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Une syntaxe du sensible. Claude Simon et l'écriture de la perception
Zemmour David ; Molinié Georges
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9782840505433
Le point de départ de cette étude est une formule : " L'ordre sensible des choses ". Elle est de Claude Simon. Elle vise à caractériser une écriture romanesque dynamisée non par les ressorts de la chronologie ou de la logique rationnelle, mais par ceux de la sensation. En ce qui concerne la composition, la progression ou la structure romanesque, le phénomène a été rapidement perçu et abondamment commenté : on n'y reviendra pas. À l'échelle plus locale de l'écriture, au niveau de ce qui fonde tout simplement le style simonien, c'est une autre histoire. Là aussi pourtant, il y a beaucoup à dire, à propos d'une écriture souvent considérée en termes d'impressions et d'effets produits, et finalement fort peu décrite en termes de moyens syntaxiques utilisés. Qu'est-ce que le style de Claude Simon ? Qu'est-ce que la phrase simonienne ? Et d'ailleurs, peut-on parler de phrase simonienne ? Si tel n'est pas le cas, de quoi s'agit-il ? Dans quelle mesure une écriture peut-elle être ainsi structurée par la sensation ? Et d'où vient cette impression très prégnante, à la lecture, de rythme, de scansion, de pulsation ? D'où vient par conséquent cette vitalité pour ainsi dire organique si immédiatement éprouvée par le lecteur ? Tel est le questionnement qui parcourt l'étude dans ses deux grandes étapes, l'une conditionnant la portée de l'autre. La première partie, d'orientation linguistique, est d'autant plus cruciale que l'écriture simonienne ne se fond pas systématiquement dans le moule de la phrase. Cette écriture observe un certain nombre de régularités propres à constituer ce qui peut être appelé une grammaire simonienne, qu'il s'agit donc de décrire. La seconde étape, d'orientation stylistique, prend appui sur cette grammaire pour tenter de comprendre les liens consubstantiels qu'entretiennent chez Claude Simon écriture et sensation.
Nombre de pages
377
Date de parution
24/01/2008
Poids
672g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840505433
Titre
Une syntaxe du sensible. Claude Simon et l'écriture de la perception
Auteur
Zemmour David ; Molinié Georges
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
672
Date de parution
20080124
Nombre de pages
377,00 €
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La linguistique est une discipline encore jeune, dynamique, foisonnante, mais dont la découverte suscite souvent chez le débutant le plus enthousiaste confronté à l'immensité des champs d'étude et la variété des théories, une sensation de vertige. Dans ce contexte, cet ouvrage se veut tout à la fois: Une initiation: aucune connaissance préalable en linguistique n'est requise. Face au foisonnement des théories et des terminologies, l'ouvrage propose une présentation claire des fondements théoriques (une brève histoire de la discipline et une présentation des concepts linguistiques essentiels), ainsi qu'une présentation des principaux champs d'étude: phonétique et Un usuel par les nombreuses définitions qu'il contient, ainsi qu'une synthèse des grandes orientations théoriques. Un index fourni permet de les retrouver rapidement, afin de circuler efficacement dans l'ouvrage. Un tremplin pour une pratique approfondie de la discipline: l'ouvrage propose de manière sélective quelques approfondissements théoriques (Saussure, Hjelmslev, Martinet, Tesnière, Chomsky, etc.) ainsi que des conseils bibliographiques ciblés à la fin de chaque chapitre.
Résumé : Intitulé " Relire L'Acacia ", le numéro 11 des Cahiers Claude Simon sera principalement consacré au roman de 1989, qui fut à la fois un sommet et un seuil dans l'oeuvre de Simon : premier roman entièrement " à base de vécu ", premier roman aussi à paraître après l'attribution du prix Nobel, il a été salué et admiré avec une unanimité nouvelle. La majorité des rubriques habituelles des Cahiers seront consacrées à ce roman : un entretien de Claude Simon de 1989 difficilement accessible, une mise au point sur la réception critique du roman, un ensemble d'études critiques qui en éclairent les principaux aspects, ainsi que la réédition d'un article important qui éclaire les liens de L'Acacia avec les romans antérieurs et des documents d'archive sur la Grande Guerre. Ce numéro proposera aussi des comptes rendus d'ouvrages récents consacrés à l'oeuvre de Simon, ainsi qu'un texte de Maylis de Kerangal sur sa lecture du romancier.
Nous sommes tous de lopins" écrit Montaigne. Et Claude Simon d'ajouter : "Toute oeuvre peinte ou écrite [... ] n'est jamais qu'une combinaison de fragments [... ]. En littérature, Joyce et Proust ont été, me semble-t-il, les premiers à ne pas cacher qu'il s'agissait de travaux d'assemblage et à composer des textes qui ne prétendaient plus enseigner ni démontrer quoi que ce soit". Jamais autant que dans Le Jardin des Plantes, Simon n'invite à considérer l'oeuvre comme assemblage de fragments hétéroclites éclats de récits, anecdotes, notes de voyages ou de lectures, choses vues ou citations que le romancier dispose sur la page en blocs de texte, composant une oeuvre tout en échos, contrastes et correspondances. Articuler fragment et totalité : tel est l'enjeu des études rassemblées dans ce volume qui propose, vingt ans après sa parution, de revisiter Jardin des Plantes, mais aussi de rendre l'hommage que nous devons à celle qui, des décennies durant, accompagna la vie et l'oeuvre du romancier, Réa Simon. Ont participé à ce numéro : Didier ALEXANDRE, Patrick AUTREAUX, Vincent BERNE, Anne-Lise BLANC, Bérénice BONHOMME, Jacques D'ANGLEJAN, Antoine DE GAVDEMAR, Geneviève DUBOSGLARD, Jean H. DUFFY, Alastair B. DUNCAN, Chiara FALANGOLA, Alain FLEISCHER. Christine GENIN, Joëlle GLEIZE, Karen HADDAD, Jean KAEMPFER, Olivier KAHN, Jean-Yves LAURICHESSE, Patrick LONGUET, Yves MABIN CHENNEVIERE, Edgar MORIN, Pierre PARLANT, Yves PEYRE. Hugues PRADIER. Jean-François PUFF et David ZEMMOUR.
Les romans de Claude Simon souffrent depuis longtemps d'une réputation qui conduit à les considérer comme des ouvrages savants destinés à des lecteurs eux-mêmes savants. Le présent volume entend éclairer et même lever ce malentendu en deux volets. Le premier concerne la place de Claude Simon dans l'enseignement scolaire et universitaire : quelle place lui est faite ? quels sont les moyens pédagogiques pour faire découvrir l'uvre ? et dans quels buts ? Le second concerne la représentation des savoirs traditionnels (histoire, littérature, sciences...) dans l'uvre elle-même : comment s'y inscrivent-ils ? comme objet de discours ? et dans ce cas pour en dire quoi ? ou comme matériau d'écriture ? et dans ce cas pour en faire quoi ? L'uvre de Claude Simon naît sur les décombres de la deuxième Guerre mondiale, à un moment où l'optimisme hérité des Lumières et la confiance dans les valeurs telles que le savoir ou le progrès sont ébranlées. C'est cette crise du rapport au savoir, dont l'uvre est porteuse, que ce numéro des Cahiers Claude Simon entend interroger.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.