avec lesquels le sujet est aux prises et ses réponses à l'impossible qu'il a rencontré. Les "présentations de malades" , comme Lacan les appelle, restent l'exemple d'une pratique et d'un enseignement inédits au coeur des Antennes, Collèges et Sections cliniques du Champ freudien dans le monde. Lacan les définit comme "cette sorte d'exercice qui consiste à écouter des patients, ce qui évidemment ne leur arrive pas à tous les coins de rue" . Ce livre fait la démonstration de leur nécessité.
Nombre de pages
168
Date de parution
05/12/2025
Poids
220g
Largeur
13mm
Plus d'informations
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EAN
9782374710686
Auteur
Amirault Monique
Editeur
HUYSMANS
Largeur
13
Date de parution
20251205
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
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Dénué du lustre de Picasso ou de Dubuffet, Gaston Chaissac éblouit, déroute et enchante. Avec Monique Amirault, nous découvrons, dans sa correspondance, ses astuces inouïes pour se situer dans le monde, se faire un corps et tisser un lien social inédit à partir de sa création protéiforme. De la marge où il campe, Chaissac tempête et sème des milliers de lettres à tous vents. Il balaie les semblants, les épluche allègrement et récupère de divins détritus, matière à une écriture pimentée d'ironie. Contre l'usage normatif du langage et le jargon savant, il file une langue singulière, se fait expérimentateur de discours, hérésiologue, poète épistolier. Ce bricoleur de réel trouve ainsi en son symptôme sa boussole. A l'heure où de pseudo-scientifiques prétendent éradiquer le réel, réduire l'humain à une machine sans symptôme ni inconscient, Chaissac fait valoir l'invention hors norme : les gens normaux n'ont jamais rien fait d'extraordinaire.
Quelle solution au réveil de la France ? C'est si simple : faire confiance aux hommes, et notamment aux acteurs du terrain, tous entrepreneurs de leur vie personnelle et professionnelle. Car seul l'Homme, par son génie, son ouverture, sa diversité est créateur de valeur, acteur de progrès et d'épanouissement. Dominique Amirault propose une alternative à la crise et ses blocages : une transition entrepreneuriale et humaniste, fondée sur le dialogue collaboratif et le pouvoir ascendant, qui réveillera enfin l'entrepreneur qui sommeille en tout citoyen ! Vent d'optimisme, fruit de l'expérience et d'un échange entre un entrepreneur et un journaliste économique, ce livre ouvre les perspectives et s'adresse à tous : citoyens, consommateurs, entrepreneurs, travailleurs, fonctionnaires et décideurs.
Visiblement ravie de voir son père parmi eux, Agathe l'embrassa tendrement avant de passer à table. Pour le bonheur de chacun, la famille était enfin réunie autour d'un dîner parfaitement préparé par la mère, dont les talents culinaires reconnus de tous faisaient sa renommée. - Que nous as-tu concocté pour ce soir ? s'informa Bastien sur le ton de l'inquiétude fictive, laquelle masquait mal la confiance sans réserve qu'il lui accordait. - Des topinambours à la moutarde ! répondit Claire de façon extrêmement sérieuse. - Des quoi ? s'affola Jules qui n'avait jamais entendu parler de topinambours et dont le seul nom suffisait à le tracasser par avance. - Mais non mon chéri, c'est pour rigoler ! le rassura sa mère. Et déposant la marmite en fonte rouge sur le dessous-de-plat au centre de la table, elle annonça théâtrale : ce soir je vous ai fait... une surprise ! "
Ce volume n'est pas ordinaire, ce n'est pas un dictionnaire sur les psychoses, ordinaires ou extraordinaires, ce n'est pas un manuel sur leur usage sous transfert, c'est une élaboration faite, au un par un, par 109 psychanalystes de l'Association mondiale de psychanalyse sur 108 termes, choisis très divers qui font apercevoir un paysage inédit : celui des psychoses au XXIème siècle et leur traitement avec la psychanalyse lacanienne.
Conversation du CPCT-Paris avec le CPCT-Bruxelles. La distinction entre opérer et guérir est également ce qui rentre en jeu entre la psychanalyse et la psychothérapie. En effet, cette distinction est sans cesse à renouveler depuis la découverte de Freud, et c'est ce que fit Lacan tout au long de son enseignement. Ce qui fait la différence entre la psychothérapie et la psychanalyse est déterminant pour la pratique au CPCT. Le CPCT est le lieu privilégié, dans notre champ, où la distinction, voire l'opposition, entre les deux peuvent le mieux être mises à l'épreuve à partir de la clinique recueillie , et ce, pour faire avancer notre réflexion à ce sujet . Lacan signifiait dans "Télévision" que le refoulement, tel que Freud l'avait articulé, n'est pas l'effet de la répression, car il est premier. Deux parties au sommaire : I - Corps et féminité II - Corps et désaffection
Ce volume rassemble les interventions présentées lors de la Troisième Journée de la passe, qui portait sur la question du « premier témoignage ». Elle s'est déclinée en deux parties qui se répondent.La première donne la parole à deux Analystes de l'École récemment nommées, qui témoignent de leur analyse et de sa fin. Attendu comme « l'heure de vérité », ledit « premier témoignage » a un statut particulier : c'est la première fois que l'AE parle publiquement de son analyse et de sa passe, dans un contexte d'École.La deuxième partie aborde le témoignage en prenant du recul. À l'invitation de Jacques-Alain Miller, dix anciens AE ont fait retour sur leur premier témoignage pour en faire le making of et nous ouvrir les coulisses de sa fabrication. Dans ce volume, les deux textes se suivent. Bien plus que la révélation d'un dernier mot, c'est l'écart, le décalage, le gap qui apparaissent sous différentes formes dans ces relectures, chacune dans un style singulier.Lacan a souligné le caractère fictionnel de la narration de passe.Cet ouvrage nous éclaire sur le fait que la vérité ne peut se dire toute, mais qu'en analyse on ne se raconte pas des histoires à propos de n'importe quoi. « Tout est histoires, excepté le trou » (J.-A. Miller, p. 213)