Vie bonne, vulnérabilité, commun(s). Schèmes anciens et usages contemporains
Alexandre Sandrine ; Guéguen Haud ; Renaut Olivier
PARIS OUEST
15,00 €
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EAN :9782840163343
Vie bonne, vulnérabilité, communs sont des thèmes privilégiés du débat éthique, social et politique contemporain. Ces thématiques font retour sur une scène philosophique longtemps occupée par la formulation kantienne de la question morale et de la loi et le modèle d'une philosophie politique ne laissant aucune place à l'expérience concrète des individus. Ce faisant, la philosophie contemporaine retrouve là des préoccupations chères à l'Antiquité sur les genres de vie, le pouvoir de la nécessité et la fragilité humaine, l'organisation de la polis et la répartition de ses biens communs. Réunissant des chercheurs spécialistes en philosophie ancienne et en philosophie contemporaine, le présent ouvrage entend ainsi ouvrir un dialogue afin de comprendre le sens, la nécessité et les modalités non pas d'un "retour" aux Anciens, mais d'un "détour" par les Anciens pour penser le présent et l'actualité socio-politique que l'on trouve chez nombre d'auteurs contemporains. Adorno, Agamben, Castoriadis, Nussbaum, Butler, sont mis en dialogue avec Platon, Aristote et les Cyniques. A travers ce croisement et ces effets d'aller-retour, les diverses contributions permettent d'établir un dialogue entre Antiquité et philosophie contemporaine pour faire émerger des concepts et des schèmes permettant de mieux penser notre actualité.
Nombre de pages
185
Date de parution
29/08/2019
Poids
252g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782840163343
Titre
Vie bonne, vulnérabilité, commun(s). Schèmes anciens et usages contemporains
Auteur
Alexandre Sandrine ; Guéguen Haud ; Renaut Olivier
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
148
Poids
252
Date de parution
20190829
Nombre de pages
185,00 €
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Comment ne pas être affecté par le cours des choses qui peut toujours léser notre corps, nos proches, un éventuel patrimoine et contrarier nos projets ? Telle est la question, devenue antienne, à laquelle les stoïciens répondent de manière inédite et brutale en leur temps, en élaborant un véritable « dispositif d'évaluation ». Il s'agit d'apprécier les choses à la juste valeur que détermine une axiologie tout aussi radicale que contre intuitive, puisqu'elle exclut de considérer comme des biens ou comme des maux, tout ce que généralement on dénomme et considère ainsi : la santé et la maladie, la vie et la mort, la richesse et la pauvreté, le plaisir et la peine. Vieille lune des études stoïciennes dira-t-on ? Pourtant, comment comprendre que le seul jugement de valeur, en l'occurrence une appréciation stoïcienne du monde qui semble frôler le jeu de langage, puisse être le ressort d'une « vie heureuse » ? Est-il d'autre part possible ? et comment ? de penser contre l'opinion commune et, dans une certaine mesure, contre soi ? Le désarroi généralisé et les dissensions perpétuelles que dénoncent épictète et Marc Aurèle permettent d'en douter. Et quand bien même parviendrait-on à penser autrement, n'est-il pas politiquement contestable ou du moins discutable, de prôner, au nom d'une indépendance individuelle radicale, un conservatisme non moins radical ...
Philosophie de la vie quotidienneCe matin-là, le coq chanta moins fort, et nettement plus faux. C'était au début de la 95e olympiade. Socrate était condamné à mort dans sa propre Cité. Figure magnétique de notre panthéon, Socrate est pourtant un être de la subversion et de l'inconvenance : il dit et fait des choses qui heurtent les institutions. Et c'est lui, dans sa bizarrerie, qui donne naissance à la philosophie. À travers le récit de sa dernière journée, Sandrine Alexandre donne vie à un Socrate en décalage permanent avec les normes et les usages. Sous son égide, la philosophie ne peut être qu'une activité subversive. C'est cette dimension que retrouveront Nietzsche ou Foucault. Elle est ici restituée dans ce qui fait sa force et son originalité.
Quoi de plus banal qu'attendre ? Ou s'efforcer de répondre aux attentes ? Patienter et s'adapter sont plus que jamais les coordonnées de notre monde social. Dans cette trivialité de l'attente, ce sont pourtant des relations de pouvoir qui se jouent : entre ceux qui attendent et ceux qui font attendre, entre ceux qui satisfont aux attentes et ceux qui les déçoivent, entre ceux qui se permettent d'avoir des exigences et ceux qui sont condamnés à les satisfaire. Il est désormais urgent d'envisager des expériences de l'attente qui se distinguent radicalement de la patience, de l'espoir, ou du succès. Refuser d'attendre ou de satisfaire aux attentes, inventer d'autres manières d'attendre, sont autant de stratégies qui permettent de subvertir le dispositif d'attente dont cet essai propose l'analyse.
Très pratique, cet ouvrage spiralé en 2 couleurs propose une révision complète et accélérée de la discipline sous forme de fiches traitant tous les items d'hépatogastro-entérologie figurant au programme de DCEM2-DCEM4. Chaque item fait l'objet d'une fiche qui suit un plan clair et didactique et offre une vision globale, hiérarchisée et sélective. De nombreux algorithmes et tableaux de synthèse viennent étayer les données. Au sein de chaque item, les liens transversaux (infra- et interdisciplinaires) avec d'autres items éventuels sont clairement identifiés. Les items suivent l'ordre du programme, offrant au sein de la discipline un repérage par partie du programme (partie 1 avec détail des modules, partie 2 ou partie 3). Les étudiants en DCEM2-DCEM4 qui souhaitent se préparer efficacement aux épreuves classantes nationales.
Gomez-Géraud Marie-Christine ; Lestringant Frank ;
Ce volume se penche sur l'oeuvre critique de Daniel Ménager, professeur à l'université de Nanterre, disparu en 2020. Une oeuvre qui, dans ses derniers développements, s'est fortement ouverte sur le comparatisme. Si la Renaissance apparaît comme la source de sa réflexion, cet esprit humaniste formé aux oeuvres antiques et curieux de littérature universelle entendait désenclaver les études littéraires pour mettre la littérature au service de la pensée et de l'émergence de la conscience de soi.
Explorant divers terrains de recherche, cet ouvrage analyse la façon dont toute recherche est à la fois "située" par l'histoire et l'engagement du chercheur, et "situante" , car elle construit son objet. Regards situants propose une réflexion collective autour du "regard situant" , à la fois conçu comme outil méthodologique, cadre épistémologique et posture éthique en sciences sociales. L'ouvrage affirme que toute recherche est simultanément située - par l'histoire et l'engagement du chercheur - et situante - puisqu'elle construit son objet. A travers des contributions variées, il explore la sororité dans la recherche, la territorialité, le rapport au lointain, les enjeux invisibilisés, l'apport du marxisme, ainsi que des démarches de recherche-action-formation, des articulations entre quantitatif et qualitatif et des méthodes innovantes comme l' "entretien marché ". Conçu comme un laboratoire de pensée plutôt qu'une théorie figée, le livre s'achève sur une ouverture critique invitant au débat. Regards situants affirme ainsi le regard situant comme un levier essentiel pour renouveler la pratique scientifique, entre rigueur, réflexivité, engagement et ouverture.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.