Fabienne est une jeune Libanaise chrétienne, élevée par sa mère dans l'amour de la France. A telle enseigne qu'elle ira à Paris terminer ses études et se lancer dans la vie. Là, elle rencontre un homme, médecin de son état, dont elle tombe amoureuse. Amour partagé. Cet homme est, lui aussi, Libanais. Une surprise de taille attend Fabienne. Cependant d'un commun accord les deux amants, enfants de la guerre civile qui a ravagé leur patrie, décident de surmonter ensemble les grands clivages meurtriers, nés pour la plupart de religions exacerbées. Par malheur, leurs bonnes résolutions se heurtent à l'hostilité de leurs familles respectives. De toutes leurs forces, de tout leur amour, ils font face, main dans la main, illustrant cette belle pensée de Jacques de Bourbon-Busset, mise en exergue : "L'amour, c'est quand la différence ne sépare plus". Ils ont beau faire, les forces conservatrices familiales l'emporteront, renouvelant ainsi les grands drames de la guerre civile et, plus largement, posant avec une terrible franchise l'impossibilité d'accorder les âmes en même temps que les esprits. Y aura- t- il une dernière planche de salut pour le couple ? Beyrouth sera-t-elle à la hauteur de sa mission de capitale-message ?
Nombre de pages
145
Date de parution
29/05/2019
Poids
176g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782367601779
Titre
Beyrouth ne pardonne pas
Auteur
Ziadé Ajami Carol ; Najjar Alexandre
Editeur
ERICK BONNIER
Largeur
146
Poids
176
Date de parution
20190529
Nombre de pages
145,00 €
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Un coup de colère de l'auteur sur les affaires libanaises " Non mais à partir d'aujourd'hui, au risque de blasphémer, réveillez-vous ! Ne dites plus Vierge Marie, Allah, Seigneur Jésus ou Mahomet, protégez-nous, secourez-nous. Ne prenez plus votre mal en patience mais prenez votre destin en main. Dites non à l'injustice qui est devenue la norme. Ne renoncez plus à vos droits ni à votre liberté qui implique directement votre responsabilité. " " Libanais(es) de l'émigration, agissez dans l'intérêt du Liban comme vous l'avez toujours fait, aujourd'hui c'est imminent. Bientôt il ne restera plus de patrie, plus d'yeux à arracher, plus de terres à brûler. Votre pays a besoin de vous et pas seulement de votre apport financier. Vos racines vous le crient. Comment se séparer de ses racines sans mourir un peu ? Le phénix ne renaîtra pas de ses cendres sans vous. Ne laissons pas l'imagination réparer ce que les hommes ont détruit et la procrastination permanente tout racheter par la rhétorique et l'oubli. Agissons, agissez. "
En 1923, Khalil Gibran publie Le Prophète qui sera un succès mondial. La même année, May Ziadé publie discrètement Ténèbres et lueurs. Les deux « amants » correspondent depuis 1912 si bien qu'un souffle commun inspire les deux oeuvres. Dans plusieurs textes, l'écrivaine semble s'adresser à lui comme dans « Toi l'étranger » et bien d'autres. Cet ouvrage reprend les thèmes chers à cette écrivaine : l'enfance, la quête existentielle, la patrie, la peur du temps qui passe. Enseignée dans tous les pays arabes, ses textes semblables à des poèmes en prose sont aussi des prises de position sociologiques et humanistes. Ce recueil est inclassable tant l'esprit de l'auteure y est éclectique. Jamais cette passionaria de la littérature arabe n'avait été traduite à ce jour.
Les silos détruits, tout devenait possible, rien n'empêcherait plus Beyrouth de sombrer dans les ténèbres. J'ai ressorti une carte de la ville. Elle est dépliée par terre depuis des semaines. Je mesure les distances. L'appartement de mes parents est à 825 mètres des silos du port. La maison de ma grand-mère, rue Pasteur, à 650 mètres. Sahar, elle, était sur le quai. Elle a filmé la dernière scène.
C'est au coeur du massif des Aurès, dans le sud de l'Algérie, qu'au VIIe siècle vivait la puissante tribu berbère des Djéraoua, d'origine juive, dont la Kahéna était la reine. Cette femme, d'une beauté remarquable et dotée de pouvoirs étranges, prédisait l'avenir et guérissait les malades, jouissant parmi les siens d'une autorité indiscutée car elle rendait la justice avec équité mais savait aussi se montrer impitoyable. Lorsque les Arabes décidèrent de porter la parole du Prophète de par le monde, ils envahirent l'Afrique du Nord, détruisirent Carthage et chassèrent les Byzantins installés dans les colonies côtières. Refusant d'abjurer sa foi, la Kahéna rassembla les peuplades de l'Ifrikiya, de la Numidie à la Mauritanie et, à la tête d'une armée innombrable, parvint à infliger aux Arabes une terrible défaite. Ce fut le dernier acte de résistance contre l'Islam de cet étonnant peuple berbère, souvent méconnu, mélange d'anciens Libyens, Phéniciens et Juifsâ¦