
Les pouvoirs de l'excès. Eloge de l'infini
Le partage platonicien du corps et de l'esprit, du corruptible et de l'incorruptible, a fait du corps l'espace de toutes les jouissances, de toutes les séductions et de toutes les dépravations. Le Mal avait un nom : le diable, le démoniaque. La fin de l'humanisme s'est soldée par le constat que le mal pouvait habiter aussi les consciences les plus élevées, servir des voluptés inavouables. Ceux qui voulurent l'extirper furent souvent les plus cruels, ceux qui voulurent le bien de l'humanité les plus pervers. Qu'est ce qui rassemble des êtres aussi différents que Madame Guyon, le Marquis de Sade, Georges Bataille, Simone Weil, Sören Kierkegaard et Antonin Artaud ? L'excès. L'impossible limite, la limite infinie. Tous ont interrogé un au-delà du monde, des frontières, de la conscience et du possible ; tous ont fait de l'impossible ce que d'ordinaire le langage réduit au silence, au refoulement, à l'oubli. Ils ont bouleversé les codes, la morale, la conscience, la religion, pour interroger l'impensé de notre condition, la folie, l'érotisme, le sexe, l'amour, les voluptés du mal, dans l'abject comme dans le sublime, dans l'amour comme dans la cruauté. Peu d'hommes se sont aventurés sur des terres aussi lointaines, ont franchi tant d'interdits, porté les limites de l'impensable en un tel point d'oubli, de perte de soi. Tous ont pensé la déréliction de l'homme abandonné à ses seules forces, dans un dépassement permanent, au-delà de toute raison, avec une rare singularité.
| EAN | 9782370200617 |
|---|---|
| Titre | Les pouvoirs de l'excès. Eloge de l'infini |
| Auteur | Zimra Georges |
| Editeur | BERG |
| Largeur | 160 |
| Poids | 330 |
| Date de parution | 20160422 |
| Nombre de pages | 196,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les divinités au miroir de l'art
Zimra GeorgesDes Grecs au christianisme naissant, de Byzance au Moyen âge, s'opère une révolution religieuse, politique, philosophique et artistique de l'image, qui opposera tout au long de l'histoire les iconophiles aux iconoclastes. Voir, c'est voir au-delà. Toute image procède de l'invisible et toute perception est un leurre, une illusion, un simulacre. Fluide, insaisissable, l'image, comme le désir, excède toute représentation. Le regard ne s'arrête jamais, il s'exerce depuis une faille, une image manquante, là où l'idole fascine, arrête le regard, le sature, l'éteint. L'image habite le fond obscur de l'homme. Dérobée à la raison et à la conscience, elle vise l'inimaginable et l'impossible, conjugue le visible et l'invisible, le proche et le lointain, le semblable et le dissemblable, la forme et l'informe, la présence et l'absence. Elle déborde tout récit, apaise autant qu'elle terrifie, refoule le néant, résidu inéliminable de l'être, que transgresse toute figure. Elle en appelle à un ?il sauvage, une sainteté sans Dieu qui lève le voile sur le chaos du monde, transfiguré par Bataille, Artaud, Didi-Huberman, Malevitch, Kandinsky, Bacon.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER24,00 € -

PENSER L'HETEROGENE - FIGURES JUIVES DE L'ALTERITE
ZIMRA GEORGESPenser l'hétérogène , c'est interroger le réel sur les questions relatives à l'altérité, au semblable, au même, à l'identique, à l'étranger, au singulier, à l'universel, à l'Autre. L'hétérogène est ce qui est le plus intime dans l'homme : ce qui lui échappe. Le nom juif a été en Europe le paradigme de l'hétérogène, l'Autre de la chrétienté. Quelle a été la place de ce nom dans l'Europe médiévale, l'Europe des Lumières et des Anti-Lumières, dans la Shoah ...Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER31,50 € -

