Le spectre de la terreur. Ces Français auxiliaires de la Gestapo
Altar Sylvie ; Le Mer Régis ; Noir Michel ; Pellet
TIRESIAS
28,01 €
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EAN :9791096930036
Dés que nous ouvrons ce livre nous découvrons, comme l'a si bien défini la philosophe Hannah Arendt, la "banalité du mal". Ici et maintenant, dans ces pages avec force, justesse et pertinence, nous savons l'horreur, nous observons la cruauté, et nous vivons l'insupportable de cette banalité assassine et ordurière qui a sévi dans la capitale de la Résistance. Les auteurs nous dorment toujours et encore plus de véracité, d'authenticité, d'historicité à ce mal en attirant notre attention sur un de ces moteurs la cupidité, mais aussi en mettant en lumière l'ingéniosité de sa pratique comme une intelligence maléfique met à mal notre propre vérité d'être une civilisation. Ils décortiquent un pan d'histoire, qui est la genèse à l'innommable. Parlant de ce "Spectre" je voudrais reprendre Jacques Pellet qui écrit : "[...] chef de la "Gestapo lyonnaise", il fonctionne sur un mode de toute-puissance narcissique (...) et sans risque de sanction extérieure. " Dans Le Spectre de la Terreur, nous lisons que l'horreur, plus précisément la férocité de ce Mal, a un tragique cheminement journalier. Le vol est une réalité tout comme l'arrestation, le meurtre, la torture, la mort une banalité ordurière, quotidienne, — aurai-je la difficulté d'écrire — humaine tant l'épouvante renommée restera plus un pseudonyme Gueule tordue qu'un nom d'état civil Francis André. Francis André est le meneur, le chef de la Gestapo française, le guide de l'abjecte et fier de l'être, le charognard de l'espérance en l'homme. Michel Noir fait avec pertinence ce constat : " S'intéresser aux bourreaux à titre principal et non aux victimes relève, selon moi, pour l'historien, d'une sorte de sacrifice au devoir de vérité. " Que pourrai-je ajouter sinon citer Hannah Arendt : " C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal " ces pages nous sont sources à combler ce néant possible sinon d'être une volonté de résister, de penser l'être Homme.
Nombre de pages
431
Date de parution
06/11/2020
Poids
560g
Plus d'informations
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EAN
9791096930036
Titre
Le spectre de la terreur. Ces Français auxiliaires de la Gestapo
Auteur
Altar Sylvie ; Le Mer Régis ; Noir Michel ; Pellet
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
560
Date de parution
20201106
Nombre de pages
431,00 €
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Je pensais avoir fait le tour sur la réalité de la "question juive" en France pendant les années de notre déshonneur ; mais je dois l'avouer avec humilité et même honte que l'ouvrage Etre Juif... m'apporte un flagrant et frappant démenti. Sylvie Altar met à nue la réalité de notre mémoire trop souvent tue. Si nous pensions et affirmions que le grand public avait une connaissance peu pertinente et relative sur la persécution juive en ces années 1940-1944, avec la parution de Etre Juif.., cela ne peut plus être vrai. Cet oeuvre devient incontournable sur la connaissance des mécanismes de la Shoah. Comme l'écrit Serge Klarsfeld : On est en présence d'une grande fresque [...]. Et poursuit dans sa préface : C'est un récit passionnant [... ] une histoire qui se lit comme un roman. Si les faits se déroulent dans la n Capitale de la Résistance" et ses alentours, l'esprit dans sa réalité historique générale est de tout notre territoire, de cette science incomparable des faits, de cette horreur mis à crue, de toutes ces choses qui font oeuvre d'histoire. Nous avons, grâce à l'auteure, au travers du microcosme lyonnais, un lieu, un laboratoire où tout chercheur ou tout un chacun de nous peut apprendre, comprendre, reconstituer, analyser le vécu de celui désigné "Juif", et s'imprégner de l'ambiance, saisir les comportements des victimes et des bourreaux. Comme le constate Laurent Douzou : Cet ouvrage est à marquer d'une pierre blanche [...]. Dans ces pages est inscrite l'histoire de ces femmes, de ces vieillards, de ces enfants, de ces hommes qui étaient dénoncés et recherchés pour "Etre Juif". Ces persécutés ? pour nombres futurs assassinés ?, par leurs parcours personnalisés, leur résistance, leur diversité sociale ou religieuse, ici leur est donné enfin une humanité, sinon une vie d'humains, des êtres simplement et terriblement restés debout. Car même menacés, traqués, bafoués, outragés, méprisés... les Juifs tenteront de garder le contrôle de leur vie, de leur résistance, de leur désobéissance à un Etat scélérat, et sauvegarder une dignité face à l'imposture. Dans sa postface le Grand Rabbin de France Haïm Korsia avisera : Ce livre s'appuie sur un matériau humain, une densité des émotions, des sentiments et des valeurs qui ne laissent pas indifférent [...]. Dans ma volonté de vous faire partager cette découverte, je reprendrai à mon compte ces mots de Serge Klarsfeld : Ce livre est irremplaçable [...]. Michel Reynaud
