Une caravane de marchands demande asile pour quelques jours à une tribu d'un puits. On leur accorde l'hospitalité, ainsi que le commande la loi du désert. La même loi stipule que demeurer plus de quarante jours à la même place, c'est tomber en esclavage. Or les nouveaux venus n'ont rien de plus pressé, sitôt installés et trouvant le site à leur goût, que de construire sous le nez de leurs hôtes une cité en dur où ils se livrent bientôt à mille trafics, offrant aux pauvres nomades médusés tout un luxe de produits brillants et inutiles. Oublieux de l'antique enseignement des "mages", les esprits faibles se laissent séduire et finissent par enfreindre la promesse qu'ils avaient faite aux esprits du désert: celle de renoncer à la possession de l'or, valeur perverse réservée à "Ceux de l'Autre Monde". La vengeance des esprits sera terrible. Le vent de sable va souffler pendant une année entière, rappelant aux apprentis-sorciers et à leurs dupes que l'homme, lors même qu'il croit avoir les moyens d'asservir la nature, n'est jamais le maître du jeu... Biographie de l'auteur Ibrahim Al-Koni (né en 1948) est en train d'imposer l'une des rares oeuvres de langue arabe offrant une lecture du monde qui ne se réduise pas à celle de l'islam. Ce Libyen de culture touarègue, dont presque tous les livres ont pour cadre le désert, propose aux lecteurs du monde entier une littérature intemporelle de dimension universelle, fondée toute sur une inquiétude foncièrement moderne: notre désir inavoué de détruire le monde. A l'opposé des fondamentalistes musulmans, il est l'un des rares romanciers en sa langue qui cherche à inventer une autre littérature arabe. Les Mages, qui ont connu un grand succès en Allemagne (où le livre a été couronné par un grand prix de littérature), sont considérés comme son chef-d'oeuvre.
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Nombre de pages
615
Date de parution
11/02/2005
Poids
738g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782752900524
Titre
LES MAGES
Auteur
Al-Koni Ibrahim ; Vigreux Philippe
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
738
Date de parution
20050211
Nombre de pages
615,00 €
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Fils d'un noble touareg du Sahara, Oukhayyed reçoit à sa majorité un méhari tacheté, d'une beauté unique mais fragile : la tacheté contracte la gale lors de ses aventures amoureuses. Au terme d'une traversée initiatique du désert, le jeune homme trouve l'herbe du diable qui le guérit. Mais il doit le castrer, en mesure d'expiation, et expier lui-même pour la série de fautes qu'il commet : une promesse non tenue à la déesse Tanit ; son mariage avec Ayour et son bannissement de la tribu ; la mise en gage du beau méhari ; enfin l'échange de sa femme et de son fils contre l'animal et la liberté. Le sac de poussière d'or qu'on lui donne à son insu parachève sa malédiction. Elément corrupteur de la beauté du dromadaire, cette poussière d'or crée le plus grand scandale qu'ait connu le désert. De nouveau seul avec son méhari, dans des paysages d'une puissante poésie, Oukhayyed ne peut que retarder le moment où il devra payer le prix du déshonneur, sans doute, mais surtout de la beauté absolue et de la liberté dont il a fait le choix.
Comme souvent dans l'oeuvre d'Al-Koni, nous sommes transportés dans un lieu assez largement indéterminé (le désert profond, dans un pays qui évoque vaguement la Libye... même si l'auteur le décrit avec une précision aigüe), et à une époque des plus floues (à l'approche d'une vague "modernité" annoncée... Mais aussi bien, dirait-on, aux commencements du monde). L'intrigue elle-même paraît avoir été tissée au temps d'Abraham... Un homme doit renoncer à la poésie et à l'amour (ainsi le veut la Loi) pour jouer le rôle de chef à la tête de sa tribu. Ce sacrifice marquera la vie des siens, mais n'empêchera pas que ne soient posées à tous - et d'abord à lui - les antiques questions (les plus modernes, bien sûr): faut-il partir ou rester, écouter la prudence ou élire le risque, écouter les devins ou les moquer, se soumettre à la tradition ou oser le sacrilège... Ibrahim Al-Koni est né dans le désert Libyen, de culture touareg, il n'apprend à écrire l'arabe qu'à l'âge de 12 ans. Il fait ensuite des études d'histoire et de journalisme en ex-URSS, avant de s'installer en Pologne. Si l'on excepte deux brefs recueils de nouvelles parus en 1975 et 1976, ce n'est qu'à la fin des années 80 qu'il fait connaître au monde son oeuvre (plus de 20 titres publiés à ce jour), saluée à travers tout le monde arabe - au moins dans les cercles éclairés - comme l'une des révélations majeurs de cette fin de siècle. Un premier roman traduit en français ('Poussière d'Or', Gallimard, 1998), puis deux autres ('L'Herbe de la nuit"et"Le saignement de la pierre', L'Esprit des Péninsules, 2000 et 2001), ainsi que quelques nouvelles recueillies dans la revue Serpent à plumes lui ont valu les plus hauts témoignages d'admiration.
Al-Koni Ibrahim ; Bataillon Pierre ; Zabbal Franço
Résumé : Réédition en poche d'un des textes phares du grand auteur touareg, Ibrahim Al Koni, traduit et lauréat de nombreux prix littéraires à travers le monde. A la fois récit initiatique et conte mystique, ce texte suit les pas du jeune Assouf, élevé dans le désert, habitué à la seule compagnie de ses troupeaux, et qui se trouve peu à confronté à l'arrivée des touristes et des braconniers venus chasser les dernières gazelles. Questionnant la possibilité de faire société, la solitude et les liens familiaux, ce texte interroge aussi avec une grande modernité le lien que nous tissons avec les animaux et les mythologies qui en découlent.
Moment singulier dans l'oeuvre d'Ibrahim al-Koni, ce récit retrace l'ascension du gouverneur Ahmed al-Qaramânli dans les années 1710. S'alliant à la population arabe contre les Turcs et leurs descendants kouloughlis, il se démarque brutalement de la Sublime Porte pour fonder une dynastie qui régnera sur la Libye pendant plus d'un siècle. Inspiré des Annales tripolitaines de l'historien français Laurent-Charles Féraud (1829-1888), ce roman est à la fois un récit historique - où l'auteur retisse les thèmes qui lui sont chers: la malédiction du pouvoir ou l'intervention de l'invisible dans le monde matériel - et un récit philosophique illustrant le thème majeur de l'appel. Celui qui oriente le destin de chaque homme, qui le pousse à vivre et à agir en le tirant insensiblement vers la mort. Comme un appel du lointain est aussi une magnifique évocation du désert et de la mer envisagés comme deux espaces de pure liberté, participant d'une seule et même essence, l'un gardien de l'identité et des valeurs, l'autre ouvrant sur l'inconnu, monde indompté des corsaires et théâtre de l'affrontement avec les puissances européennes.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.