Cet ouvrage a été conçu dans une optique singulière. Il s'agit d'offrir au lecteur un aperçu qui puisse être suffisamment représentatif des concepts-clefs de la philosophie - sans toutefois prétendre à l'exhaustivité ; nous souhaitons lui présenter des repères essentiels susceptibles de lui permettre de bénéficier d'une vue d'ensemble des notions et des concepts de la philosophie ; nous espérons ainsi contribuer à susciter une réflexion féconde sur les grandes questions de toujours - qui sont aussi les grandes questions de notre temps - à partir de ces Fragments d'un discours philosophique. Le lecteur pourra donc parcourir une grande diversité de champs et de contextes philosophiques. On peut ainsi dégager quatre champs primordiaux : la réflexion sur la condition humaine, l'analyse du savoir, la perspective de l'agir, et enfin l'ontologie et la philosophie. On le voit, tous les concepts et notions présentés ici comme des fragments d'un discours total et idéalement complet doivent permettre au lecteur de reconstituer, à sa manière et sans doute selon des parcours différents, l'unité d'un même discours, le Discours philosophique.
Nombre de pages
292
Date de parution
02/03/2005
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747580069
Titre
Fragments d'un discours philosophique
ISBN
2747580067
Auteur
Abiteboul Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
20050302
Nombre de pages
292,00 €
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C'est par la singularité des textes que l'on peut se donner les moyens de mieux saisir la spécificité des concepts. C'est par un va-et-vient entre le concept et le texte que peut progresser l'analyse philosophique. Devant l'impossible univocité du discours philosophique, la vérité des philosophes apparaît comme fondamentalement ambiguë, équivoque, paradoxale, multiple. La philosophie, ce n'est jamais la pensée, mais une pensée singulière située dans un contexte. Il n'y a pas de philosophie, il n'y a que des philosophies. A la limite, il n'y a que des concepts en contexte. Les concepts sont la chair des textes et les textes la chair des pensées. En réalité, ils sont enveloppés l'un dans l'autre. C'est dans le concept que se tisse le texte, c'est dans le texte que se saisit le concept.
Faisons le pari étonnant de prouver qu'un individu se jetant du haut d'un immense immeuble ne touchera jamais le sol. La démonstration n'est pas si compliquée : l'individu en question devra bien, avant de toucher le sol, avoir parcouru la moitié de la distance qui l'en sépare, puis la moitié de la moitié restant à parcourir, puis encore la moitié de cette moitié, et ainsi de suite, à l'infini. Si bien qu'ayant toujours une distance, si minime soit-elle, à parcourir, il ne parviendra jamais à toucher le sol ... ". Quoi de plus déconcertant, de plus saisissant, de plus étonnant ... qu'un paradoxe ... Pour Olivier Abiteboul, le paradoxe est pourtant l'un des outils philosophiques les plus efficaces pour faire rebondir la pensée. Il faut donc l'apprivoiser. Du foisonnement des systèmes philosophiques, logiques et mathématiques, l'auteur tire de nombreux exemples, célèbres ou non, souvent amusants, pour nous faire comprendre les mécanismes du paradoxe, et nous révéler ainsi son omniprésence dans l'histoire de la pensée.
Cet ouvrage s'intéresse à l'importance des techniques argumentatives dans les correspondances philosophiques du XVIIe siècle : les philosophes, aussi célèbres soient-ils, (Descartes, Spinoza, Leibniz?) peuvent-ils se passer de rhétorique ? Par l'argumentation, c'est la question de la force du discours philosophique sur l'opinion, du pouvoir de la philosophie en matière de persuasion, qui est mise en jeu. Y a-t-il une place pour l'humour dans le discours philosophique ? Quelles sont les limites du discours philosophique ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...