Résumé : L'auteure poursuit avec volonté, vérité et force, l'histoire des Juifs de Lyon mais aussi dans toute la région. Sa démarche historique nous donne ainsi plus précisément une photographie du comportement, de la lâcheté, de l'avidité de spoliation et d'anéantissement de toute une frange de notre société collaborationniste et surtout une attitude nauséeuse antijuive. Là sont décrits l'insupportable soumission et son propre intérêt d'un pouvoir vendu aux occupants. Les nazis et bon nombre de collaborateurs s'illustreront par l'horreur et leur perfectionnisme à exterminer ces êtres humains, enfants, femmes, vieillards, hommes, une part entière de France. Après les avoir dépouillés, pillés, spoliés, torturés, insultés, assassinés, avant qu'ils soient, dans des conditions inqualifiables, amenés dans les camps vers leur extermination. Et cette année 1943, à Lyon principalement en cette capitale de la Résistance, le 9 février, jour de consultation médicale pour les réfugiés et les immigrés et jour de distribution d'aides, Klaus Barbie orchestra, en fin de matinée, la rafle des bureaux de l'UGIF, 12, rue Sainte-Catherine. La descente allemande, rapide et violente, laissa place à une "souricière" qui dura jusqu'au soir et qui fut la plus importante rafle de Juifs par la Gestapo dans la cité des Gaules. Cet ouvrage pourrait simplement, terriblement, atrocement être, sinon résumé, qualifié, narré, honoré par cette inscription citée dans ces pages par Sylvie Altar : "A la mémoire des Juifs raflés par la Gestapo le 9 février 1943 dans les locaux de la Fédération des Sociétés juives de France et du Comité d'assistance aux Réfugiés, 12, rue Sainte-Catherine, Lyon 1er : 86 personnes furent arrêtées, 80 furent déportées dont seulement 3 survécurent ". Et restant une pierre au supplice de ces hommes et ces femmes et gravant à toujours pour nos mémoires l'innommable. Cette "Rafle 9 février 1943, rue Sainte-Catherine" sera retenu comme un des chefs d'inculpation de crime contre l'humanité contre Klaus Barbie en 1987 dans un procès qui marquera notre conscience et fera acte à notre mémoire, et restera comme ces pages l'anatomie de l'imprescriptible.
Jacques SIMON aboutit, après des années de recherches, à une biographie rare sur Messali Hadj où se mêlent textes inédits et informations de première main. Ce travail tant attendu est le bienvenu puisque c'est la date anniversaire des cent ans de la naissance de Messali Hadj mais aussi il nous est donné ici des pistes pour la compréhension, l'analyse et la genèse de l'Algérie de maintenant. Le politique et le citoyen feraient œuvre d'humilité et de curiosité si chacun d'entre eux voulait accorder à ce père du nationalisme algérien des instants d'écoute, de lecture et de réflexion. Cet éternel prisonnier, figure et témoin légendaire de l'Algérie indépendante naissante, est à l'épicentre des combats politiques : l'indépendance nationale, les libertés démocratiques, la Constituante, l'émancipation des populations laborieuses. Il marque, comme le fait remarquer justement l'auteur, le mouvement ouvrier de notre début de siècle, Militant du PCF et de la CGTU dès 1925, il dirige l'Etoile Nord - Africaine au sein de l'émigration algérienne, et en 1926 luttera avec l'Etoile pour l'indépendance de l'Algérie. Toujours dans le camp de la liberté et lutteur infatigable, il combattra inlassablement le fascisme et sera toujours aux côtés de la classe ouvrière française. Dès l'interdiction de l'Etoile en 1937, il créera le PPA. Ni dix ans de prison dans le terrible bagne de Lambèse ni l'exil ne pourront le faire taire. Ce dirigeant hors du commun fonde en 1947 le MTLD, qui prépare la lutte armée pour l'indépendance de l'Algérie. Aujourd'hui, dans ces jours sanglants où la barbarie tue, oppresse, répresse l'Algérie, ce livre est l'éclairage pour la compréhension de cette tragédie contemporaine. Mais aussi il devient le guetteur et doit alerter notre vigilance. Messali Hadj en a payé le prix, pour que liberté soit, tout comme égalité, tant dans la connaissance, la culture, la richesse. Nous ne devons pas nous éviter cette lecture et Jacques SIMON fait acte nécessaire pour la sauvegarde de notre civilisation et de notre démocratie.
Ce livre investit un lieu très circonscrit: la carrière de granit qui jouxte le camp nazi de Mauthausen, en Autriche. Le site industriel détermina l'implantation du camp et en fut l'un des chantiers les plus tragiques. Déambuler dans un espace désaffecté depuis soixante-cinq ans n'a pas pour objet de servir la connaissance historique. Les postures mémorielles méritent analyse: le site passe pour l'un des plus éloquents de la galaxie concentrationnaire nazie - que le sinistre " escalier de la mort" emblématise. Assembler des fragments de récits de rescapés, interroger des photos SS, le discours historique, la rémanence de l'exploitation de la carrière dans le tissu local, la symbolique du granit: autant de repères qui attestent que le site s'est inscrit dans notre culture, ambiguïtés et contradictions incluses - tel cet extravagant concert voulu en 2000, sur le site, par les autorités autrichiennes. Les exigences et les productions de la mémoire sont subjectives et contingentes. Pour autant, les représentations qu'elles projettent font partie du sens et, à ce titre, interpellent les sciences sociales - au-delà de l'histoire stricto sensu. Cette conviction, qui n'est pas universellement admise, tend l'écriture de ce livre, s'il le faut, jusqu'au pamphlet.