Billebaude N° 2 : Le chasseur naturaliste et autres thèmes
Allonneau François-Xavier
GLENAT
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EAN :9782723495356
Extrait Avant-propos LE CHASSEUR NATURALISTE Contrairement à l'image légère que Brassens s'est plu à en donner, la chasse aux papillons est une affaire sérieuse. Le chasseur aux papillons n'est-il pas l'archétype du chasseur naturaliste ? Il est chasseur tout d'abord parce qu'il est fasciné par le vol provocant de cette créature irréelle. D'où le vertige qui l'emporte à l'idée de l'attraper à la course au moyen de son filet. Mais il est aussi naturaliste car il range avec méthode ses prises. À l'aide d'ouvrages savants, parfois fort anciens, il baptise chacune d'elles de noms déconcertants. Les papillons deviennent peu à peu son univers. Il vit avec eux. Ainsi s'établit entre le chasseur et sa proie une relation de couple, qui peut aller jusqu'à une certaine forme de passion amoureuse. Quelle différence y a-t-il, de ce point de vue, entre un papillon, un lièvre, un cerf ou un pigeon ? Aucune. Le personnage déconcertant du chasseur naturaliste est susceptible d'apparaître au détour de toutes les rencontres entre un homme et un animal sauvage. Qu'on ne s'y trompe pas ! Le chasseur naturaliste n'appartient pas à la catégorie des hommes de science. Ceux-ci ne recherchent que la connaissance. Lui est curieux de pénétrer le halo de mystère qui enveloppe sa proie afin d'éclairer sa pratique de chasse. Inutile, évidemment, de souligner que ce chasseur éclairé est à cent lieues du chasseur des époques anciennes de l'humanité. Alors chasser était un acte utile (se protéger, se nourrir, se vêtir). Aujourd'hui, il n'est pas moins éloigné du chasseur consommateur. Sans se préoccuper outre mesure de savoir, celui-ci est à la recherche, dans ses loisirs, de satisfactions commodes. Quand donc le chasseur naturaliste est-il apparu dans l'évolution de l'espèce chasseur ? Peut-on dire par exemple que Gaston Phébus était chasseur naturaliste ? Il s'intéressait certes à tous les animaux pouvant être chassés - y compris le renne, l'ours... Pourtant l'action de chasse était son sujet principal. Décrire les techniques mises en oeuvre par le chasseur face à chacun de ces animaux sauvages était l'objet essentiel de ses écrits. Plus près de nous, faut-il dire que le président Théodore Roosevelt, dans son célèbre safari de 1905, se comporta en chasseur naturaliste ? Certes son goût de découvrir une nature encore vierge l'avait conduit en Afrique, non loin de l'endroit où Livingstone et Stanley s'étaient rencontrés. Mais avec sa célèbre carabine Winchester 405 et son escorte de plusieurs centaines de pisteurs, porteurs et autres boys, il poursuivait un objectif : rapporter la gamme la plus étendue de trophées, sans se soucier vraiment de la vie des espèces. En fait l'émergence, a fortiori l'épanouissement, du chasseur naturaliste date du moment où des esprits avisés ont réalisé que la ressource exploitée par la chasse, jusque-là considérée comme donnée - et virtuellement inépuisable -, était fragile. La connaître, la comprendre, devenait un devoir. Le prédateur gestionnaire était né. La carrière de chasseur de François Sommer fournit une illustration parfaite de cette révolution. Alors qu'il commençait, dans les années 1920, un long cycle de safaris en Afrique, il eut très vite l'intuition de cette nécessité. Pourtant, à cette époque, les chasseurs voyageurs à la mode du XIXe siècle couraient encore le monde pour compléter, sans souci du lendemain, leur collection de trophées. Et c'est plus encore dans les Ardennes, chères à sa famille, qu'il introduisit le réflexe nouveau de la gestion. Introduire le cerf, redresser les populations de chevreuils, faire croître celles de sangliers, fut son credo. Il appelait cela la chasse «rationnelle». Prélever l'usufruit sans entamer le fonds semble aujourd'hui bien naturel à tous les chasseurs. Sa bataille est donc gagnée. Peut-on imaginer succès plus spectaculaire ? Grâce à cette vision nouvelle de la chasse - institutionnalisée à travers le plan de chasse légal -, les populations d'ongulés ont quadruplé dans notre pays en l'espace de trente ans. À l'échelle de l'histoire millénaire des espèces, c'est un événement incroyable. Aujourd'hui le chasseur naturaliste n'est plus tout à fait un pionnier. Certains sont des puits de science, savent tout de telle espèce et lui consacrent des livres savants. Ils