Sur la cour européenne des droits de l'homme. Rétrospective d'un initié (1998-2016)
Zupancic Bostjan
L'HARMATTAN
48,50 €
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EAN :9782343157399
La Convention européenne des droits de l'homme, prétendant expliciter ce que sont ces droits, est un court texte abstrait. Quatre-vingt-dix-neuf pourcent de ces droits seront concrétisés par les précédents prononcés en flux continu, autoréférentiel, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). En somme, les droits de l'homme sont simplement ce que la CEDH déclare qu'ils sont ou ne sont pas. Quarante-sept Etats signataires sont liés à cette jurisprudence de Strasbourg. Or, l'approche jurisprudentielle du stare decisis est étrangère au formalisme juridique européen. A l'autre extrême, l'auteur apporte une explication métaphysique du sens de la justice. Il présuppose le plus haut niveau d'autonomie morale et de raisonnement juridique.
Nombre de pages
452
Date de parution
26/12/2018
Poids
682g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343157399
Titre
Sur la cour européenne des droits de l'homme. Rétrospective d'un initié (1998-2016)
Auteur
Zupancic Bostjan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
682
Date de parution
20181226
Nombre de pages
452,00 €
Disponibilité
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Metka Zupan i a réalisé une série d essais sur dix femmes francophones, qui vivent entre le Québec, l Ontario, la Belgique, la Tunisie et la France. Elle y adopte une orientation critique qui se nourrit du mythe orphique et de ses avatars, tels qu on peut les trouver dans leurs oeuvres où le démembrement se voit remplacé par ce qu elle appelle le remembrement (terme qui fait référence à la reconstitution de terrains agricoles à partir de parcelles dispersées). Ces écrivaines, avançant en écriture et en maturité, ressentent la nécessité de modifier les rapports avec les femmes tels qu ils avaient été promus par les féministes des années 1970. Le contact de la fille avec la mère, enviable et détestable, prison et liberté, lien et rupture; le réseau à former, dans lequel il s agit d établir sa propre individualité pour ensuite revenir au groupe et à la communion nécessaire: voici quelques-unes des questions qu elles posent. La littérature est le moyen d évoquer la généalogie, la démultiplication du féminin, l altérité et l identité, la variété et la ressemblance. Dans ce mouvement sans fin, le remembrement des aspects éclatés du corps symbolique féminin reste le centre nécessairement multiple d où part la réflexion. Metka Zupan i ne craint pas de laisser paraître sa propre subjectivité dans ce texte très personnel, allant jusqu à évoquer la mort de sa propre mère. Cette complète implication de l auteure dans son texte, combinée à une approche analytique nourrie d une grande connaissance de la mythologie classique, en fait la principale originalité.
Voilà cette femme perdue et éperdue à la fois. Que je ne veux pas inventer mais que je vais pourtant combiner de toutes pièces, pour qu'elle soit ce que nous sommes tous, les vagabonds jetés sur de nouveaux continents, peut-être demandant de l'être, expulsés au bon moment, protégés par le sort tout en croyant en être maudits, guidés tout en croyant être perdus. La fiction étant encore une fois le prolongement de la réalité, mais de toute façon, la réalité, elle se situe plutôt dans ces espaces intérieurs, où une pensée en rencontre une autre, où les sentiments, les sensations se frôlent, se bousculent, se répondent.
Melka Zupancic, après son essai sur Les Ecrivaines contemporaines et les mythes (Karthala, 2013), a invité neuf poètes, écrivaines ou scientifiques pour participer au débat sur les mythes féminins contemporains. Ces femmes de lettres, Myriam Watthee-Delmotte, Colette Nys-Mazure et Jacqueline De Clercq (Belgique), Louise Dupré, Andrée Christensen et Joëlle Cauville (Canada), Cheryl Toman (Etats-Unis), Souâd Guellouz (Tunisie) et Kamila Ouhibi Aitsiselmi (Grande-Bretagne), combinent souvent plusieurs voies par lesquelles elles font entendre leurs voix novatrices. La lecture et l'écriture permettent d'identifier les mythologies dont on a hérité ou qui nous ont été imposées. Qu'il s'agisse de la mythologie berbère ou islamique, mais aussi de la tradition judéo-chrétienne, elles côtoient la mythologie gréco-romaine à laquelle la mythocritique a eu longtemps tendance à recourir exclusivement, même pour aborder des cultures autres. C'est dans la prose que les figures mythiques du passé se voient souvent remodelées et appropriées selon la nouvelle parole féminine. La femme ayant besoin de trouver sa propre parole, de s'affirmer dans son contexte culturel ambiant, s'appuie sur des modèles autochtones qu'elle se réapproprie. Au-delà des cultures particulières, la visée des mythes est à la fois initiatique et éducative et ce qui importe, finalement, c'est qu'ils puissent devenir une manière de concevoir la vie, une façon d'être.
À partir de deux références principales qui se situent, l'une dans le champ de la philosophie (l'éthique et l'esthétique kantiennes) et l'autre dans celui de la psychanalyse (la théorie lacanienne du désir, de la jouissance et de la sublimation), ce livre déploie les thèmes principaux de leur rapport intrinsèque. Il les approfondit jusque dans leurs implications sociales et politiques, et les met en relief à travers le commentaire de quelques ?uvres littéraires. Parfois traité explicitement, parfois présent dans les impasses que révèle la réflexion sur le désir et la jouissance, le thème central qui se laisse entendre tout au loin de cette étude est celui de l'amour. Ce traité philosophique, bien qu'il touche à la psychanalyse et à l'art, n'est pas un ouvrage interdisciplinaire, mais il parie sur une seule discipline, celle de la pensée.