L'État sous pression. Enquête sur l'interdiction française d. Enquête sur l'interdiction française d
Zittoun Philippe ; Chailleux Sébastien
SCIENCES PO
26,00 €
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EAN :9782724627657
Comment l'Etat fonctionne-t-il quand il est sous pression ? Lorsqu'il est pris en étau entre les intérêts économiques, les mobilisations de citoyens, les conflits internes et les luttes politiques, le tout dans un contexte de connaissances incertaines et d'emballement médiatique ? Pourquoi les décisions qu'il prend dans ce type de situation donnent-elles souvent une impression d'incohérence, voire d'instabilité? Y aurait-il un décalage entre les discussions qui se mènent dans les coulisses et les déclarations officielles, ou est-ce plus complexe ? Les auteurs s'attaquent à cette boîte noire - la fabrique des politiques publiques - à partir d'un exemple très frappant pour lequel ils ont mené une vaste enquête : l'interdiction du gaz de schiste, votée en 2011 malgré les ambitions des groupes pétroliers et l'opinion des experts, contre l'avis de l'administration, du chef de l'Etat et même de l'Union européenne. S'appuyant sur des entretiens avec les principaux protagonistes et sur la consultation exclusive des archives gouvernementales, ils décrivent les multiples espaces politico-bureaucratiques, publics et discrets, où a pris place le débat et se sont déployées les batailles argumentaires, toujours indissociables des luttes de pouvoir, sur le sujet. Leur approche pragmatique éclaire d'un jour nouveau la politique en train de se faire.
Nombre de pages
336
Date de parution
06/05/2021
Poids
400g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724627657
Titre
L'État sous pression. Enquête sur l'interdiction française d. Enquête sur l'interdiction française d
Auteur
Zittoun Philippe ; Chailleux Sébastien
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
400
Date de parution
20210506
Nombre de pages
336,00 €
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Comment les gouvernements fabriquent-ils des solutions pour répondre aux problèmes de plus en plus insolubles que rencontrent nos sociétés ? Loin de désarmer devant des phénomènes aussi inextricables que l'inégalité, le chômage, la précarité ou encore le réchauffement climatique, les gouvernements multiplient inlassablement les propositions d'actions nouvelles, de réformes ou de transformations. Plus surprenant encore, cette incapacité à résoudre les problèmes, parfois sanctionnée par le vote démocratique et l'alternance, n'aboutit pas pour autant à une remise en cause du système politique lui-même. Comment comprendre une telle stabilité politique dans un monde à ce point en désordre ? Philippe Zittoun propose d'examiner le processus de "fabrique des solutions" moins comme un travail expert de résolution de problèmes que comme une activité politique qui participe par sa capacité à définir, propager et imposer une proposition d'une remise en ordre de la société. S'appuyant sur un important travail de recherche sur les politiques publiques et sur plusieurs enquêtes qu'il a lui-même réalisées au cour de ce processus de fabrique, Philippe Zitttoun propose une approche nouvelle de l'action publique qui permet de mieux comprendre l'activité de nos gouvernants, véritables Sisyphes des temps modernes.
Au début des années 1980, la politique du logement constituait le modèle type de la politique interventionniste. Quinze ans plus tard, après trois élections présidentielles, une crise du secteur de la construction, un changement de politique économique, une mise à l'agenda des questions de pauvreté et de chômage, que reste-t-il de cette politique, symbole d'un État fort, interventionniste et universaliste ? Certains évoquent son tournant néolibéral alors que d'autres préfèrent rappeler la place toujours majeure de l'Etat dans ce secteur. Ce livre, loin de trancher cette question, montre comment la politique du logement est d'abord le résultat variable et temporaire de compromis et de rapports de pouvoir entre deux coalitions d'acteurs s'appuyant sur des représentations distinctes et défendant des idées très différentes. Rompant avec l'idée d'un changement irrémédiable et linéaire, l'ouvrage analyse au plus près les processus complexes et sinusoïdaux de transformations d'une politique publique controversée.
La médecine scientifique, en reculant les limites de la mort, contribue en fait à sa dénégation. La tension entre le vécu du malade et sa réification par la médecine est accrue par l'incertitude de son devenir, la dégradation de sa qualité de vie, le prix à payer pour une possible survie. Le droit du malade à être informé, à participer aux décisions, et à ne pas souffrir, ne réduit pas sa solitude. L'institution est invitée à limiter l'acharnement thérapeutique et est confrontée à la demande d'euthanasie. La médecine soignante et les soins palliatifs essaient de répondre à ces défis. La mort de l'autre questionne le soignant dans sa capacité à répondre à la souffrance du malade, et à l'accompagner en admettant sa propre finitude. Ce livre se propose de donner corps à une véritable éthique clinique telle qu'elle est élaborée par l'expérience soignante et la réflexion philosophique : celle qui est réponse à l'appel de la souffrance, celle qui exige présence à l'autre, conscience de l'aventure existentielle qui est la sienne, et échange véritable. S'appuyant sur de nombreux exemples personnels de l'auteur, cet ouvrage apporte références et pistes pour aider tous les soignants professionnels ou bénévoles à aborder avec lucidité et humilité la mort de l'autre.Robert Zittoun ancien chef du service d'hématologie de l'Hôtel-Dieu, professeur émérite de l'université Paris-VI, et président du Groupe européen de traitement des leucémies. Il a fondé la première équipe mobile de soins palliatifs en France et se consacre la philosophie et à l'éthique médicale.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.