Alaluf Matéo ; Allé Michel ; Amin Samir ; Dewatrip
UNIV BRUXELLES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782800413730
Quelles marges pour une recherche économique, sociale et politique alternative, dans le cadre de l'économie globalisée, de ses contradictions et des mouvements qu'elle suscite? Le présent ouvrage analyse les enjeux de l' " économie autrement " et fait écho aux débats suscités par ce fil rouge qui traverse les neuf chapitres. C'est aussi et avant tout un hommage rendu par un groupe de collègues et d'amis à un homme qui a consacré une partie importante de sa vie à l'Université libre de Bruxelles. Jacques Nagels a symbolisé, durant quatre décennies, la défense active de l'université publique et laïque, l'innovation au sein de cette institution, ainsi que sa démocratisation. Le caractère multidisciplinaire du livre reflète la grande ouverture d'un économiste politique, internationalement reconnu, qui a anticipé certains aspects de la moderne international political economy : l'attention portée aux racines économiques des enjeux politiques ainsi que les implications politiques des changements économiques. Le tournant de 1989 et l'effondrement du communisme en Europe ont permis à Jacques Nagels, de réactualiser la référence critique à la pensée de Marx, de se focaliser sur l'analyse empirique des changements de l'économie globalisée et, au-delà, de contribuer à la remise en question des nouvelles orthodoxies à la mode depuis les années quatre-vingt-dix.
Nombre de pages
160
Date de parution
21/07/2006
Poids
285g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782800413730
Titre
L'économie autrement. En hommage à Jacques Nagels
Auteur
Alaluf Matéo ; Allé Michel ; Amin Samir ; Dewatrip
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
285
Date de parution
20060721
Nombre de pages
160,00 €
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Au terme d'un siècle et demi d'existence qui a façonné l'Europe et marqué le monde, la social-démocratie a-t-elle encore un avenir ? Assistons-nous à la fin d'un cycle politique et social, ou au contraire, les restes de la social-démocratie sont-ils moins inutiles qu'il n'y paraît de prime abord ? Ce qui est mort dans le socialisme apparaît clairement au terme d'un parcours, basé principalement sur cinq pays à l'origine de la social-démocratie, Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne et Suède. Au moment où il sombrait en Europe, le socialisme semble avoir retrouvé sa radicalité outre-Atlantique avec Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez. Le legs du socialisme, produit d'une histoire séculaire, permet-il de formuler à présent l'hypothèse d'une gauche de gauche ? Rien n'est sûr pour l'avenir. Dans le monde d'après le coronavirus, l'extrême droite national-populiste est prête à occuper partout l'espace laissé vacant par la social-démocratie défaillante. L'hypothèse socialiste radicale pourrait briser cet élan destructeur et porter l'espoir d'une perspective politique émancipatrice. Le legs subversif du socialisme est multiple, comme les classes populaires. Il doit pouvoir s'incarner dans toutes les sensibilités de la gauche, socialiste rénovée, gauche radicale et écologiste.
Résumé : L'allocation universelle serait-elle une alternative au néo-libéralisme à même d'abolir le chômage et la pauvreté ? Pourrait-elle libérer le travail des contraintes qui l'enserrent au profit d'activités autonomes librement choisies par chacun ? Ce scénario refait surface, périodiquement, depuis plus de trente ans, en se parant des couleurs de la nouveauté. Au contraire, pour Mateo Alaluf, cette idée inscrite dans les rapports de force qui structurent la société est une machine de guerre contre la sécurité sociale qui entraînerait l'institutionnalisation de la précarité. En reconstituant les controverses qui ont accompagné la réception de l'allocation universelle, ce livre tente d'analyser de manière critique les principes qui soutiennent la proposition d'octroyer à chacun, sans condition, aux riches comme aux pauvres, un revenu de base. Il pose à la Gauche la question de savoir si l'émancipation est tributaire des individus, supposés responsables dans leurs choix par l'octroi d'une somme d'argent ? même modeste ?' ou si elle procède des droits sociaux qui trouvent leur origine dans le travail ?
Alaluf Matéo ; Desmarez Pierre ; Stroobants Marcel
Résumé : Le comble de la mesure, c'est le travail. On travaille en mesure, selon des cadences incorporées dans les flux de production et selon des pressions intériorisées. Le travail divise, se divise, se rémunère, il se présente comme étalon de tous les biens, mais n'a pas de valeur absolue. Et il faut bien des conventions pour que l?équivalence entre travaux puisse être établie. On dénombre des cycles, des heures et des jours ouvrables dont le travail déborde. Le travail ne se mesure jamais mieux que dans sa démesure, par excès ou par défaut, quand il brille par son absence, s?évade, surmène, résiste, fait grève ou bien s?épuise. A présent, la mesure est comble. Partout, des pratiques professionnelles sont saisies par une profusion de mesures renouvelées : évaluation des compétences, indicateurs de performances, catégorisation des objectifs, normes de qualité, standardisation des procédures, benchmarking, facteurs d'impact. La démesure du travail serait-elle un corollaire de la production " sur mesure " ? Qui mesure quoi, comment et avec quels effets ... Les tensions entre mesures et démesures traversent toute la sociologie du travail. Cet ouvrage collectif a fait le pari de " remettre à zéro " le compteur du travail, d'actualiser ces tensions jusqu?à éprouver les références qui servent de commune mesure aux chercheurs. Les différents angles de recherche s'y déploient en sept parties, amorcées par une présentation permettant de situer l'originalité de chaque contribution dans les mouvements de la sociologie du travail contemporaine.
Alaluf Matéo ; Zamora Daniel ; Ackerman Seth ; Har
Depuis la crise de 2008, l'idée d'une allocation universelle suscite un engouement renouvelé, tant en Europe qu'en Amérique. Le projet trouve des appuis à gauche comme à droite et, de l'avis de bien des spécialistes, il pourrait être le fondement des politiques sociales de l'avenir. Plus d'un penseur critique l'a prôné, Philippe Van Parijs, Toni Negri, José Bové ou André Gorz, mais que signifie vraiment cet étonnant consensus ? Selon les auteurs de cet essai, l'allocation universelle, sous couvert d'une bienveillante redistribution de la richesse, consacre l'abandon de l'enjeu politique central des cent cinquante dernières années : le conflit entre le capital et le travail. Chacun des textes composant ce livre oeuvre au rappel de l'importance décisive de cette question, pour justifier qu'il faille impérativement être contre l'allocation universelle.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.