constituent une minorité. D'autres, appartenant à la catégorie des gens de terrain, consacrent du temps au suivi des populations des différentes espèces chassées. Et au-delà, tous les chasseurs sont devenus, au besoin sans le savoir, des chasseurs naturalistes parce que, lorsqu'ils tirent des ongulés, ils entrent dans le moule d'une gestion collective. Parce que, porteurs d'un permis de chasser, ils alimentent les finances d'un système fédéral et d'un établissement public, qui consacrent des moyens de plus en plus considérables aux travaux de recherche sur les espèces et les milieux. C'est bien clair : le chasseur du XXIe siècle est, délibérément ou inconsciemment, naturaliste. Et d'ailleurs il sera naturaliste ou ne sera pas. PHILIPPE DULAC, PRÉSIDENT DE LA FONDATION FRANÇOIS SOMMER POUR LA CHASSE ET LA NATURE
Extrait Avant-propos de Philippe Dulac LA FEMME QUI CHASSE Voilà, pour le numéro 3 de Billebaude, un joli sujet - tout le monde en conviendra. Au demeurant il ne s'agit pas d'un boulevard comme ceux sur lesquels circulent volontiers, la fleur au stylo, les thuriféraires du politiquement correct. Car, plus on y réfléchit, plus la question déconcerte. En un mot comme en cent, on ne peut que s'interroger sur les raisons pour lesquelles, dans un XXIe siècle qui avance, les femmes chassent encore aussi peu. Parmi les quelque 1250000 porteurs du permis.il n'y aurait à ce jour guère plus de 6% de femmes. Or nous vivons, depuis trois quarts de siècle, dans un monde où la femme n'a cessé de s'affranchir des conventions qui définissaient jusque-là sa «condition». Elle vote évidemment (depuis 1945). Elle travaille, le plus souvent (depuis les années 1960). Elle occupe désormais des postes très en vue, dans la sphère publique comme dans la sphère privée. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ère où elle restait au foyer est largement dépassée. En outre, elle pratique à peu près tous les sports, individuels ou collectifs. Et ô combien : plus de 80% des 750000 adhérents de la Fédération française d'équitation sont de sexe féminin. Alors pourquoi chasse-t-elle aussi peu ? C'est un paradoxe à bien des égards. D'abord, le mot est du genre féminin. Dans la mythologie antique, la chasse était incarnée par une déesse à la féminité sublime - Artémis chez les Grecs, Diane chez les Romains. Était-ce fortuit ? Quand la religion chrétienne a établi son imperium sur notre civilisation, la chasse a acquis un visage masculin - avec saint Eustache tout d'abord, puis saint Hubert à compter du VIIe siècle. Sur le plan des mythes, la chasse aura néanmoins, depuis l'origine des temps, été essentiellement féminine, puis masculine. Y aurait-il un obstacle physique de nature à décourager aujourd'hui les femmes de chasser ? À ce jour, elles jouent au football, mais pas au rugby. Et si certaines se risquent à la boxe ou au catch, c'est encore très rare ! Mais diable, porter un fusil de chasse pour le petit gibier, voire une carabine pour le grand, n'exige pas une force particulière ! Sur la trentaine de techniques de chasse que l'on pratique dans notre pays, seul le déterrage - car il faut y prendre la pioche et la pelle - serait susceptible de décourager la gente féminine. Pour les autres, on ne voit pas. À défaut, existerait-il quelque disposition fondamentale qui réserverait aux hommes le goût pour la chasse ? La question est, cette fois, plus sérieuse. La «pulsion» de chasse - rechercher, poursuivre, appréhender une proie - relève d'un instinct qui, selon certains psychologues, serait nettement plus fréquent chez l'homme que chez la femme. Cependant, il ne manque pas de femmes chasseresses qui.au fil des âges, ont démontré des talents remarquables. À tir, on connaît de «grands fusils» parmi les femmes. À courre, on n'hésite pas à leur confier le fouet des plus grands équipages. Alors ? Les signataires des contributions qui suivent ne manqueront pas, au long des pistes qu'ils vont explorer, d'approfondir cette réflexion. Bornons-nous, pour l'instant, à affiner le constat de base. Si l'effectif des femmes qui chassent reste faible, cela tient essentiellement à la chasse à tir. Est-ce donc l'acte de chasse stricto sensu qui répugne ou bien l'utilisation de l'arme à feu ? Depuis toujours, les modes de chasse dans lesquels on délègue à un animal le rôle de prédateur n'inspirent pas aux femmes la même réticence. A l'époque médiévale où la chasse au vol connut de riches heures, on