La politique du logement 1981-1995. Transformations d'une politique publique controversée
Zittoun Philippe
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782747510455
Au début des années 1980, la politique du logement constituait le modèle type de la politique interventionniste. Quinze ans plus tard, après trois élections présidentielles, une crise du secteur de la construction, un changement de politique économique, une mise à l'agenda des questions de pauvreté et de chômage, que reste-t-il de cette politique, symbole d'un État fort, interventionniste et universaliste ? Certains évoquent son tournant néolibéral alors que d'autres préfèrent rappeler la place toujours majeure de l'Etat dans ce secteur. Ce livre, loin de trancher cette question, montre comment la politique du logement est d'abord le résultat variable et temporaire de compromis et de rapports de pouvoir entre deux coalitions d'acteurs s'appuyant sur des représentations distinctes et défendant des idées très différentes. Rompant avec l'idée d'un changement irrémédiable et linéaire, l'ouvrage analyse au plus près les processus complexes et sinusoïdaux de transformations d'une politique publique controversée.
Nombre de pages
288
Date de parution
01/11/2003
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747510455
Titre
La politique du logement 1981-1995. Transformations d'une politique publique controversée
ISBN
274751045X
Auteur
Zittoun Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
400
Date de parution
20031101
Nombre de pages
288,00 €
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Comment les gouvernements fabriquent-ils des solutions pour répondre aux problèmes de plus en plus insolubles que rencontrent nos sociétés ? Loin de désarmer devant des phénomènes aussi inextricables que l'inégalité, le chômage, la précarité ou encore le réchauffement climatique, les gouvernements multiplient inlassablement les propositions d'actions nouvelles, de réformes ou de transformations. Plus surprenant encore, cette incapacité à résoudre les problèmes, parfois sanctionnée par le vote démocratique et l'alternance, n'aboutit pas pour autant à une remise en cause du système politique lui-même. Comment comprendre une telle stabilité politique dans un monde à ce point en désordre ? Philippe Zittoun propose d'examiner le processus de "fabrique des solutions" moins comme un travail expert de résolution de problèmes que comme une activité politique qui participe par sa capacité à définir, propager et imposer une proposition d'une remise en ordre de la société. S'appuyant sur un important travail de recherche sur les politiques publiques et sur plusieurs enquêtes qu'il a lui-même réalisées au cour de ce processus de fabrique, Philippe Zitttoun propose une approche nouvelle de l'action publique qui permet de mieux comprendre l'activité de nos gouvernants, véritables Sisyphes des temps modernes.
Comment l'Etat fonctionne-t-il quand il est sous pression ? Lorsqu'il est pris en étau entre les intérêts économiques, les mobilisations de citoyens, les conflits internes et les luttes politiques, le tout dans un contexte de connaissances incertaines et d'emballement médiatique ? Pourquoi les décisions qu'il prend dans ce type de situation donnent-elles souvent une impression d'incohérence, voire d'instabilité? Y aurait-il un décalage entre les discussions qui se mènent dans les coulisses et les déclarations officielles, ou est-ce plus complexe ? Les auteurs s'attaquent à cette boîte noire - la fabrique des politiques publiques - à partir d'un exemple très frappant pour lequel ils ont mené une vaste enquête : l'interdiction du gaz de schiste, votée en 2011 malgré les ambitions des groupes pétroliers et l'opinion des experts, contre l'avis de l'administration, du chef de l'Etat et même de l'Union européenne. S'appuyant sur des entretiens avec les principaux protagonistes et sur la consultation exclusive des archives gouvernementales, ils décrivent les multiples espaces politico-bureaucratiques, publics et discrets, où a pris place le débat et se sont déployées les batailles argumentaires, toujours indissociables des luttes de pouvoir, sur le sujet. Leur approche pragmatique éclaire d'un jour nouveau la politique en train de se faire.
La médecine scientifique, en reculant les limites de la mort, contribue en fait à sa dénégation. La tension entre le vécu du malade et sa réification par la médecine est accrue par l'incertitude de son devenir, la dégradation de sa qualité de vie, le prix à payer pour une possible survie. Le droit du malade à être informé, à participer aux décisions, et à ne pas souffrir, ne réduit pas sa solitude. L'institution est invitée à limiter l'acharnement thérapeutique et est confrontée à la demande d'euthanasie. La médecine soignante et les soins palliatifs essaient de répondre à ces défis. La mort de l'autre questionne le soignant dans sa capacité à répondre à la souffrance du malade, et à l'accompagner en admettant sa propre finitude. Ce livre se propose de donner corps à une véritable éthique clinique telle qu'elle est élaborée par l'expérience soignante et la réflexion philosophique : celle qui est réponse à l'appel de la souffrance, celle qui exige présence à l'autre, conscience de l'aventure existentielle qui est la sienne, et échange véritable. S'appuyant sur de nombreux exemples personnels de l'auteur, cet ouvrage apporte références et pistes pour aider tous les soignants professionnels ou bénévoles à aborder avec lucidité et humilité la mort de l'autre.Robert Zittoun ancien chef du service d'hématologie de l'Hôtel-Dieu, professeur émérite de l'université Paris-VI, et président du Groupe européen de traitement des leucémies. Il a fondé la première équipe mobile de soins palliatifs en France et se consacre la philosophie et à l'éthique médicale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...