
Le siècle américain. Essai sur l'essor d'une grande puissance
En quelques décennies, de la fin du XIXe siècle aux années 1950, les Etats-Unis sont devenus un empire économique, une superpuissance politique et un modèle culturel. C'est l'histoire de cet essor spectaculaire, couronné par l'expression fameuse de " Siècle américain ", que retrace l'essai d'Olivier Zunz. Le secret de cette performance inégalée tient à un dialogue précoce, et inédit, entre chercheurs des grandes universités, hommes d'affaires imaginatifs et administrateurs éclairés des grandes fondations. L'auteur reconstitue la chronique et interroge le bilan de cette féconde collaboration. Il mesure ce que lui doivent l'émergence d'un système de consommation de masse et l'invention de l'" Américain moyen ", figure emblématique des Temps modernes. Il décrit aussi les espérances un peu naïves, et bientôt déçues, que faisait naître l'expansion de l'Amérique nouvelle : le rêve d'une société apaisée, débarrassée des conflits de classe par la quête du bien-être matériel et la poursuite continuelle du bonheur individuel. L'Amérique est bien devenue la grande puissance qu'avaient imaginée les visionnaires du siècle dernier. Mais elle n'a su éviter ni les fractures ni les déchirements qui allaient bientôt démentir l'optimisme généreux des architectes de sa réussite. Le siècle américain est l'enfant tout à la fois de leur génie et de leur imprévoyance.
| Nombre de pages | 269 |
|---|---|
| Date de parution | 29/03/2000 |
| Poids | 378g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782213603537 |
|---|---|
| Titre | Le siècle américain. Essai sur l'essor d'une grande puissance |
| Auteur | Zunz Olivier |
| Editeur | FAYARD |
| Largeur | 155 |
| Poids | 378 |
| Date de parution | 20000329 |
| Nombre de pages | 269,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'AMERIQUE EN COL BLANC. L'invention du tertiaire : 1870-1920, Edition 1991
Zunz OlivierEpuiséVOIR PRODUIT22,85 € -

La philanthropie en Amérique
Zunz Olivier,Barreyre NicolasExtrait de l'introduction«Il est facile de dépenser de l'argent, écrivit Wesley Mitchell en 1912, il est difficile de bien le faire.» Dans les pages de la très sérieuse American Economic Review, l'économiste se lamentait ainsi de «l'arriération des Américains dans l'art de dépenser», opposant «l'ignorance» du consommateur moyen au savoir empirique accumulé des grands industriels, qui leur avait permis de bâtir des empires. Certains d'entre eux, devenus très riches grâce à leurs innovations dans l'organisation et la gestion des entreprises, commençaient à les mettre au service du progrès social tel qu'ils l'entendaient. Cela mena à la création d'une institution nouvelle: la fondation philanthropique. Mitchell comprenait parfaitement l'importance du rôle de ce type d'organisation dans la transformation de la société américaine. Il en profita aussi directement, puisqu'il créa le Bureau national de recherche en économie, en 1919, grâce à une subvention du Commonwealth Fund.Un des fondateurs de la philanthropie américaine, celui qui la porta d'emblée à grande échelle, est Andrew Carnegie. Le magnat de la sidérurgie se lança dans ce projet avec la même énergie obsessionnelle qu'il avait consacrée à rationaliser la production d'acier. Au soir de sa vie, il raconta le jour où il «prit la décision d'arrêter d'accumuler» et d'entreprendre la tâche «infiniment plus sérieuse et difficile» de «distribuer [sa fortune] avec sagesse». Pour lui, c'était un devoir; et il tint à le faire savoir. Ce qu'il nomma l'«évangile de la richesse» exigeait de rendre à la société une partie de ce qu'il avait gagné. Mais il voulait le faire selon les principes qui lui avaient permis de devenir riche. La philanthropie était une entreprise, qu'il fallait aborder en homme d'affaires. Bientôt, et tout au long du siècle, de nombreux autres philanthropes suivirent Carnegie dans cette approche. Ensemble, ils perfectionnèrent l'art de dépenser l'argent pour le bien commun.Pour Carnegie et ses pairs, il y avait un sentiment enivrant à mettre leur fortune au service de grandes causes, aux États-Unis comme ailleurs. C'était exercer un vrai pouvoir que de créer de nouvelles institutions, comme les fondations, à partir desquelles mettre en oeuvre de grandes expérimentations dans l'enseignement supérieur, la science et la médecine. Leur innovation majeure était la suivante: concevoir le financement philanthropique comme tout investissement économique, et donc en minimiser les risques et en changer l'échelle. La charité traditionnelle, exigence chrétienne d'agir pour son prochain, était en général modeste et gratuite. La philanthropie américaine moderne était, au contraire, une entreprise capitaliste. À cette différence près: son but était le progrès social.Mais les riches magnats de l'industrie ne furent pas les seuls à s'engager dans la philanthropie et, partant, à la transformer profondément. Au tournant du XXe siècle, des millions d'Américains aux moyens beaucoup plus modestes se mirent à y participer. Grâce au soutien de son nouvel institut, Wesley Mitchell put mener des recherches sur les budgets des ménages: un nombre croissant d'entre eux incluaient les dons charitables dans leurs dépenses courantes. Des changements organisationnels rendirent possible cette nouvelle situation. Les caisses de communauté, les fondations de communauté et les organismes nationaux comme la Société américaine contre le cancer - toutes des formes institutionnelles nouvelles - supplantèrent les traditionnelles associations bénévoles. Pour faire face à des défis d'envergure - éradiquer des maladies, conduire des réformes sociales -, ils fédéraient leurs efforts locaux afin de mettre en place des collectes à l'échelle nationale. Le don de masse était né.EpuiséVOIR PRODUIT25,71 € -

