Ce récit de la guerre et de l'amour, de l'amitié et de la haine, du sacré et du pouvoir politique, de la foi et de la corruption... s'inscrit dans une saga de la guerre du Liban. Au fil de ses souvenirs et de ses douleurs, et sur le fond d'une histoire d'amour, Ezza Agha Malak dévoile les avatars historiques, socioculturels, psychologiques, spirituels... d'une guerre où, au-delà de la vie et la mort, l'amour et le cauchemar se croisent, où le chaos et la raison se côtoient comme dans une mythologie. Elle nous entraîne au fond du labyrinthe mais tisse un fil d'Ariane pour renouer avec l'espoir et l'euphorie. Elle rapporte les exils et retours répétés entre Liban et France, aux flux et aux reflux d'une guerre séparatrice spécifiquement libanaise, emportant des communautés populaires confessionnelles ou claniques trop crédules. " La guerre des autres ? Comment ça ? Les autres, c'étaient nous. Et elle était bien notre guerre à laquelle nous avons directement ou indirectement participé (...) Et pour éteindre les feux de la haine entre Caïn et Abel, nous avons fait appel aux autres en les laissant s'immiscer dans nos affaires. Nous avons brûlé ce que nous avons adoré. L'impact était dur. Nous en portons encore les balafres ", notifie la romancière.
Nombre de pages
470
Date de parution
24/09/2013
Poids
725g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343016962
Titre
Balafres ou le silence de la Méditerranée
Auteur
Agha Malak Ezza
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
725
Date de parution
20130924
Nombre de pages
470,00 €
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Les poèmes de ce recueil évoquent la dure et triste vérité du Liban ; celle des responsables voleurs, dits chevaliers d'industrie, le laissant dénudé, anéanti. Divisé en sagas ou récits inspirés de faits actuels, le recueil s'ouvre sur un incendie criminel qui ravage le Liban de son nord à son sud, sans pompiers ni canadairs. Vient ensuite le récit de la révolution populaire (le Hirak ou l'Intifada) qui éclate mais qui est étouffée dans son berceau. S'ensuit le récit d'un virus qui paralyse la planète. "L'urgence d'aimer" pour finir. Il n'y a que l'amour qui sauve ; l'amour maternel en particulier.
Dans ce recueil, les poèmes associent deux genres littéraires : récit poétique et motif romanesque qui, en se combinant, livrent un tableau réel du monde et de la vie, tout comme les épisodes d'un roman-feuilleton énonçant une vérité historique bâtie sur des aventures dramatiques épisodiques. Ils nous racontent l'actualité réelle d'un Liban effondré, ruiné par ses propres dirigeants, la conscience douloureuse de l'homme insatiable et cruel, dans une synthèse vive de ce qui se produit sur notre planète.
La question majeure qu'expose ce roman, ce sont les droits bafoués d'une femme qui a vécu en France en jouissant de tous ses droits d'épouse et de mère (française), et qui, regagnant son pays d'origine, le Liban, intégrant son monde musulman, perd ses droits et se retrouve sous le joug d'une société patriarcale et machiste. Elle sera asservie par les libres machinations du mari intouchable et conforté par les lois qui laminent les droits de son épouse...
En jetant un pont entre les rives, la transculturalité abolit les frontières et neutralise les entraves pour aller au-delà, par une sorte de trans-formation identitaire. Il s'agit ici de casser les tabous, de sortir de la complexité des totems culturels et d'oser ajouter à son statut identitaire, une autre identité qui l'exprime selon un principe d'intégration linguistique. C'est ce qui a probablement poussé la préfacière de cet ouvrage à préconiser une recherche où l'engagement culturel de l'écrivaine se confond avec son appartenance linguistique identitaire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...