Le chamanisme indien dans la littérature américaine
Zolla Ellemire
GALLIMARD
12,90 €
Epuisé
EAN :9782070289356
L'attitude des premiers colons à l'égard des Peaux-Rouges était ambiguë : fallait-il les considérer comme des frères à convertir ou comme des démons irrécupérables ? A mesure que croissait la faim de terre des Blancs, l'hésitation disparut et l'on mit de plus en plus en lumière le caractère sauvage et diabolique des Indiens. Lorsque ceux-ci furent militairement écrasés, on put recommencer à les étudier avec une certaine bienveillance un peu méprisante. De nos jours enfin, romanciers et ethnographes ont apporté plus de compréhension et d'objectivité dans le tableau qu'ils nous tracent de la vie indienne. Mais tous, depuis les premiers puritains jusqu'aux modernes écrivains à succès, ont méconnu ce qui est l'élément essentiel de cette vie : la religion. Ils ont rarement vu que les pratiques "chamanistiques" des Indiens n'étaient pas des rituels vides de sens mais de réelles et profondes expériences mystiques. Toutefois, même lorsqu'un Blanc en reconnaissait théoriquement la validité, il lui était bien difficile de pénétrer à l'intérieur de ces mystères. Il a fallu attendre que de sages Indiens tels Sitting Bull ou Crashing Thunder, acceptent à la fin de leur vie, de révéler l'essentiel de leur conception religieuse du monde à des romanciers-ethnologues qui ont su la communiquer. Tel est le sens du livre d'Elemire Zolla, ouvrage très riche qui permet au lecteur de prendre un contact fructueux avec la pensée indienne.
Nombre de pages
344
Date de parution
06/09/1974
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070289356
Titre
Le chamanisme indien dans la littérature américaine
Auteur
Zolla Ellemire
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
19740906
Nombre de pages
344,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la frontière du sanitaire, l'action sociale et médico-sociale brasse des réalités parfois difficilement conciliables. Les gestionnaires d'établissements, services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) sont confrontés aux risques : aux conséquences morales d'un accident ou d'un événement dramatique dans un établissement mais aussi aux conséquences juridiques et financières qui découleraient de cet événement. Les pratiques éducatives en général, la prise en charge de personnes vulnérables, dans tous les aspects de leur vie, ne se fondent pas sur l'affirmation que le risque zéro est possible. On peut prévenir et réduire les risques : si et seulement si, on aborde la question de manière rationnelle. Cet ouvrage s'adresse à ceux qui vont essayer de poser un regard réaliste sur la question : sans minorer le risque, ni le surestimer, certains souhaitent l'aborder de front. Il apporte des clés non seulement autour des législations, règlements et responsabilités, mais aussi et surtout sur les procédures et la manière de les mettre en oeuvre, en tenant notamment compte de la spécificité d'un secteur spécialisé dans l'aide aux personnes fragilisées.
L'avènement de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) a entraîné d'importantes mutations dans les pratiques et sur les modes organisationnels des entreprises. Si les disciplines économique, comptable et juridique sont celles qui ont été ciblées par les textes qui organisent OHADA, les implications sur d'autres aspects, tous aussi sensibles, en sciences de gestion notamment - c'est le cas de la fiscalité -, imposent une évaluation de ce dispositif. Dans ses configurations, OHADA avait pour objectif cardinal non seulement de moderniser les normes et pratiques vétustes et obsolètes jusque-là en vigueur dans les Etats membres, mais également de créer un climat propice au développement des économies africaines par la garantie de la sécurité juridique et judiciaire, des procédures et de l'armature comptables. Après plus de dix années de vie de cette organisation, l'heure n'est-elle pas venue d'effectuer un premier bilan et d'amorcer la prospective sur certains points des activités de l'OHADA et de ses implications ? Ne devrait-on pas écouter le contrôle de gestion qui a lui aussi subi de profonds réaménagements à travers ce corpus, dans cet espace géographique, et qui enseigne de prendre le temps approprié pour une bonne post-évaluation, si l'on veut mettre en place un processus organisationnel efficace ...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.