A bord des navires de l'époque moderne, se nourrir relève moins de la routine que du défi permanent. Humidité, exiguïté, durée imprévisible des campagnes, hiérarchies sociales et contraintes logistiques transforment l'alimentation en un enjeu vital, sanitaire et politique. A partir d'un constat simple - celui du manque de vivres exprimé par le comte de Forbin en 1701 -, ce volume explore en profondeur la question de l'alimentation des populations navigantes sur le temps long. Inscrits dans le champ désormais bien établi de l'histoire de l'alimentation, les dix articles réunis ici interrogent les spécificités maritimes d'un sujet longtemps abordé de manière périphérique. Du biscuit de mer aux salaisons, des rations théoriques aux pratiques réelles, de la logistique d'approvisionnement aux conditions de préparation et de consommation à bord, les auteurs mettent en lumière les multiples dimensions matérielles, sociales et culturelles de la nourriture en mer. Du monde romain au XXe siècle, de la marine de guerre aux navires de commerce, de la traite négrière aux paquebots transatlantiques, l'ouvrage propose une approche comparatiste et interdisciplinaire, croisant sources institutionnelles, archives, témoignages et données archéologiques. Il révèle les inégalités alimentaires entre équipages et passagers, l'importance des goûts et de la monotonie des repas, le rôle central des acteurs du quotidien - cuisiniers, boulangers, tonneliers - ainsi que l'existence de "nourritures canailles" destinées à allier les insuffisances officielles. A la croisée de l'histoire maritime, sociale et culturelle, ce dossier thématique montre combien l'alimentation fut au coeur de la survie des hommes, de la discipline à bord et du succès des navigations, tout en ouvrant de nouvelles pistes de recherche sur un champ encore loin d'être épuisé. Depuis vingt-cinq ans, la Revue d'histoire maritime met en lumière la recherche des historiens du monde entier sur l'histoire des relations que les hommes ont entretenues avec les mers et les océans.
Nombre de pages
370
Date de parution
29/05/2026
Poids
570g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9791023108194
Auteur
Allain Thierry ; Le Mao Caroline
Editeur
SUP
Largeur
161
Date de parution
20260529
Nombre de pages
370,00 €
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Allain Thierry ; Nijenhuis-Bescher Andreas ; Thoma
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Place forte de la pêche du hareng jusqu'en 1670, le port hollandais d'Enkhuizen connaît une restructuration économique profonde tout au long du XVIII` siècle. L'effondrement démographique est spectaculaire, puisque la ville perd deux tiers de ses habitants entre 1622 et 1795.Th Connu depuis longtemps, le "déclin" d'Enkhuizen n'avait jamais fait l'objet d'une enquête sur son contenu` et ses implications. L'ouvrage met en lumière un certainl'un Mot nombre de phénomènes comme l'émergence d'une société`tai, de l'entre soi ou la contraction de l'espace urbain utile.spéc d Repliée sur elle-même, la ville se déleste de ses pauvres tandis que le patriciat s'enrichit grâce au commerce'l C5` asiatique. Cette société urbaine bouleversée se réinvente par le biais d'une mémoire civique commune, destinée à combattre le sentiment de déclassement. Cependant, les marqueurs identitaires mis en avant sont instrumentalisés par l'oligarchie locale, afin de justifier son maintien au pouvoir. Cette relecture sociale et culturelle du déclin hollandais du XVIII` siècle constitue une approche nouvelle, pour un objet d'histoire devenu classique. Enkhuizen connaît davantage un déclassement et une restructuration, qu'un déclin absolu et irrémédiable. L'enquête, inédite, s'appuie sur le dépouillement approfondi d'archives aux Pays-Bas. Elle vise également, par le biais de la bibliographie, à mettre à la disposition du lecteur français des informations et des concepts jusqu'ici largement inaccessibles aux nonnéerlandophones.
Allain Thierry ; Frangakis-Syrett Elena ; Lupo Séb
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Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.
Souvent méprisée, délaissée ou simplement oubliée des manuels d'histoire de l'Antiquité, la XIII dynastie d'Egypte (XVIIIe siècle av. J.-C.) n'a jamais fait l'objet d'un essai de synthèse historique. Associée au déclin général de la Deuxième Période intermédiaire (XVIIe-XVIe siècles av. J.-C.), prélude à la soi-disant "invasion Hyksõs", ou bien reléguée dans les ténèbres de la fin du Moyen Empire, elle est restée dans l'ombre d'une XIIe dynastie généralement considérée comme l'âge d'or égyptien. Cette vision caricaturale résulte d'une méconnaissance de la documentation de cette époque, dont la richesse a largement été sous-estimée. A travers cet ouvrage, Julien Siesse remédie à ce manque et tente de réhabiliter la XIIIe dynastie. Il propose une nouvelle chronologie de la fin du Moyen Empire et de la Deuxième période intermédiaire, un état de la question de la famille royale et des modes de succession. Il étudie en outre l'environnement social des hauts fonctionnaires de l'administration centrale et des élites provinciales. Il en résulte une vision nouvelle de l'histoire de la XIIIe dynastie, qui marque l'apogée du Moyen Empire sur le plan administratif. Cette force des institutions vient modérer la vision traditionnelle d'une époque trop souvent définie par une instabilité politique largement exagérée. Le catalogue exhaustif des sources royales, présenté en annexe, est un outil essentiel pour quiconque s'intéresse à cette époque.
Comment la découverte de l'art japonais a révolutionné le livre imprimé français Le japonisme, nom donné à l'influence du Japon sur les artistes et les écrivains, est un sujet majeur pour l'histoire des arts en France au xixe siècle. Pourtant, l'imprimé japoniste - qui va des splendides éditions bibliophiliques aux éphémères prospectus de théâtre, en passant par les revues illustrées - n'avait jamais fait l'objet d'une publication spécifique. Retraçant son histoire depuis la découverte des arts du Japon lors de l'Exposition universelle de 1867 à Paris jusqu'à la publication du livre de haïkus de Paul Claudel Cent phrases pour éventails en 1927, cet ouvrage apporte un éclairage nouveau sur la façon dont l'imprimé diffusa l'esthétique et la culture japonaises et fut un laboratoire de techniques innovantes qui transformèrent l'industrie du livre. Evoquant le rôle d'écrivains célèbres, comme les frères Goncourt, Emile Verhaeren ou Judith Gautier, il met aussi en lumière des dessinateurs, imprimeurs et relieurs souvent restés dans l'ombre d'un courant artistique dont on retient surtout les figures plus illustres des peintres comme Van Gogh, Manet ou les Nabis. Sophie Basch est professeur de littérature française à Sorbonne-Université, spécialiste de la relation entre la littérature et les arts. Son dernier livre, Le Japonisme, un art français, a paru aux Presses du réel en 2023. Christophe Marquet est ancien directeur de l'Ecole française d'Extrême-Orient. Parmi ses publications récentes : Hiroshige. Les éventails d'Edo (In Fine, 2022), Cent vues de Naniwa. Osaka au xixe siècle (Picquier, 2024), Hokusai. La Révolution bleue (Seuil, 2025).