Edmond Fleg en héritage. Etre juif avant Dreyfus et après la Shoah
Altar Sylvie
TIRESIAS
24,99 €
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EAN :9791096930166
En découvrant ces pages nous sortons de l'oubli une des personnalités les plus marquantes de notre XXe siècle. C'est un des paris de l'auteure mais aussi un enjeu tant politique qu'historique de nous apporter un regard, une analyse pertinente sur le devenir, que sera en ce monde, la marche du "peuple juif ". Sylvie Altar nous transmet, par son échange cet échange, un regard perspicace et très pertinent sur l'histoire que vivent et vivront les Juifs avant et après la Shoah, avant et après la place, en ce monde d'effroi, de leur Terre. L'auteure nous fait revivre par un procédé magique sa rencontre imaginée avec Edmond Fleg, une série d'entretiens d'un réalisme époustouflant, déconcertant, basée sur les archives de l'histoire de cet homme mort en 1963. Ce personnage est d'une richesse rare tant humaine, qu'intellectuelle, qu'historique, nous pourrions dire un "puits de sciences" au service de notre conscience. Nous découvrons avec bonheur et passion la vie d'Edmond Fleg, son oeuvre, ses combats de romancier, d'essayiste, de dramaturge, de journaliste, de critique littéraire, de musicien, de mélomane, cet homme tel qu'il est. Sylvie Altar dans cette aventure de la pensée lui posera comme un acte existentiel, cette question, qui est pour tout lecteur averti le point central autant du personnage que de cet ouvrage : Pour un juif qui s'est retrouvé, votre démarche questionne car vous allez en Palestine mandataire non pour retrouver vos racines juives mais les racines chrétiennes, Il lui répondra : "En fait, j'avais peur de me sentir un étranger là-bas et peur aussi de m'y sentir chez moi..." Je vous laisse découvrir la suite et dans tout l'ouvrage ses réponses sont d'une sagacité, d'une acuité, d'une humanité sans concession, certes à la force des questions. Nous traversons un monde d'intellectuels, de politiques et de religieux qui ont fait la France, de Charles Péguy, à Bernard Lazare, de Zola, à Clémenceau et à Léon Blum. Il était proche de Yehoudi Menuhin, de Haim Weizmann, de Jules Isaac, d'André Spire, d'Henri Hertz, d'Andre Neher, de Léon Askenazi, de Lévinas, d'André Chouraqui et de tant d'autres. Edmond Fleg est le témoin engagé de son époque, luttant contre l'antisémitisme, l'oppression, l'injustice et la persécution. Ce livre constitue une des belles pages de la littérature française à redécouvrir, et à faire renaître en nos mémoires.
Nombre de pages
276
Date de parution
12/05/2023
Poids
440g
Plus d'informations
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EAN
9791096930166
Titre
Edmond Fleg en héritage. Etre juif avant Dreyfus et après la Shoah
Auteur
Altar Sylvie
Editeur
TIRESIAS
Largeur
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Poids
440
Date de parution
20230512
Nombre de pages
276,00 €
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Durant la Second Guerre mondiale, Lyon fut un temps une ville d'accueil pour des réfugiés venus de toute la France avant de tomber dans le giron de l'armée allemande. De nombreuses rafles y ont alors été menées pour organiser la déportation des juifs vers les camps. En mémoire de toutes ces personnes déportées, l'association pour l'édification d'un Mémorial de la Shoah à Lyon a lancé en 2023 un concours d'architecture international d'une ampleur inédite auquel ont répondu 96 équipes venues de 25 pays différents. Ce lieu de recueillement se devait de s'inscrire dans le paysage lyonnais entre la gare de Lyon-Perrache et la place Carnot, là-même où les convois prirent leur départ. Le projet lauréat, porté par l'agence Blaising Borchardt Studio matérialise les 1 173 kilomètres séparant la gare de Perrache du camp d'Auschwitz-Birkenau par 1 173 mètres de rails. Bien plus qu'un mémorial c'est un pont entre le passé et l'avenir, un lieu où se rappelle à nous la mémoire des victimes de la Shoah pour ne jamais s'effacer.
