Oser la comédie musicale pour raconter un effondrement, le pari est audacieux ? ! Sébastien Bournac a choisi de passer commande à l'auteur Baptiste Amann dont les mots aiment à jouer des ruptures contrastées. Chanter plutôt que raconter les gouffres intérieurs pour décoller du réel. Oser exacerber les sentiments, amplifier la charge émotionnelle, pour mieux toucher les spectateurs. Avec un titre énigmatique qui nous tient en suspens, cette pièce est écrite comme un roman, composée de trois ?? chapitres, Thomas, Camille et Adama du nom de ses trois protagonistes. Trois ?? angles ou trois ?? voix qui se passent le relais pour tenter de raconter cette histoire, de manière kaléidoscopique et sensible. Une comédie musicale qui assume pleinement les contrepoints. D'une crise existentielle glisser doucement vers la joie véritable d'être au monde.
Nombre de pages
112
Date de parution
26/11/2026
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782487746473
Auteur
Amann Baptiste
Editeur
ESSE QUE
Largeur
140
Date de parution
20261126
Nombre de pages
112,00 €
Disponibilité
Prévente
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Polar, fiction et poésie se côtoient dans cette pièce de théâtre qui éclate les genres. A partir d'un fait divers fictif, Baptiste Amann cherche à démêler les rouages qui sous-tendent les féminicides. Réaffirmant que la littérature est le lieu du pardon et de la réflexion, l'auteur restaure l'humanité des individus particuliers, perdue dans la fureur médiatique et politique, qui instrumentalise les tragédies.
À travers ces deux histoires qui pansent des blessures enfantines et des craintes irrationnelles d'adultes, les jeunes lecteurs sont entraînés, à la suite de Thalia et Lili puis d'Alaé, Camille et Élis, dans la réflexion qui les décontenance tous : ce que signifie grandir, ce à quoi il faut renoncer pour devenir une grande personne, et ce contre quoi il faut lutter pour préserver sa liberté originelle.
Thalia est une jeune orpheline qui vit des odyssées rêvées durant ses nuits : elle répond à des énigmes posées par Isophane, dans le but de préserver l'environnement. Les questions deviennent de plus en plus difficiles, elle sollicite donc l'aide d'un ami imaginaire pour l'épauler dans cette tâche. Une fable poétique et écologique.
La sensibilité mesure la durée de vie moyenne d'une obligation. Un homme à la sortie de son bureau s'arrête et ne repart pas. A la manière d'un moteur qui même immobile reste parcouru d'infimes mouvements, commence un soliloque où l'homme décrit ce qu'il voit, ce qu'il est, ce qu'il devient. A côté, des formules de finances quantitatives, des déclarations du P. D. G d'une entreprise mondialement connue, des inserts plus fictionnels, égrènent une autre musique... L'Immobile a reçu l'aide à la création de textes dramatiques du Centre National du Théâtre en mai 2014. Des extraits du texte ont été présentés le samedi 4 octobre 2014 à la friche la Belle de Mai dans le cadre du Festival Actoral de Marseille. La fiction radiophonique de l'Immobile a été enregistrée en public par France Culture dans le cadre de la semaine "la radio sur un plateau" en partenariat avec Théâtre Ouvert le 11 décembre 2014 à 20h à Théâtre Ouvert et diffusée sur France culture.
Rouge Brut "? Homme de moi, je veux en avoir le coeur. Jusqu'où croire les mots écrits, marqués, répétés sur le front de sa boite, qui me prouve que il n'y a pas autre chose dans le fond de sa boite, Homme de moi livre le vrai, voilà? " Os "Je ne supporte pas le bruit de mastication de la Bouche Enorme derrière sa forêt de micros, trou béant qui, de mots frais, se nourrit. Elle harponne le mot, l'engouffre, puis crache le noyau : un os. De mot". Rouge Brut, Os, deux textes joués, plutôt performés, à deux époques différentes. Deux textes de Stéphane Bonnard qui se répondent sur son obsession de la langue comme lieu du monde.
L'histoire de ce projet revient à ceci que ce que je devais faire n'a pas été fait... c'est pourquoi, je suis là à me demander si j'ai tiré de cette incapacité à m'en tenir et à répondre au dispositif proposé - donné au départ, une espèce de technique ? Ce n'est que plus tard en fait, dans l'exercice que je prends conscience que cette incapacité m'apporte une expression potentielle-nouvelle - quelque chose qui apparaît en se dissimulant (l'expression est belle), la sensation d'une mutation ? Mutation oui peut-être mais à la condition que je ne parle pas que de moi - c'est la transformation indispensable ! Je fais donc un récit sans histoire - où manquent les péripéties mais qui rend attentif, non aux évènements, plutôt à une sorte de sensibilité, une puissance de source, par exemple un vécu qui même s'il n'apporte pas de résultat ferme ou de compréhension définitive - j'appelle ça "passer du ciel à l'étoile" - peut se mettre devant vous comme un musicien avec sa réponse toute prête à être écoutée, entendu même qu'elle peut s'écouter sans oreilles. Eric Da Silva