Une succession en démocratie. Les Sénégalais face à l'inattendu
Diop Abdoul Aziz ; Tall Abdoul Aziz
L'HARMATTAN
22,50 €
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EAN :9782296085619
Près d'une décennie après le départ du président Senghor du pouvoir, Abkulaye Wade, dans l'opposition, suggéra clairement : "l'Afrique doit régler le problème du pouvoir par le consensus" et se posa opportunément deux questions cruciales : "Comment accéder au pouvoir ? Comment quitter le pouvoir ? " Les Sénégalais lui réglèrent le problème de l'accès en l'élisant démocratiquement en mars 2000. Depuis peu, les mêmes savent qu'ils ne peuvent plus le révoquer par les urnes. Quand l'opposant Wade soutenait avec force : "si [la] question [du déport du pouvoir] n'est pas réglée, n'importe qui peut utiliser n'importe quel moyen pour accéder au pouvoir et le conserver", il ne savait pas que ses écrits dans Un Destin pour l'Afrique le rattraperaient un jour. Nous y sommes ! Depuis bientôt cinq ans, le président Wade prépare l'opinion et les institutions à une "succession de père en fils" contre laquelle s'organisent déjà de larges franges de la société attachées à la forme républicaine de l'Etat. L'ambition du présent ouvrage est de conquérir les faits sur les préjugés en retraçant des parcours qui concernent aussi bien les choses que les hommes sur une période courte (2004-2009), mais particulièrement riche d'enseignements.
Nombre de pages
217
Date de parution
31/03/2009
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296085619
Titre
Une succession en démocratie. Les Sénégalais face à l'inattendu
Auteur
Diop Abdoul Aziz ; Tall Abdoul Aziz
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20090331
Nombre de pages
217,00 €
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En consacrant l'ouvrage que vous avez entre les mains à l'analyse, sous le prisme de la théorie sociale du care (sollicitude, prendre soin, etc.), de la politique de protection sociale universelle du président Macky Sall, l'auteur fait le pari d'un parti pris "juste et informé" susceptible d'entraîner la majorité présidentielle et l'opposition dans un débat de fond sur la santé, l'aide sociale, les retraites, le handicap, etc. Avec, en toile de fond, la politique économique. Le moment choisi n'est pas neutre, mais il a le mérite de s'affranchir d'un énième dithyrambe qui agace plutôt que d'enthousiasmer. C'est à ce moment d'élévation du langage - loin des querelles stériles entre camarades d'un même parti ou entre adversaires politiques - que sont conviés les lecteurs.
A l'issue du référendum du 20 mars 2016, 15 points de réformes constitutionnelles furent adoptés par le peuple souverain. Plus tard, de nouveaux auteurs critiques tentèrent de faire connaître des oeuvres parmi lesquelles figure un éloge de la politique par dix jeunes espoirs qui prenaient ainsi le contre-pied de ceux qui ne pensent que du mal de la façon de faire de la politique. C'est à ceux-là d'abord que l'auteur destine cet opuscule qui invite chacun d'eux à se décider à investir le champ des idées politiques et de l'action. Aux républicains indécis de toutes les périodes, l'auteur suggère de penser le présent dans son historicité pour construire l'avenir.
Selon l'auteur, le plus sacré des devoirs, pour les vrais démocrates, est de gagner le débat d'idées, contribuant ainsi à alléger le fardeau de tous les régiments sur le sol sénégalais face aux complotistes, aux putschistes et aux terroristes dont le clinquant des oripeaux partisans dissimule mal la puérilité, l'ignorance et la barbarie.
L'opuscule que vous avez entre vos mains est la note perpétuelle destinée au président en exercice de tous les Sénégalais. Bassirou Diomaye Diakhar FAYE est le premier président élu à l'avoir ouverte pour faire faire les premières mises à jour des données du sixième et dernier chapitre du legs. Perpétuelle est donc la note dès lors que la mer s'invitera jusqu'à la fi n des temps dans le débat sénégalais pour ce qu'elle est d'abord et l'appel irrépressible auquel les Sénégalais doivent répondre avec la certitude que les chances d'un retour à la maison ne se heurtent plus à la mise à terre quasi nulle et/ou la perte en vies humaines.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...