Freud, les juifs, les Allemands
Zimra GeorgesAu siècle des Lumières, la sécularisation du judaïsme avait permis le réinvestissement de l'histoire et du politique. Devenu citoyen, et non plus étranger ou apatride, le juif fut plus allemand que les Allemands. Le mythe du juif errant avait vécu et l'Allemagne devenait la " patrie de l'âme juive ". Au XIXe siècle, la psychanalyse a bouleversé les conceptions de l'homme sur la sexualité, l'identité, la temporalité. Le passé n'est pas révolu, il hante le présent, et le corps est l'espace d'une mémoire archivée à travers les symptômes où s'écrit l'histoire du sujet. Pour Freud, le signifiant juif ne fut pas seulement le signifiant de la révolte et de la résistance à l'antisémitisme, il fut aussi un signifiant éclaté, disséminé, excessif, " quelque chose d'essentiel " qui lui permit de s'extraire de " la majorité compacte ". Il refusa toujours de considérer la psychanalyse comme une science juive mais on ne peut ignorer que la judaïté de Freud regarde la psychanalyse. De la même manière, on ne peut méconnaître sa germanité, avec laquelle il entretenait des rapports ambivalents : " Ma langue est allemande... mais je préfère me dire juif. " L'assimilation fut la ligne de force du discours antisémite. Le nazisme consacra la rupture avec les idéaux de l'Aufklärung. La psychanalyse, considérée comme science juive, fut ravalée au rang de psychothérapie, sacrifiée sur l'autel de l'adaptation, du conformisme et de la soumission qui furent les valeurs d'asservissement de l'idéologie nazie. La race seule désormais suffisait à définir l'homme. Aux nazis qui avaient décrété la supériorité de la race aryenne, Freud répond, comme il répond à Jung, qu'il n'y a pas de race pure et dominatrice, pas d'humanité homogène mais le brassage, le mélange et le métissage des hommes et des cultures. Moïse devient pour Freud le passeur de l'universel, l'affirmation que c'est l'étranger qui habite l'homme. La véritable filiation ne concerne ni le sang, ni la terre, ni le nom propre, mais la puissance vivifiante du Nom-du-Père qui inscrit le sujet dans une généalogie des signifiants, lui permettant de produire l'héritage plus que de le recevoir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER25,50 €
Du même éditeur
-

Ferrare. Joyau de la Renaissance italienne
Chaizemartin Julie ; Durand Guillaume ; Lopez-VivaPréface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La liberté de penser
Janet Paul ; Theillier DamienRésumé : "La Liberté de penser" est un article paru en 1866 dans la Revue des Deux Mondes. L'auteur rend compte d'un ouvrage d'Emile Beaussire, De la liberté intellectuelle et morale, paru la même année. Beaussire est l'un des fondateurs, avec Emile Boutmy, de l'Ecole libre des sciences politiques en 1871, l'ancêtre de l'Institut d'études politiques de Paris, dit familièrement Sciences Po. La liberté de penser ou d'écrire, dit Janet, a pour fondement ce principe de Descartes : "Ne reconnaître pour vrai que ce qui paraîtra évidemment être tel." Puisque c'est un devoir pour l'esprit de ne se soumettre qu'à l'évidence, il faut que ce soit en même temps un droit ; car comment pourrions-nous obéir au devoir, si on nous refuse le droit ? Il découle de ceci que l'Etat n'est pas juge du vrai et du faux, et qu'il est seulement garant des droits de chacun. La liberté de penser n'est donc susceptible de répression qu'en tant qu'elle porte atteinte aux droits des individus.EpuiséVOIR PRODUIT6,00 € -

A propos de Degas
Lhôte Jean-MarieRésumé : Dans ce récit, Jean-Marie Lhôte raconte l'enquête qu'il a menée à partir d'un carnet de dessins réalisés au cours de l'année 1855, alors qu'Edgar Degas voyage on ne sait où. Et s'il s'agissait d'un épisode de la jeunesse de ce peintre ? Poser la question c'est se plonger dans une rêverie dynamique, explorer les archives et consulter les ouvrages spécialisés, faire la connaissance d'experts, vagabonder en Suisse, interroger des ?uvres et des paysages, chercher enfin à saisir la nature de l'art dans une méditation à la fois ironique et sérieuse. Pour aboutir à ...EpuiséVOIR PRODUIT8,00 € -

