Pour la première fois dans l'histoire politique française, un représentant de la droite extrême est arrivé au seuil de la présidence de la République par la voie des urnes, faisant éclater au grand jour une crise de régime qui menaçait. Les rapports entre gouvernants et gouvernés ne peuvent plus rester déterminés par les institutions, les partis, les cultures politiques et les pratiques sociales que la Ve République a agencés depuis 44 ans. La dynamique lancée contre la République par un groupe d'extrême droite voici vingt ans se nourrit de cette crise. Cette dernière ne pourra être enrayée que si l'on s'attaque à ses causes structurelles. Le dérèglement des institutions y tient une place centrale, et produit des effets en cascade : confusion dans le mode de gouvernement, dépérissement du volontarisme politique, dilution de la responsabilité des dirigeants, perte de sens des clivages, et donc défection d'un nombre grandissant de citoyens. La manifestation de ces symptômes a atteint un palier le 21 avril 2002, et appelle un diagnostic, ainsi que des réponses urgentes. Cet opuscule en propose un, et en suggère quelques-unes. Il est fait pour la réflexion et l'action.
Nombre de pages
64
Date de parution
18/06/2002
Poids
55g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782841582129
Titre
POURQUOI ET COMMENT UNE VI EME REPUBLIQUE
Auteur
Alliès Paul
Editeur
CLIMATS
Largeur
110
Poids
55
Date de parution
20020618
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Etudie les conséquences sur l'organisation de l'Union européenne, du texte adopté le 18 juin 2004 à Bruxelles d'un point de vue juridique et politique.
Jamais comme durant ce dernier quart de siècle, la gauche française n'aura autant occupé les institutions de la République. Qu'elle doive ce " gouvernement durable " à un régime qu'elle avait si violemment dénoncé comme un " coup d'état permanent " n'est pas le moindre paradoxe. C'est l'histoire de l'abandon progressif par la gauche de toute réflexion critique sur le pouvoir dans la société que retrace ici Paul Alliès. En confrontant l'impensé radical de la gauche d'aujourd'hui à ses ambitions d'origine, l'auteur démontre comment cette gauche a été ensevelie par les institutions de la Ve République et comment elle a sa part de responsabilité dans la crise contemporaine de la démocratie française.
Partout en Europe, les effets de la révolution numérique se font sentir et un nouveau désir de démocratie s'enracine, social autant que politique. En France, il a pris une tournure particulière au cours de la dernière décennie : les électeurs sont plus nombreux à se détourner des urnes, comme pour mieux dire le discrédit qu'ils portent à notre système politique, à un président qui outrepasse largement ses fonctions, à des institutions à bout de souffle, à un personnel politique qu'ils estiment corrompu. Et chaque année davantage - études d'opinion et sécessions électorales le confirment. Pour autant, ce rejet n'est pas négatif et les aspirations à une réforme politique du régime de la Ve République existent bel et bien dans les couches populaires comme dans les milieux dirigeants. D'une critique au fil des événements n'émerge qu'une alternative à ce présidentialisme mortifère, à son intouchable président, à ses prérogatives étendues à l'excès et à l'absence de réels contre-pouvoirs, qu'il s'agisse de la représentation parlementaire ou des médias. Alors, changer la République ou changer de République ...
Petites morts, Labyrinthes, Traces et Enfances... Quatre parties constituées de quatre courts textes chacune. Seize vies donc, illustres et anonymes, obliques et franches, celles du troubadour Guilhem de Cabestanh, assassiné pour avoir aimé l'épouse d'un riche seigneur, de William Shakespeare, Emily Dickinson, Agrippa d'Aubigné ou encore de la farouche Amélie Sivan... L'écrivain traque, non pas ce qui fut, mais bien des débris, des lambeaux de vies aujourd'hui oubliées. Avec l'intention de détisser les liens de chacune des existences qu'il exhume comme " un scarabée qui fouisse. Ou bien une fourmi qui s'échine à rassembler un amas de brindilles, à les entreposer pour en faire un refuge ".
Haraway Donna J. ; Despret Vinciane ; Hansen Jérôm
Ce livre propose un pari audacieux : prendre notre relation avec les chiens au sérieux et apprendre "une éthique et une politique dévolues à la prolifération de relations avec des êtres autres qui comptent". Car la catégorie des espèces compagnes est bien plus vaste que celle des animaux de compagnie, elle inclut en effet le riz, les abeilles, la flore intestinale, les tulipes... "Vivre avec les animaux, investir leurs histoires et les nôtres, essayer de dire la vérité au sujet de ces relations, cohabiter au sein d'une histoire active : voilà la tâche des espèces compagnes." Pas de grands récits, donc, mais des histoires, dont le but est avant tout, dit Donna Haraway, de mettre des bâtons dans les roues au projet humain d'écrire seuls cette histoire. Des histoires d'amour, mais également de pouvoir, de conflits raciaux et d'idéologies coloniales, des histoires qui aident à élaborer des manières positives de vivre avec toutes les espèces qui sont apparues comme nous sur cette planète. Quelle est notre capacité humaine à construire des relations d'altérité qui ne soient pas marquées par des rapports de domination, mais par des relations de respect, d'affection, d'amour - sans qu'il s'agisse d'anthropocentrisme ou d'anthropomorphisme ? Voilà l'une des questions centrales que soulève ce livre devenu incontournable.
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .
Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse: en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part: jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.