vit de gentes dames qui partaient l'oiseau au poing sur leur haquenée. Sous l'Ancien Régime, les femmes ont toujours participé aux chasses à courre du roi autant que les hommes. Et depuis que la vénerie s'est ouverte sur le vaste monde, le rôle des femmes n'y a fait que s'affirmer. Elles représentent aujourd'hui le quart ou le tiers des boutons des équipages. Depuis longtemps, elles savent servir les chiens aussi bien que les hommes. Le cas de «Madame Hallali», rendu célèbre par le marquis de Foudras, n'a donc plus rien de singulier. Faut-il donc croire que l'acte de domination radicale consistant à épauler un fusil, pour viser un animal sauvage en mouvement et le tuer, ne convient guère à la sensibilité féminine ? De fait, nous connaissons tous des femmes qui accompagnent très régulièrement leur mari à la chasse, mais ne tirent jamais... La rigidité des convenances ayant beaucoup décliné, imputer à celles-ci cette dissymétrie ne suffit plus. L'image de l'arme à feu a toujours été associée à l'homme. D'abord, celle-ci fut inventée pour la guerre, et seuls les hommes faisaient la guerre. Quand on l'a sortie de ce contexte militaire, que ce soit à la faveur des westerns ou des polars, les as de la gâchette ont encore été des hommes. Aujourd'hui cependant, les jeunes femmes investies des rudes fonctions de policier que la télévision aime nous montrer possèdent un revolver, n'hésitent pas à le dégainer, et savent «neutraliser» les meurtriers en fuite. Est-ce un signe annonciateur d'une révolution culturelle ? Certains feront observer que la distance entre les femmes et la chasse fut de tout temps moins marquée dans les milieux les plus évolués. N'a-t-elle pas été ancrée dans les moeurs par la culture petite-bourgeoise du XXIe siècle, ainsi que par les habitudes de vie de la paysannerie ? Si tel était le cas, elle pourrait représenter un sédiment abandonné sur nos rivages par la mer qui charrie les matériaux de l'histoire des moeurs. Après les avoir accumulés ici, on constate parfois qu'elle les emporte là. Dans notre société, prompte à admettre qu'il n'est rien qui ne puisse changer, cela, aussi, ne pourrait-il pas évoluer ?
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Quand le maître italien du neuvième art revisite le chef-d'oeuvre d'Umberto Eco. Et si le savoir était plus dangereux que le péché ? En l'an 1327, dans une abbaye bénédictine du nord de l'Italie, plusieurs moines sont retrouvés morts. Pour mettre un terme à ces inquiétantes disparitions avant l'arrivée d'une importante délégation de l'Eglise, le frère Guillaume de Baskerville tente de lever le voile sur ce mystère qui attise toutes les superstitions. Assisté par son jeune secrétaire Adso de Melk, Guillaume poursuit l'enquête dans les couloirs glacés de l'abbaye. Mais derrière les murs de la bibliothèque labyrinthique, les secrets s'épaississent. Et les morts s'accumulent... Pendant qu'Adso succombe à une passion que même la foi ne peut contenir, Guillaume fait des découvertes troublantes : des empoisonnements, un miroir qui n'est pas qu'un miroir, un livre interdit et des symboles cabalistiques. Alors que l'Inquisition approche et que les flammes du bûcher menacent, la vérité semble se cacher dans les ombres. Entre hérésie, désir et savoir interdit, les deux hommes vont devoir percer à jour les secrets de la congrégation et les ténèbres de l'âme humaine... Evénement ! Milo Manara clôt son l'adaptation en deux tomes du chef d'oeuvre d'Umberto Eco, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et traduit en 43 langues. Après Jean-Jacques Annaud au cinéma (1986), et avant une comédie musicale et un opéra, c'est la bande dessinée qui propose, via l'un de ses artistes les plus prestigieux, une relecture du célébrissime polar philosophique médiéval. A la demande des héritiers Eco, Manara a eu carte blanche pour donner sa vision de l'oeuvre, et le succès a été au rendez-vous : plus de 100 000 ex. vendus en France pour le tome 1. En voici la conclusion, enrichie d'une préface de Jean-Jacques Annaud lui-même.
Le prince des nuls Richesse. Pouvoir. Talents. Tarte est né avec tout. Son objectif : le Test de Sélection du Roi, le Tessère, qui décide qui au monde sera l'unique élu. Mais le jour de la fin de leur scolarité, Figo, le fils d'un forgeron, le provoque en duel ! Il ne s'agit pourtant que d'un "roturier" aux yeux de Tarte. Pour le garçon pourri par la vie, voici venue l'heure du retour de bâton.
