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Le style du philosophe. Foucault et le dire-vrai
Adorno Francesco-Paolo
KIME
19,30 €
Épuisé
EAN :9782841740574
Le siècle sera foulcaldien ", disait Deleuze, rendant hommage à une des philosophies les plus risquées de notre période. Et pourtant lorsque la critique de l'?uvre de Foucault n'est que la reprise paresseuse d'un déjà dit qui dort dans les mots, la banalité du commentaire, mises à part quelques rares exceptions, apparaît cruellement en décalage par rapport à la pensée. Quand les lectures de Foucault ne sont pas de confortables résumés de tel ou tel ouvrage, on assiste à l'étalage de la même panoplie de maître mots : " pensée de la transgression et de la limite ", " destruction du sujet ", " omniprésence du pouvoir ", " reprise de la morale ", " déprise de soi ". Ce livre rompt avec cette uniformité cherchant ailleurs que dans le continuel ressassement des mêmes mots d'ordre, le sceau d'une pensée qui a interrogé avec rigueur et détermination la configuration théorique de notre temps au prix de nombreuses incompréhensions. C'est le lien entre une pragmatique de la vérité et une certaine manière de penser le sujet qui constitue le noyau le plus important du parcours de Foucault. Et on verra comment à partir de ce rapport le sens original de la morale - style du rapport au monde - est récupéré, interrogé et intégré dans une pensée qui n'en finit plus de " rendre difficiles les gestes faciles ".
Nombre de pages
161
Date de parution
01/11/1998
Poids
216g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841740574
Titre
Le style du philosophe. Foucault et le dire-vrai
Auteur
Adorno Francesco-Paolo
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
216
Date de parution
19981101
Nombre de pages
161,00 €
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Résumé : La pensée de Pascal et des Messieurs de Port-Royal représente un moment particulièrement aigu dans l'histoire des conflits entre pouvoir religieux et pouvoir politique. Sur le plan de l'existence quotidienne, la théologie janséniste se traduit dans des pratiques de contrôle du corps social et du corps individuel, alternatives à celles mises en place par le pouvoir politique. Ainsi la théologie et l'éthique de Port-Royal mènent jusqu'au bout, et de manière exemplaire pour l'ensemble des religions monothéistes, les contradictions qui déchirent la communauté religieuse qui se fait institution, toujours suspendue entre pastoral de l'âme et contrôle du corps. Autrement dit, dans le conflit entre jansénisme et société civile se propose la question de l'appartenance de l'individu : on est d'abord fidèles et puis citoyens ? Ce sont les croyances religieuses qui priment sur les valeurs sociales ? Ou bien le domaine de la religion est essentiellement privé et l'espace public est gouverné par d'autres principes ? Ce sont des questions d'une grande actualité que cet ouvrage discute par le biais d'un retour à un des moments décisifs de la construction du rapport entre religion et politique des civilisations européennes.
Il est toujours plus évident que le progrès scientifique nous rendra bientôt capables de modifier à notre gré la nature humaine. La perspective de rendre enfin réel le rêve d'une jeunesse éternelle débarrassée du poids des maladies et de la mort gagne les dernières résistances. La possibilité bientôt avérée d'altérer la nature humaine est rendue plus acceptable par l'incapacité tant de justifier la valeur de l'homme que de définir ses traits spécifiques et donc sa place dans la nature. Les raisons de l'enthousiasme qui entoure cette perspective sont nombreuses. On nous promet l'immortalité, depuis toujours rêve de l'humanité, mais aussi la survie de l'espèce dans des milieux très différents du nôtre. De plus, nous attendons de ce prométhéisme biotechnologique la libération définitive des contraintes qui nous oppriment et nous assujettissent. Les êtres humains seront libres de choisir l'identité et la forme qu'ils voudront, ils deviendront enfin totalement autonomes et responsables de la forme de leur existence, de leur bios, et donc de leurs choix. Le post-humanisme, dans ses nombreuses déclinaisons est en passe de dessiner tous les possibles scenarii d'un monde habité par des mutants, des cyborgs, des êtres hybrides finalement capables de contrôler tous les aspects de l'existence et de vivre en pleine liberté. Le but de ce travail est de pointer les présupposés idéologiques implicites, les points de fuite, les ombres d'un tableau si agréable dans lequel, nous dit-on, le mariage de l'esthétique et de l'éthique engendrera un espace de liberté absolue. L'idéologie de la manipulation de l'homme se développe (et ne peut se développer que) à l'intérieur de la configuration politique de la modernité en tant que biopolitique telle que Foucault l'a définie. Dans ce sens, il nous est apparu que le post-humanisme n'est que le résultat et la construction théorique de la biopolitique qui le fonde, le justifie et le promeut. Alors peut-être une forme de résistance se trouve dans un processus de réappropriation de la mort.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.