Ces enfants qui tuent. Le crime de sang chez l'enfant
Thibault MireilleL'auteur a étudié plusieurs cas d'enfants ayant commis des crimes majeurs qu'elle relate. Cela lui a permis de constater que le phénomène des enfants tueurs n'est pas récent et que la justice tout comme la société ont toujours été désarmées devant de tels phénomènes. Peut-on comprendre les motivations de ces enfants ? Diverses hypothèses sont explorées : familiale, sociologique et biologique. L'hypothèse familiale soutient qu'une enfance difficile et le vécu de l'individu peuvent expliquer son comportement criminel. La sociologique pour sa part implique que la société, par ses travers et ses difficultés, mène les jeunes à la délinquance et au crime. Cette théorie incite à explorer les cas d'enfants soldats et d'enfants recrutés par des groupes criminalisés. L'hypothèse biologique quant à elle suppose que le cerveau, ou tout autre élément physique tel une déficience ou un surplus hormonal chez les jeunes criminels, présente des variations et anomalies qui pourraient expliquer leur passage à l'acte. L'étude proposée, en soulevant le questionnement entre l'apport de l'inné et de l'acquis dans la construction de la personnalité humaine, permet d'aborder la notion de "criminel né". Existerait-il en effet des individus qui, dès leur naissance, seraient voués au crime et si oui comment les identifier ?EpuiséVOIR PRODUIT15,00 €
De la même catégorie
-

Naissance à la vie psychique. 3e édition
Ciccone Albert ; Lhopital MarcFondé sur une très riche expérience clinique et sur la recension des travaux psychanalytiques, cet ouvrage présente et analyse les modalités de constitution et de développement de la vie psychique. Texte réactualisé à l'occasion de cette 3e édition.EpuiséVOIR PRODUIT36,90 € -

L'anti-livre noir de la psychanalyse
Miller Jacques-AlainLe fameux Livre noir de la psychanalyse publié à grand fracas demandait une réplique. Elle vint sans tarder, sous la forme d'un livre tout différent : pas de compilation obèse, pas d'invectives, mais un libelle gai, enlevé, original, bien dans la tradition française. Ce sont quarante textes brefs de psychanalystes lacaniens découvrant avec effarement les sottises, souvent dangereuses, des « TCC » (thérapies cognitivo-comportementales). Comment peut-on être TCC ? Les méthodes, les cas, les symptômes sont passés au crible d'une raison allègre et sans aigreur. Les émissions de radio ou de télévision TCC, les magazines, les grands ancêtres (Pavlov, Skinner) sont persiflés sans méchanceté. Oui, on peut moquer le pire, comme au temps de Montesquieu et Voltaire. On trouvera aussi des informations sur les TCC en Europe. On verra en quoi les TCC sont accordées à la montée en puissance des pratiques de contrôle social et de dressage humain au début du xxie siècle. Collectif d'auteur sous la direction de Jacques-Alain Miller, gendre et éditeur de Lacan.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,50 € -

La perversion ordinaire. Vivre ensemble sans autrui
Lebrun Jean-PierreRésumé : La perversion ordinaire Sommes-nous tous en train de devenir pervers ? Des changements majeurs, accélérés par divers progrès techniques, ont mis à l'épreuve tous les repères jusqu'ici les plus stables dans la vie en société : mariage, procréation, rapports entre les générations, différence sexuelle, passage à l'âge adulte, etc. On constate une disparition des figures d'autorité, qui se transcrit à tous les niveaux de la société : on assiste à une réelle mutation du lien social. L'équilibre psychique des individus s'en trouve modifié d'une manière inédite dans l'histoire de l'humanité. Les évolutions en cours nous invitent à adopter des comportements qui relèvent de ce qu'on pourrait appeler une "perversion ordinaire", propre à notre époque, qui vient se substituer en partie à la "névrose ordinaire" d'hier.EpuiséVOIR PRODUIT12,00 € -

Les parents ne sont pas responsables des névroses de leurs enfants
Bergler EdmundRésumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).EpuiséVOIR PRODUIT10,65 €

