Cultures & conflits N° 75 : Crises et organisations internationales
Ambrosetti David ; Wasinski Christophe ; Revet San
L'HARMATTAN
16,50 €
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EAN :9782296114777
Conflits armés, catastrophes naturelles, crises financières, effondrements étatiques... Les " crises aux formes diverses (et souvent contestées), infranationales, nationales ou internationales, sont aujourd'hui l'objet d'interventions croissantes d'organisations internationales. Pourquoi ces organisations diverses investissent-elles ces " crises " ? Comment se saisissent-elles d'enjeux nouveaux pour consolider ou étendre leurs champs d'action respectifs ? En s'appuyant sur quelles ressources légitimatrices ? Avec quelles contraintes politiques et symboliques ? Ce numéro de Cultures & Conflits entend restituer les résultats de travaux empiriques fondés sur une observation attentive de ces organisations internationales, et des façons dont elles se saisissent de cette catégorie pratique qu'est la " crise ". A travers des situations aussi différentes que les catastrophes naturelles, les conflits armés et la croissance rapide du chômage, les auteurs contribuent à une sociologie des acteurs engagés dans l'expertise et la négociation au sein des organisations internationales, en s'intéressant à leurs routines, aux logiques de division du travail entre organisations et entre catégories de professionnels, à leurs stratégies de mobilisation de leurs pairs. Ils contribuent, ce faisant, à questionner - de façon inductive plus que déductive - les effets d'une telle bureaucratisation internationale sur la composition des jeux d'acteurs en présence et sur la dynamique de leurs relations de pouvoir.
Nombre de pages
137
Date de parution
29/01/2010
Poids
220g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296114777
Titre
Cultures & conflits N° 75 : Crises et organisations internationales
Auteur
Ambrosetti David ; Wasinski Christophe ; Revet San
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
220
Date de parution
20100129
Nombre de pages
137,00 €
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Lorsqu'ils traitent des conflits armés et des violences aux conséquences humanitaires les plus graves, tels que ceux qui ont ensanglanté la région africaine des Grands Lacs ou encore la Sierra Leone dès 1990, les décideurs diplomatiques à l'ONU ne sauraient perdre de vue les intérêts des Etats qu'ils servent. Ces intérêts ne peuvent toutefois êtres compris hors des normes partagées par les différents acteurs engagés sur ces dossiers. Construites au fil des pratiques, selon des ressources très inégalement partagées, ces normes fonctionnent comme des balises dans la reconnaissance de l'influence entre pairs et entre partenaires. Si elles facilitent la reproduction quotidienne de l'influence, elles supposent également le risque de discrédit et de déclassement dans les arènes multilatérales. Pour le montrer, le présent ouvrage replace ces diplomates gestionnaires de conflits armés face à leurs "audiences" , et mesure les risques que ces dernières font peser sur eux dans leur travail quotidien. En appliquant aux relations internationales des outils forgés par la sociologie, et fort d'une observation du travail diplomatique au Conseil de sécurité de l'ONU, l'auteur porte un éclairage original sur la prise de décision en politique étrangère, en particulier sur le poids de l'image médiatique et de la politique intérieure au coeur des rivalités diplomatiques.
Si le génocide de 1994 au Rwanda a généré une polémique quant au rôle joué par la France aux côtés des Forces armées rwandaises, la période précédente est marquée par l'absence de débat public sur une intervention française initiée dès 1990 dans Lin contexte de secret et d'apathie générale. Comment expliquer la liberté d'action dont ont alors bénéficié les décideurs français ? En quoi a-t-elle été affectée par la montée du débat public ... A partir d'une analyse des discours officiels concernant cette intervention, la présente recherche rend compte des stratégies de légitimation successivement adoptées par les autorités françaises parallèlement à l'évolution de la situation rwandaise et du débat public en France. Apparaît une argumentation qui vise exclusivement à garantir la parfaite moralité des intentions de la France, la diplomatie française ayant trouvé dans cette morale d'apparat, qu'elle affectionne par tradition, un efficace outil de légitimation pour sa politique au Rwanda. Une stratégie qui lui a interdit, néanmoins, de sembler indifférente au sort des victimes ne massacres à mesure que ceux-ci se multipliaient.
Eberwein Wolf-Dieter ; Ambrosetti David ; Benthall
Confrontées d'une part à des sociétés civiles à secourir dans l'urgence et d'autre part à des gouvernements pour lesquels priment la pacification, la reconstruction et le développement, les ONG ont-elles trouvé leur équilibre d'action et de mise en oeuvre des principes qui les légitiment ? Que savons-nous du fonctionnement interne des différentes ONG humanitaires ...
Mirande Yves ; Henchoz Nicolas ; Ambrosetti Tonati
Le design joue un rôle essentiel dans l'appropriation par la société de toute technologie de rupture. Sa pratique peut transformer une performance technologique en innovation et, par conséquent, en usages inscrits dans le quotidien. Cet ouvrage, clair et accessible à tous, propose une vision nouvelle de cette discipline. Augmenté de contributions de personnalités tels le sociologue Michel Maffesoli ou les designers Yves Béhar, Jasper Morrison et Andrea Branzi, ce livre se nourrit des recherches menées à l'EPFL+ECAL Lab de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne en collaboration avec son partenaire fondateur, l'Ecole Cantonale d'art de Lausanne, ainsi qu'avec le Royal College of Art de Londres, l'Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris (ENSCI-Les Ateliers), Parsons à New York. Cellules solaires à colorant, parfois réalisées avec du jus de framboise, archives du Montreux Jazz Festival désormais inscrites au patrimoine de l'UNESCO, nouveaux matériaux comme le bois densifié, réalité augmentée avec le projet Gimme More constituent des exemples concrets des principes abordés dans cet ouvrage pour renouveler le rapport entre innovation et design. Il en résulte des constats surprenants, notamment sur notre rapport actuel au monde numérique et sur les nouveaux enjeux qui s'annoncent.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...