La qualité de la loi. Expériences française et européenne
Albertini Pierre
MARE MARTIN
26,00 €
Epuisé
EAN :9782849342053
Longtemps pièce maîtresse de l'Etat de droit, la loi subit depuis un demi-siècle de profondes transformations qui affectent à la fois son élaboration, son contenu et son application. La dégradation de sa qualité est un phénomène général qui préoccupe, légitimement, les démocraties parlementaires. À des degrés différents, mais ressentis partout, le volume excessif, la technicité, la perte de clarté de la législation compromettent sa stabilité et son efficacité. En France, ce constat, établi de longue date par la doctrine, a envahi l'espace public avec les rapports du Conseil d'Etat et les avertissements du juge constitutionnel. L'objet du colloque de Rouen est d'abord de s'interroger sur ce qu'il est convenu d'appeler la " crise " de la loi (s'agit-il d'un déclin ou d'une transformation ?) et sur les outils méthodologiques qu'offre la légistique, discipline nouvelle encore peu enseignée dans notre pays (comment peut-elle aider le législateur à mieux légiférer ?). Àprès ces rapports prélimininaires, qui posent le diagnostic, la confrontation des points de vue est axée sur trois étapes critiques de la fabrication de la loi : sa préparation, sa discussion et son vote, enfin son interprétation. Autant dire que, dans ces phases successives, sont privilégiés, les acteurs qui y jouent le rôle majeur : le Gouvernement, le Parlement, le juge constitutionnel.
Nombre de pages
312
Date de parution
25/02/2016
Poids
432g
Largeur
151mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849342053
Titre
La qualité de la loi. Expériences française et européenne
Auteur
Albertini Pierre
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
151
Poids
432
Date de parution
20160225
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre est une synthèse de l'histoire de notre système scolaire depuis le début du XIXe siècle. L'auteur s'intéresse à tous les niveaux d'enseignement de la maternelle à l'université, à toutes les disciplines scolaires et à tous les effets sociaux de l'enseignement. L'ouvrage met en avant les interrelations qui unissent en permanence l'Ecole et la société globale, de la mainmise de l'Eglise à la Restauration en passant par la véritable révolution des lois de Jules Ferry jusqu'à la massification de l'enseignement secondaire puis supérieur à partir des années 1960. Il se termine par une étude de la place du système scolaire dans la grave crise que la France connaît aujourd'hui.
Cet ouvrage, qui offre une présentation synthétique du XIXe siècle français, est un outil indispensable pour les étudiants en licence d'histoire, les élèves de classes préparatoires littéraires, les étudiants des IEP.
À bien des signes, et encore plus vue de l'étranger, la France semble difficile à gouverner : peut-elle conduire aujourd'hui une action cohérente et durable ? Pierre Albertini brosse le tableau des oscillations politiques d'un pays, tour à tour capable d'abandons funestes et de vastes efforts. Cette succession de cycles montre qu'il n'y a, en réalité, aucune fatalité dans le destin ou le tempérament national. C'est dans l'organisation de la société et la défaillance de ses structures que l'auteur cherche les causes de l'affaiblissement et de la dépression que nous éprouvons depuis une trentaine d'années. Explorant les voies d'une France plus solidaire et plus confiante, il appelle à une nouvelle régulation sociale, fondée sur un équilibre entre valeurs collectives et valeurs individuelles.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).