Les écrivaines contemporaines et les mythes. Le remembrement au féminin
Zupancic Metka
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782811108304
Metka Zupan i a réalisé une série d essais sur dix femmes francophones, qui vivent entre le Québec, l Ontario, la Belgique, la Tunisie et la France. Elle y adopte une orientation critique qui se nourrit du mythe orphique et de ses avatars, tels qu on peut les trouver dans leurs oeuvres où le démembrement se voit remplacé par ce qu elle appelle le remembrement (terme qui fait référence à la reconstitution de terrains agricoles à partir de parcelles dispersées). Ces écrivaines, avançant en écriture et en maturité, ressentent la nécessité de modifier les rapports avec les femmes tels qu ils avaient été promus par les féministes des années 1970. Le contact de la fille avec la mère, enviable et détestable, prison et liberté, lien et rupture; le réseau à former, dans lequel il s agit d établir sa propre individualité pour ensuite revenir au groupe et à la communion nécessaire: voici quelques-unes des questions qu elles posent. La littérature est le moyen d évoquer la généalogie, la démultiplication du féminin, l altérité et l identité, la variété et la ressemblance. Dans ce mouvement sans fin, le remembrement des aspects éclatés du corps symbolique féminin reste le centre nécessairement multiple d où part la réflexion. Metka Zupan i ne craint pas de laisser paraître sa propre subjectivité dans ce texte très personnel, allant jusqu à évoquer la mort de sa propre mère. Cette complète implication de l auteure dans son texte, combinée à une approche analytique nourrie d une grande connaissance de la mythologie classique, en fait la principale originalité.
Nombre de pages
342
Date de parution
08/01/2013
Poids
440g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811108304
Auteur
Zupancic Metka
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20130108
Nombre de pages
342,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voilà cette femme perdue et éperdue à la fois. Que je ne veux pas inventer mais que je vais pourtant combiner de toutes pièces, pour qu'elle soit ce que nous sommes tous, les vagabonds jetés sur de nouveaux continents, peut-être demandant de l'être, expulsés au bon moment, protégés par le sort tout en croyant en être maudits, guidés tout en croyant être perdus. La fiction étant encore une fois le prolongement de la réalité, mais de toute façon, la réalité, elle se situe plutôt dans ces espaces intérieurs, où une pensée en rencontre une autre, où les sentiments, les sensations se frôlent, se bousculent, se répondent.
Melka Zupancic, après son essai sur Les Ecrivaines contemporaines et les mythes (Karthala, 2013), a invité neuf poètes, écrivaines ou scientifiques pour participer au débat sur les mythes féminins contemporains. Ces femmes de lettres, Myriam Watthee-Delmotte, Colette Nys-Mazure et Jacqueline De Clercq (Belgique), Louise Dupré, Andrée Christensen et Joëlle Cauville (Canada), Cheryl Toman (Etats-Unis), Souâd Guellouz (Tunisie) et Kamila Ouhibi Aitsiselmi (Grande-Bretagne), combinent souvent plusieurs voies par lesquelles elles font entendre leurs voix novatrices. La lecture et l'écriture permettent d'identifier les mythologies dont on a hérité ou qui nous ont été imposées. Qu'il s'agisse de la mythologie berbère ou islamique, mais aussi de la tradition judéo-chrétienne, elles côtoient la mythologie gréco-romaine à laquelle la mythocritique a eu longtemps tendance à recourir exclusivement, même pour aborder des cultures autres. C'est dans la prose que les figures mythiques du passé se voient souvent remodelées et appropriées selon la nouvelle parole féminine. La femme ayant besoin de trouver sa propre parole, de s'affirmer dans son contexte culturel ambiant, s'appuie sur des modèles autochtones qu'elle se réapproprie. Au-delà des cultures particulières, la visée des mythes est à la fois initiatique et éducative et ce qui importe, finalement, c'est qu'ils puissent devenir une manière de concevoir la vie, une façon d'être.
La Convention européenne des droits de l'homme, prétendant expliciter ce que sont ces droits, est un court texte abstrait. Quatre-vingt-dix-neuf pourcent de ces droits seront concrétisés par les précédents prononcés en flux continu, autoréférentiel, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). En somme, les droits de l'homme sont simplement ce que la CEDH déclare qu'ils sont ou ne sont pas. Quarante-sept Etats signataires sont liés à cette jurisprudence de Strasbourg. Or, l'approche jurisprudentielle du stare decisis est étrangère au formalisme juridique européen. A l'autre extrême, l'auteur apporte une explication métaphysique du sens de la justice. Il présuppose le plus haut niveau d'autonomie morale et de raisonnement juridique.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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