Je pensais avoir fait le tour sur la réalité de la "question juive" en France pendant les années de notre déshonneur ; mais je dois l'avouer avec humilité et même honte que l'ouvrage Etre Juif... m'apporte un flagrant et frappant démenti. Sylvie Altar met à nue la réalité de notre mémoire trop souvent tue. Si nous pensions et affirmions que le grand public avait une connaissance peu pertinente et relative sur la persécution juive en ces années 1940-1944, avec la parution de Etre Juif.., cela ne peut plus être vrai. Cet oeuvre devient incontournable sur la connaissance des mécanismes de la Shoah. Comme l'écrit Serge Klarsfeld : On est en présence d'une grande fresque [...]. Et poursuit dans sa préface : C'est un récit passionnant [... ] une histoire qui se lit comme un roman. Si les faits se déroulent dans la n Capitale de la Résistance" et ses alentours, l'esprit dans sa réalité historique générale est de tout notre territoire, de cette science incomparable des faits, de cette horreur mis à crue, de toutes ces choses qui font oeuvre d'histoire. Nous avons, grâce à l'auteure, au travers du microcosme lyonnais, un lieu, un laboratoire où tout chercheur ou tout un chacun de nous peut apprendre, comprendre, reconstituer, analyser le vécu de celui désigné "Juif", et s'imprégner de l'ambiance, saisir les comportements des victimes et des bourreaux. Comme le constate Laurent Douzou : Cet ouvrage est à marquer d'une pierre blanche [...]. Dans ces pages est inscrite l'histoire de ces femmes, de ces vieillards, de ces enfants, de ces hommes qui étaient dénoncés et recherchés pour "Etre Juif". Ces persécutés ? pour nombres futurs assassinés ?, par leurs parcours personnalisés, leur résistance, leur diversité sociale ou religieuse, ici leur est donné enfin une humanité, sinon une vie d'humains, des êtres simplement et terriblement restés debout. Car même menacés, traqués, bafoués, outragés, méprisés... les Juifs tenteront de garder le contrôle de leur vie, de leur résistance, de leur désobéissance à un Etat scélérat, et sauvegarder une dignité face à l'imposture. Dans sa postface le Grand Rabbin de France Haïm Korsia avisera : Ce livre s'appuie sur un matériau humain, une densité des émotions, des sentiments et des valeurs qui ne laissent pas indifférent [...]. Dans ma volonté de vous faire partager cette découverte, je reprendrai à mon compte ces mots de Serge Klarsfeld : Ce livre est irremplaçable [...]. Michel Reynaud
Altar Sylvie ; Le Mer Régis ; Noir Michel ; Pellet
Milice, Klaus Barbie, Paul Touvier. Mais l'autre " boucher de Lyon " Francis André alias Gueule tordue né le 25/02/ 1909 à Lyon, et sera fusillé le 9/03/46 au fort de la Duchère en tant que collaborationniste, chef de la Gestapo française de le XIVe Région, (Lyon). D'un engagement brutal, membre du PPF, il adhéra sans réserve à l'idéologie doriotiste qu'il concrétise sur le front russe par son engagement dans la LVF puis à son retour en 43 à Lyon en devenant chef du MNAT et de la Gestapo Française. Agissant à l'encontre des Résistants, des Communistes, des Francs-maçons et des Juifs, chef d'orchestre de la répression et des persécutions, il dirige entre de 43 à 44 une équipe qui opère le plus souvent en toute autonomie. Fin août 44, il suit dans leur fuite les Allemands jusqu'à son arrestation. Cet ouvrage permet de découvrir le caractère massif et rapide de la répression et des persécutions. Cette étude à l'échelle locale analyse le dispositif mis en place dans l'Europe occupée.l
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.
Ces pages ouvrent un nouveau chantier de recherches et d'investigations sur notre Histoire du XXe siècle. Nous proposons d'ouvrir le dossier sur les prisonniers de guerre de 14-18 pour découvrir le petit peuple des prisonniers poilus, du deuxième classe au sous-officier, ce combattant devenu prisonnier dont on parle trop peu souvent, et le mépris qu'on lui porte fait en sorte qu'on ignore la tragédie de sa condition. Plus terriblement, sont mis à jour les sévices et l'horreur qu'ont subis les populations civiles - enfants, femmes, invalides, vieillards. Jean-Claude Auriol fait appel tant à la littérature qu'aux correspondances, travaux de la Croix-Rouge, rapports administratifs pour relater l'horreur des faits vécus. L'auteur écrit : " Sans doute est-il bien tard pour parler encore de la guerre... Cependant un chapitre reste encore trop ignoré, celui des prisonniers de guerre français en Allemagne... certains témoignages furent détruits par les Allemands en 1940, à leur arrivée en France... à l'époque, être prisonnier était avilissant. " Citons cet exemple : en plein Sénat en 1916, un général déclarait : " Les prisonniers ne sont pas intéressants, ce sont des chevaliers de la crosse en l'air et des embusqués. " La mémoire collective a oublié que le prisonnier de guerre est passé par le front. Ces hommes partirent vers le nord, l'est ou le sud de l'Allemagne. Ils connurent la faim, la soif, l'insomnie et la plupart en ont gardé un souvenir pénible d'ennui, de privations et de rigueurs. Travail et devoir de mémoire, mais œuvre de Justice.