Evaluation et contre-pouvoir. Portée éthique et politique du jugement de valeur dans le stoïcisme ro
Alexandre Sandrine
MILLON
30,00 €
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EAN :9782841373000
Comment ne pas être affecté par le cours des choses qui peut toujours léser notre corps, nos proches, un éventuel patrimoine et contrarier nos projets ? Telle est la question, devenue antienne, à laquelle les stoïciens répondent de manière inédite et brutale en leur temps, en élaborant un véritable « dispositif d'évaluation ». Il s'agit d'apprécier les choses à la juste valeur que détermine une axiologie tout aussi radicale que contre intuitive, puisqu'elle exclut de considérer comme des biens ou comme des maux, tout ce que généralement on dénomme et considère ainsi : la santé et la maladie, la vie et la mort, la richesse et la pauvreté, le plaisir et la peine. Vieille lune des études stoïciennes dira-t-on ? Pourtant, comment comprendre que le seul jugement de valeur, en l'occurrence une appréciation stoïcienne du monde qui semble frôler le jeu de langage, puisse être le ressort d'une « vie heureuse » ? Est-il d'autre part possible ? et comment ? de penser contre l'opinion commune et, dans une certaine mesure, contre soi ? Le désarroi généralisé et les dissensions perpétuelles que dénoncent épictète et Marc Aurèle permettent d'en douter. Et quand bien même parviendrait-on à penser autrement, n'est-il pas politiquement contestable ou du moins discutable, de prôner, au nom d'une indépendance individuelle radicale, un conservatisme non moins radical ...
Nombre de pages
304
Date de parution
21/10/2014
Poids
502g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841373000
Titre
Evaluation et contre-pouvoir. Portée éthique et politique du jugement de valeur dans le stoïcisme ro
Auteur
Alexandre Sandrine
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
502
Date de parution
20141021
Nombre de pages
304,00 €
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Philosophie de la vie quotidienneCe matin-là, le coq chanta moins fort, et nettement plus faux. C'était au début de la 95e olympiade. Socrate était condamné à mort dans sa propre Cité. Figure magnétique de notre panthéon, Socrate est pourtant un être de la subversion et de l'inconvenance : il dit et fait des choses qui heurtent les institutions. Et c'est lui, dans sa bizarrerie, qui donne naissance à la philosophie. À travers le récit de sa dernière journée, Sandrine Alexandre donne vie à un Socrate en décalage permanent avec les normes et les usages. Sous son égide, la philosophie ne peut être qu'une activité subversive. C'est cette dimension que retrouveront Nietzsche ou Foucault. Elle est ici restituée dans ce qui fait sa force et son originalité.
Quoi de plus banal qu'attendre ? Ou s'efforcer de répondre aux attentes ? Patienter et s'adapter sont plus que jamais les coordonnées de notre monde social. Dans cette trivialité de l'attente, ce sont pourtant des relations de pouvoir qui se jouent : entre ceux qui attendent et ceux qui font attendre, entre ceux qui satisfont aux attentes et ceux qui les déçoivent, entre ceux qui se permettent d'avoir des exigences et ceux qui sont condamnés à les satisfaire. Il est désormais urgent d'envisager des expériences de l'attente qui se distinguent radicalement de la patience, de l'espoir, ou du succès. Refuser d'attendre ou de satisfaire aux attentes, inventer d'autres manières d'attendre, sont autant de stratégies qui permettent de subvertir le dispositif d'attente dont cet essai propose l'analyse.
Très pratique, cet ouvrage spiralé en 2 couleurs propose une révision complète et accélérée de la discipline sous forme de fiches traitant tous les items d'hépatogastro-entérologie figurant au programme de DCEM2-DCEM4. Chaque item fait l'objet d'une fiche qui suit un plan clair et didactique et offre une vision globale, hiérarchisée et sélective. De nombreux algorithmes et tableaux de synthèse viennent étayer les données. Au sein de chaque item, les liens transversaux (infra- et interdisciplinaires) avec d'autres items éventuels sont clairement identifiés. Les items suivent l'ordre du programme, offrant au sein de la discipline un repérage par partie du programme (partie 1 avec détail des modules, partie 2 ou partie 3). Les étudiants en DCEM2-DCEM4 qui souhaitent se préparer efficacement aux épreuves classantes nationales.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.