La Mauritanie, immense pays, vit sur une dualité ethnique : les " Bidans ", Maures, et les Négro-africains, clivage arrivé au paroxysme lors des événements dramatiques des années 1980. Qu'en est-il de cette déchirure ? Ce quatrième volume des Cahiers de l'Ouest saharien tente une approche de la douloureuse réalité sociale mauritanienne. Il s'efforce d'en donner un nouvel éclairage, à travers les contributions d'auteurs mauritaniens, qui ont étudié la place et l'influence des ethnies et des tribus sur les processus électoraux et la vie démocratique. Des témoignages sur la situation des esclaves et des haratines, les esclaves affranchis, des représentations sociales et imaginaires issues du passage du colonialisme français, confirment que la formation de l'Etat mauritanien s'est déroulée sur fond d'une difficile cohabitation entre les divers groupes sociaux et de violations massives des droits humains. L'Etat n'a pas joué son plein rôle d'instance d'intégration. Seules la démocratie et l'égalité entre les stratifications sociales peuvent permettre une détribalisation de la vie politique dominée par les Bidans, pour épargner à cette république un autre dérapage.
Nombre de pages
240
Date de parution
02/10/2004
Poids
265g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747572743
Titre
Regards sur la Mauritanie
ISBN
2747572749
Auteur
Abdoul Diop Mohamadou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
265
Date de parution
20041002
Nombre de pages
240,00 €
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N'Diaye Sidi ; Ngaïdé Abdarahmane ; Abdoul Diop Mo
Ce petit livre est un fragment de discussions-pensées aléatoires qui porte sur des événements fragmentés, mais toujours solidaires pour alimenter l'énergie motrice des communautés mauritaniennes. C'est un puzzle d'idées éparses, mais qui puisent leur sève nourricière dans les racines profondes d'une Mauritanie en évolution.
Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy emprunta la voie communicationnelle du pouvoir en s'appuyant sur les grands groupes médiatiques contrôlés, pour l'essentiel, par les milieux économiques. Sur des thèmes aussi cruciaux que la démocratie, la République, la "valeur travail", le "pouvoir d'achat", l'immigration, l'Europe, l'Afrique, etc. le candidat Sarkozy usa, dans sa communication, des formes de persuasion rusées grâce auxquelles il engrangea, le 6 mai 2007, les suffrages de près de 20 millions de Français. Pourquoi changer de méthode après un succès aussi net? En visite à Dakar le 26 juillet 2007, le nouveau président français prononça à l'Université Cheikh Anta Diop un discours qui suscita, partout en Afrique au sud du Sahara, une vive controverse. Le présent ouvrage passe au crible "le viol par le langage", les ?illères du fils d'immigré, les causes profondes de l'immigration clandestine, les conditions de l'arrimage au "monde réel", etc. A Dakar, l'invite à une "rupture", qui n'en est manifestement pas une, augure de beaux jours pour la Françafrique. Selon l'auteur, la vraie rupture dont les Africains veulent débattre, pour l'avènement d'un "monde commun" acceptable pour tous, passe néanmoins par la prise en compte de la responsabilité des élites au pouvoir en Afrique Biographie: Abdoul Aziz Diop est diplômé de l'École doctorale régionale africaine (EDRA) de droit et de science politique de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Chargé de cours à l'Institut supérieur des sciences de l'information et de la communication (ISSIC) de Dakar. M Diop est l'auteur du recueil de chroniques Nous avons choisi la République
Près d'une décennie après le départ du président Senghor du pouvoir, Abkulaye Wade, dans l'opposition, suggéra clairement : "l'Afrique doit régler le problème du pouvoir par le consensus" et se posa opportunément deux questions cruciales : "Comment accéder au pouvoir ? Comment quitter le pouvoir ? " Les Sénégalais lui réglèrent le problème de l'accès en l'élisant démocratiquement en mars 2000. Depuis peu, les mêmes savent qu'ils ne peuvent plus le révoquer par les urnes. Quand l'opposant Wade soutenait avec force : "si [la] question [du déport du pouvoir] n'est pas réglée, n'importe qui peut utiliser n'importe quel moyen pour accéder au pouvoir et le conserver", il ne savait pas que ses écrits dans Un Destin pour l'Afrique le rattraperaient un jour. Nous y sommes ! Depuis bientôt cinq ans, le président Wade prépare l'opinion et les institutions à une "succession de père en fils" contre laquelle s'organisent déjà de larges franges de la société attachées à la forme républicaine de l'Etat. L'ambition du présent ouvrage est de conquérir les faits sur les préjugés en retraçant des parcours qui concernent aussi bien les choses que les hommes sur une période courte (2004-2009), mais particulièrement riche d'enseignements.
En consacrant l'ouvrage que vous avez entre les mains à l'analyse, sous le prisme de la théorie sociale du care (sollicitude, prendre soin, etc.), de la politique de protection sociale universelle du président Macky Sall, l'auteur fait le pari d'un parti pris "juste et informé" susceptible d'entraîner la majorité présidentielle et l'opposition dans un débat de fond sur la santé, l'aide sociale, les retraites, le handicap, etc. Avec, en toile de fond, la politique économique. Le moment choisi n'est pas neutre, mais il a le mérite de s'affranchir d'un énième dithyrambe qui agace plutôt que d'enthousiasmer. C'est à ce moment d'élévation du langage - loin des querelles stériles entre camarades d'un même parti ou entre adversaires politiques - que sont conviés les lecteurs.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...