Luffy et ses camarades tentent de s?évader de l?île futuriste, mais des navires de la Marine viennent encercler la zone. L?homme qui dirige cette immense flotte n?est autre que l?amiral Kizaru, lequel est accompagné de l?un des cinq doyens ! Le spectre d?une bataille sans précédent plane sur les lieux? Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !Notes Biographiques : Eiichiro Oda est né le 1er janvier 1975 à Kumamoto (Japon). Dès l'âge de 4 ans, il veut devenir mangaka. En 1992, alors qu'il est encore au lycée, il est récompensé lors du 44e concours Tezuka pour Wanted!. Après avoir été assistant auprès de divers auteurs comme Nobuhiro Watsuki (l'auteur de Kenshin le vagabond), c'est en 1997 qu'Eiichiro Oda publie le premier chapitre de One Piece dans le magazine Weekly Shônen Jump. Grâce aux personnages attachants, aux scènes d'action dynamiques et au scénario émouvant qui la caractérisent, la série fait l'unanimité auprès d'un large public.En décembre 2014, One Piece est entré dans le livre des records comme la série dessinée par un seul auteur la plus imprimée au monde (320 866 000 exemplaires). Et, en 2021, ce sont plus de 490 millions de mangas One Piece qui ont déjà été imprimés à travers le monde, chaque nouveau volume étant distribué au Japon à plus de 3 millions d'exemplaires.Ses déclinaisons en série TV, jeux vidéo ou films sont tout aussi populaires que la série originale. One Piece jouit également d'un succès international.
Yakuzas, météorites et super-pouvoirs ! Kongo Yotsurugi, chef du clan Yotsurugi, un groupe de yakuzas d'Asakusa, est décédé. Hibaru, son unique enfant biologique, se retrouve dans un conflit pour la succession du clan avec ses frères et soeurs adoptifs. C'est alors qu'à la suite d'une pluie de météorites, les gens voient s'éveiller en eux un mystérieux pouvoir appelé "astro"...
Non, les chasseurs ne sont pas, comme ils le proclament, les « premiers écologistes de France ». Non, la chasse ne protège pas la nature. Grâce à une approche scientifique, documentée, implacable, ce livre démontre à quel point la chasse est un désastre écologique. L'élimination des animaux dits « nuisibles » qui ne le sont en fait pas, les « régulations » censées garantir un équilibre écologique qui ciblent certaines espèces en voie de disparition, les réserves naturelles gérées par les chasseurs, le vrai scandale du sanglier... Au terme d'une enquête inédite, avec des exemples de terrain dans toute la France, l'auteur livre toutes les données scientifiques, les chiffres vérifiés, et nous révèle le coût caché de la chasse en termes de perte de biodiversité, d'impacts sur l'environnement et de fracture sociale. On peut aimer la nature sans tuer les animaux.
Résumé : Depuis la nuit des temps, le couteau accompagne l'Homme. Il fut son premier outil et tient désormais salon dans les plus grandes villes du monde. Composé d'un manche et d'une lame, utilitaire ou objet de luxe, il est sans cesse réinventé de mille manières jusqu'à devenir un véritable phénomène de société. Artisans, artistes ou designers, les couteliers ont en commun l'intelligence de la main, l'histoire du geste : ils ont dompté le métal, rendu son tranchant durable, décoré et enrichi les couteaux à l'aide des plus belles matières. La force brute du couteau cède la place à la minutie du geste. François-Xavier Salle rend hommage à près de 50 maîtres du couteau contemporains à travers cet ouvrage richement illustré de pièces emblématiques et traditionnelles mais aussi de créations luxueuses et résolument modernes. Un voyage au fil de la lame, du temps et des pays.
Résumé : Un guide richement illustré sur les armes à feu des origines à nos jours, des mousquets aux fusils d'assaut en passant par les mitrailleuses et les fusils de chasse. Tous les modèles célèbres sont présentés, comme le M16, le AK47, le Mauser, le FA-MAS F1, le AK74 ou encore le MG42. Chaque arme est accompagnée d'une légende détaillée et d'une fiche technique indiquant son pays d'origine, sa date de création, son poids, ses dimensions et son calibre. Avec plus de 1 000 illustrations présentant chaque arme de profil et en couleurs, cette Encyclopédie visuelle est un ouvrage de référence pour tous les passionnés d'armes à feu.
Un guide complet de la pêche de la truite, pour des parties de pêche réussies et des prises exceptionnelles. Les techniques pour chaque parcours de pêche : lac, réservoir, ruisseau, torrent, rivière, etc. Le choix du matériel, des montages et les stratégies pour s'adapter à chaque environnement de pêche, le tout illustré avec des schémas et des pas-à-pas. Une présentation de la truite : les différentes espèces, l'anatomie, le comportement, les milieux aquatiques dans lesquels elle évolue.