La " voix du père " signifie pour l'individu le rappel permanent de la loi qui commande la réalisation de ses désirs. Elle est celle du père qui participe avec la mère à la naissance de l'enfant. Elle est aussi celle de l'institution, de l'éducation, de l'autorité, des lectures, de la culture et même celle de la mère. Elle est donc d'une manière générale, tout ce qui représente pour l'enfant le " père symbolique " ou " l'Idéal du Moi " selon Freud. Deux niveaux sont à distinguer celui de la relation intersubjective de l'enfant avec ses parents dans la disposition triangulaire du complexe d'?dipe, et celui de la voix qui soutient l'enjeu de l'histoire d'une lignée, d'un peuple et même de l'aventure humaine en ce monde. Le phénomène vocal nous accompagne en permanence dès le cri du nourrisson, de " la sonate maternelle " à la voix du père et jusqu'aux confins où le porte la voix de la diva. Il disparaît derrière la parole pour réapparaître dans le chant pur. Il traverse quelques mises à l'épreuve en cas de pathologies plus ou moins graves - mutisme, sons discordants chez certains autistes, bégaiement -. À partir de l'étude de l'imaginaire hébraïque, des mythes grecs de Narcisse, Écho et Orphée, de certains rites ancestraux juifs et africains, Janine Abécassis montre comment la voix se révèle un moyen privilégié pour entrer en relation avec le divin. Toutes ces variations sur le thème de la voix se jouent entre le désir et la loi, révélant ainsi une forme de présence particulière au statut de la paternité.
Nombre de pages
320
Date de parution
01/05/2004
Poids
435g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130534112
Titre
La voix du père
Auteur
Abécassis Janine
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
435
Date de parution
20040501
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quelle place occupe l'enfant, symbolique, réel et imaginaire, dans l'inconscient de chacun de ses parents, du couple parental ? Comment se repère-t-il et se structure-t-il à partir du lien avec sa mère et selon la loi du passage d'une génération à l'autre, en faisant face au roman familial ? Quelles sont les conséquences sur l'enfant de l'évolution de la famille d'aujourd'hui qui remet en cause les modèles parentaux traditionnels ? Peut-on dire que l'enfant est au centre de la famille ou plutôt que ce qui est central, c'est le lien entre les différents membres ? En quoi les thérapies peuvent-elles constituer une réponse à la dépersonnalisation sociale et parentale de notre modernité et à la déstructuration de l'enfant ou de l'adolescent, qui en découle ? Des universitaires, psychologues et philosophes, des cliniciens, psychiatres et psychanalystes, apportent leurs analyses et leurs réponses à ces interrogations d'une grande actualité.
La Shoah est la tentative la plus radicale, dans l'Histoire, d'anéantissement de l'homme par l'homme, et plus précisément, de ce qu'il y a de plus humain en l'homme : sa pensée. Ce point est en voie de devenir de plus en plus clair aux consciences contemporaines. Mais celles-ci distinguent-elles également que la Shoah n'est pas terminée ? Les principes en jeu dans cet événement historique inouï continuent en effet à produire des catastrophes ; l'une d'entre elles, encore trop rarement identifiée, est l'entreprise visant à nier l'existence même de la Shoah : le négationnisme. Interroger le négationnisme, c'est interroger encore la Shoah, mais sous une autre forme. C'est apporter du coup un éclairage supplémentaire sur cette tentation suicidaire dont l'homme sait faire particulièrement preuve depuis le XXe siècle.
La question du mal serait assez simple si la science pouvait y répondre. Le mal est à comprendre ; entendons : il intéresse la philosophie. Si dans le projet de compréhension du mal déployé dans ce livre, l'Inquisition et la Shoah sont convoquées, c'est parce qu'elles offrent l'une et l'autre à observer et à penser le mal jusqu'à ses principes les plus fondamentaux. Il s'agit de proposer une compréhension évitant les simplifications de l'analyse et rendant compte de l'extrême complexité du sujet.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.