Tocqueville. L'homme qui comprit la démocratie
Zunz Olivier ; Blin AlexiaAlexis de Tocqueville fut à plus d'un titre un homme de son temps. Grand penseur, ennemi de tous les despotismes, il refusa de se contenter de la théorie, prenant une part active aux événements politiques troublés de son époque. Dans cette biographie appelée à faire date, Olivier Zunz révèle comment ce jeune aristocrate français conçut, le premier, une théorie générale de la démocratie moderne. Son voyage aux Etats-Unis en 1831-1832, à l'âge de vingt-cinq ans, fut pour lui une révélation, la découverte d'une société où l'égalité est source de liberté. Le succès de son livre majeur De la démocratie en Amérique consolida son engagement. Député, ministre de la IIe République, il se mit au service de grandes causes : l'abolition de l'esclavage, la réhabilitation des criminels ou la liberté de l'enseignement avec l'espoir de réconcilier Etat et Eglise. Mais son nationalisme l'aveugla, jusqu'à soutenir la férocité du projet colonial en Algérie. Refusant de soutenir le Second Empire, Tocqueville consacra ses dernières années à repenser l'histoire d'une Révolution française " entreprise pour la liberté " mais " aboutissant au despotisme " , tragiquement. Une leçon pour comprendre le monde contemporain.EpuiséVOIR PRODUIT25,10 €
Du même éditeur
-

LE SUTRA DU LOTUS. Suivi du livre des sens innombrables et du Livre de la contemplation de Sage-Univ
COLLECTIFLe Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.EpuiséVOIR PRODUIT29,60 € -

Soûtra du Diamant et autres soûtras de la Voie médiane
Carré PatrickSi le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.EpuiséVOIR PRODUIT16,85 € -

Grands et petits secrets du monde de l'Art
Granet Danièle ; Lamour CatherineLe monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.EpuiséVOIR PRODUIT23,45 € -

Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray RBiographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).EpuiséVOIR PRODUIT101,20 €
De la même catégorie
-

Atlas historique des Etats-Unis
Henneton Lauric - Gay Pierre4e de couverture : C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée... Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours : ¿ Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent ¿ Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration ¿ Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable ¿ Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes. Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER24,00 € -

I have a dream. Suivi de La nation et la race
King Martin Luther ; Renan ErnestMartin Luther King a dédié sa vie à la lutte contre le racisme et la ségrégation aux Etats-Unis. Le 28 août 1963, au terme d'une marche qui rassemble 250000 personnes, il prononce son fameux discours "I have a dream", véritable hymne à la liberté. La loi sur les droits civils, votée en 1964, établit l'égalité des hommes, quelle que soit leur race, au sein de la nation américaine. En 1882, Ernest Renan, lors d'une conférence restée célèbre, affirme que ni la race, ni la langue, ni la religion ne peuvent définir une communauté nationale.En stockCOMMANDER3,50 € -

Yes we can. Suivi de Nous surmonterons nos difficultés, Edition bilingue anglais-français
Obama Barack ; Roosevelt FranklinGuerre en Irak, effondrement du système financier, faillite de grandes entreprises, forte poussée du chômage: les États-Unis traversent une crise majeure. Face à ce désastre, et dans sa course finale vers l'élection présidentielle de 2008, Barack Obama propose un programme de réunification nationale qui met un frein aux dérives de la finance et combat les inégalités sociales et raciales. Un discours qui n'est pas sans rappeler celui de Franklin D. Roosevelt, après la crise de 1929 dont l'Amérique sort ruinée. Il propose à l'époque un "New Deal", vaste projet social, économique et politique qui dessine les contours d'un "État-providence" à l'américaine.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER3,50 € -

Histoire militaire de la Louisiane française et des guerres indiennes. 1682-1804
Lugan BernardVingt-et-un des actuels Etats des Etats-Unis d'Amérique composaient en totalité ou en partie la Louisiane française laquelle occupait les immensités comprises entre le Canada au nord et le golfe du Mexique au sud. Ce fut à partir de la Louisiane que s'opéra la première conquête de l'Ouest. Elle fut française et précéda de presque deux siècles la ruée américaine vers les Montagnes Rocheuses. Coureurs des bois, missionnaires et militaires offrirent ces espaces infinis au roi de France qui leur donna son nom. Parmi ces intrépides pionniers, officiers et soldats oubliés durant des années, parfois des décennies, dans de petits postes perdus, inventèrent cette méthode coloniale française si originale, faite de la "parcelle d'amour" chère à Lyautey, alliée à l'adaptabilité imposée par un environnement hostile. Ayant réussi à constituer des alliances avec les tribus indiennes, ils résistèrent durant plus d'un siècle au rouleau compresseur anglais. Quasiment sans moyens, ces quelques dizaines d'hommes auraient en effet été balayés comme des fétus de paille s'ils n'avaient réussi à engager autour d'eux Chactas, Cherokees, Alibamons, Ouatouais et bien d'autres encore. Ils sont en quelque sorte les devanciers des "missionnaires au burnous bleu", ces officiers des Affaires indigènes, qui oeuvrèrent au Maroc. Ils sont les précurseurs de ces officiers et sous-officiers qui, en Indochine, servirent chez les Hmong ou parmi les Thaï. Comme eux, au bout de leur sacrifice et de leur aventure, se trouva l'abandon de ceux avec lesquels ils avaient combattu... C'est leur épopée qui est racontée dans ce livre.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 €

