Le suicide de Gros. Les peintres de l'Empire et la génération romantique
Allard Sébastien ; Chaudonneret Marie-Claude
GOURCUFF GRADEN
29,00 €
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EAN :9782353400904
En 1835, le peintre Antoine-Jean Gros se suicide en se jetant dans la Seine, peu de temps après le Salon où il avait présenté Hercule et Diomède. Les critiques virulentes à l'encontre de ce tableau ont longtemps été considérées comme la cause de sa mort. Cet ouvrage réexamine les pièces de ce dossier et, particulièrement, la manière dont cette mort "honteuse" a été rapportée, transformée, voire maquillée. C'est toute la question de l'artiste moderne qui est posée dans ce débat. Cet épisode met en lumière les difficultés éprouvées par les grands peintres de l'Empire, la plupart élèves de David, à gérer les mutations de la société après 1815, notamment la liberté accordée aux artistes recevant des commandes de l'Etat et la confrontation directe avec l'opinion publique, par l'intermédiaire du Salon. Gros, Gérard, Girodet et Guérin adoptèrent des stratégies diverses et propres pour assurer le maintien de leur notoriété, voire de leur pouvoir, en particulier face à une génération nouvelle pressée d'arriver. L'ouvrage montre comment, dans la société moderne, la rencontre de ces deux générations s'est cristallisée autour de la finalité et de la survie de la peinture d'histoire. À la faveur d'une liberté nouvelle dans le système des beaux-arts, dans un pays en paix et de nouveau prospère, les artistes et les critiques reprennent en les réactualisant des débats initiés dans les années 1790 et en partie occultés par la constitution d'une épopée napoléonienne, traduite en images par David et ses meilleurs élèves.
Nombre de pages
159
Date de parution
05/01/2011
Poids
770g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782353400904
Titre
Le suicide de Gros. Les peintres de l'Empire et la génération romantique
Auteur
Allard Sébastien ; Chaudonneret Marie-Claude
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
240
Poids
770
Date de parution
20110105
Nombre de pages
159,00 €
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Aucun tableau ne révèle mieux l'avenir d'un grand peintre", voilà comment Adolphe Thiers salua, en 1822, la première ?uvre qu'Eugène Delacroix, alors inconnu, présenta au Salon: Dante et Virgile aux Enfers, dit aussi la Barque de Dante. Par un sujet inédit inspiré d'un épisode peu connu de la Divine Comédie de Dante, par la conception sombre et profondément dramatique de la toile, par l'exécution, rapide et dense, nourries de références à Michel-Ange ou à Rubens, Delacroix, âgé d'à peine vingt-quatre ans, étonna, déconcerta ou suscita l'enthousiasme. Les termes du débat sur la question du romantisme en peinture, qui allait éclater, en 1824, avec les Massacres de Scio, venaient d'être magistralement posés. Ce livre propose une enquête sur ces fulgurants débuts qui introduisirent, dans la peinture française, un univers poétique nouveau.
Jacques-Louis David (1748-1825) est l'un des peintres qui ont le plus profondément marqué notre imaginaire collectif. Du Serment des Horaces à Marat assassiné, de Bonaparte franchissant les Alpes au Sacre de Napoléon, ses tableaux incarnent les grands moments de la Révolution et de l'Empire. David n'est pas seulement le maître du néoclassicisme : il est un artiste engagé dans la Révolution, député à la Convention, proche de Robespierre, organisateur des fêtes révolutionnaires avant de devenir le peintre de Napoléon. Son art est inséparable de sa volonté d'agir dans l'histoire, à un moment où naît un monde nouveau. Figure dominante de son époque, animé d'une détermination exceptionnelle, David a renouvelé aussi bien la peinture d'histoire, en y introduisant une intensité dramatique inédite, que le portrait. Entre idéal antique et un réalisme marqué par l'exemple de Caravage, son oeuvre, loin d'être figée, est animée d'une énergie qui garde pour nous aujourd'hui toute son actualité.
Album officiel de l'exposition Delacroix 1798-1863 au musée du Louvre du 28 mars au 23 juillet 2018. Cet album est une coédition Editions Hazan/Editions du musée du Louvre.
Nous est offert, pour la première fois en France, un panorama de la création artistique allemande sur une durée relativement longue - plus d?un siècle. Les courants artistiques, du classicisme weimarien, des Nazaréens à Otto Dix, en passant par Hans von Marées, Adolf von Hildebrand ou Franz von Stuck, mais aussi du romantisme d?un Caspar David Friedrich à la « nouvelle objectivité », seront ainsi replacées dans le contexte intellectuel de leur création et confrontés aux écrits des grands penseurs au premier rang desquels Goethe.Cette approche est importante pour le public français à qui l?art allemand dans ses différents développements a été peu montré. Elle permet de saisir comment l?art a joué un rôle déterminant dans le développement du concept allemand de « Kultur », à un moment historique capital où l?Allemagne cherche à construire son unité et son identité nationale. La notion de « Kultur », concept hérité de la philosophie des Lumières, est apparue comme la plus susceptible de constituer le terreau sur lequel inventer une tradition allemande moderne. Si l?occupation napoléonienne a pu favoriser la prise de conscience de cette unité, fournissant l?arrière-plan politique aux premières expérimentations romantiques, la montée du nazisme, à l?autre bout du parcours chronologique, a mis en évidence la dimension tragique de ce concept, sans pour autant réussir à l?anéantir. En coédition avec le musée du Louvre.Notes Biographiques : Sébastien Allard est conservateur général et directeur du département des Peintures au musée du Louvre. Danièle Cohn, Professeur des Universités est Directrice du Centre d'esthétique et philosophie de l'art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Farah Pahlavi, impératrice d'Iran, est l'une des personnalités parmi les plus remarquables de notre époque. Jeune étudiante aux Beaux-Arts de Paris, Farah Diba devient à vingt et un ans en décembre 1959 l'épouse du Shah d'Iran. Mère de quatre enfants, elle partage les grandes heures et les vicissitudes du règne de Mohammad Reza. Elle accomplit à ses côtés une oeuvre sociale et culturelle considérable et l'accompagne ou le représente dans de nombreux déplacements officiels à l'étranger. Son action lui vaut d'être couronnée par le Shah en 1967, première épouse d'un souverain dans un pays musulman attestant aux yeux du monde entier un progrès éclatant de la condition féminine. Après la révolution iranienne survenue en 1979 et la mort du Shah, malgré des circonstances dramatiques, le décès de deux de ses enfants, et les rigueurs de l'exil, Farah Pahlavi défend sans relâche la mémoire de son mari et de son règne et maintient une présence constante auprès de son fils Reza. Sa dignité et son courage lui valent le respect et l'adhésion de très nombreux Iraniens jusque dans son pays malgré les menaces persistantes d'une dictature obscurantiste et cruelle. Pour la première fois et avec de nombreuses images inédites, elle ouvre pour nous l'album de sa vie assorti de ses commentaires manuscrits.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.